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A lire aussi: Les grandes dates du mandat de François Hollande (en images)

Le pays a choisi "l'espoir et l'esprit de conquête", "je ne céderai sur rien des engagements pris", "j'aurais la volonté constante de réconcilier et rassembler", a promis avec gravité le plus jeune président de France qui succède au socialiste François Hollande.

"L'Europe dont nous avons besoin sera refondée et relancée car elle nous protège", a dit celui qui effectuera lundi son premier déplacement à l'étranger en se rendant à Berlin pour discuter avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Nous prendrons toutes nos responsabilités pour apporter chaque fois que ce sera nécessaire une réponse pertinente aux grandes crises contemporaines, qu'il s'agisse de la crise migratoire, du défi climatique, des dérives autoritaires, des excès du capitalisme mondial et bien sûr du terrorisme", a-t-il assuré.

"Une nouvelle page s'ouvre pour la #France, un nouvel élan pour l'Europe", a salué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur son compte Twitter.

C'est au cours d'une cérémonie très solennelle et protocolaire à l'Élysée que le jeune centriste pro-européen a pris ses fonctions officielles, devant des centaines d'invités.

Son épouse Brigitte, 64 ans, radieuse et souriante dans une robe bleu lavande, a posé main dans la main avec lui sur le perron du palais présidentiel avant d'assister, très émue, à son discours solennel. Le couple atypique a focalisé l'attention du monde entier du fait des 24 ans qui les séparent.

'Mieux protégés'

Après sa victoire face à l'extrême droite, cet homme qui a conquis le pouvoir sur un programme "ni de droite, ni de gauche", sans aucune expérience électorale et sans parti politique structuré, a promis de réformer "profondément la vie politique", dans un pays très divisé, en proie à un chômage endémique (10%) et toujours sous état d'urgence du fait des menaces terroristes.

"Les Françaises et les Français qui se sentent oubliés par ce vaste mouvement du monde devront se voir mieux protégés", a-t-il aussi affirmé dimanche.

Pour gouverner et mettre en oeuvre son programme libéral social, l'ancien banquier d'affaires et ancien ministre de l'Économie a besoin que son jeune mouvement remporte la majorité aux élections législatives des 11 et 18 juin, pari difficile.

"Rien ne sera concédé à la facilité ni au compromis. Rien n'affaiblira ma détermination", a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons plus nous réfugier derrière des usages ou des habitudes parfois hors du temps".

Sa volonté de rassemblement est apparue dans l'éloge rendu à tous ses prédécesseurs, de gauche et de droite, depuis le général Charles de Gaulle jusqu'à François Hollande "précurseur, avec l'accord de Paris sur le climat, et protégeant les Français dans un monde frappé par le terrorisme", en passant par Nicolas Sarkozy "ne comptant pas son énergie pour résoudre la crise financière".

"En cet instant précis, vous prenez vos fonctions"

"Aujourd'hui, en ce dimanche 14 mai, en cet instant précis où vous prenez vos fonctions, nous vous présentons nos félicitations les plus sincères", a déclaré le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius, après avoir rappelé les résultats du second tour de l'élection présidentielle lors duquel M. Macron a recueilli 66,10% des voix face à Marine Le Pen (Front national, 33,90%).

Pour la très solennelle passation de pouvoir, le nouveau président, un centriste pro-européen de 39 ans qui se dit "ni de droite, ni de gauche", a raccompagné jusqu'à sa voiture le sortant François Hollande dont le mandat a été marqué par une impopularité record.

Les deux hommes se sont serré la main sur le tapis rouge placé au centre de la cour ratissée, devant un détachement de la Garde républicaine, sous les yeux des centaines d'invités et de centaines de photographes et de télévisions du monde entier.

Après un mandat marqué par une impopularité record, François Hollande, 62 ans, a assuré dimanche qu'il laissait "la France dans un état bien meilleur que celui qu'(il a) trouvé", au départ de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy, en 2012.

La victoire présidentielle d'Emmanuel Macron, le 7 mai, a bouleversé le paysage politique français, au terme d'une campagne électorale à rebondissements, marquée par le score historique de l'extrême droite, l'élimination tout aussi historique des partis traditionnels, droite et gauche, et les profondes fractures d'un pays divisé entre perdants et gagnants de la mondialisation.

Véhicule militaire

Après une salve de 21 coups de canon, le nouveau chef de l'Etat a quitté l'Élysée pour remonter, juché sur un véhicule militaire, l'avenue des Champs-Élysées entre deux averses, saluant les spectateurs présents en rangs clairsemés.

Il a terminé le trajet à pied jusqu'à l'Arc de Triomphe où il a déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu - qui représente tous les soldats tués au cours de la Première guerre mondiale - avant de prendre un bain de foule.

Le nouveau président doit encore désigner son Premier ministre, sans doute lundi, selon le calendrier évoqué par son entourage, avant de former son gouvernement, premier test de sa capacité à rassembler.

Axe franco-allemand

Signe de sa volonté de relancer l'axe franco-allemand, celui qui effectuera son premier déplacement à l'étranger lundi à Berlin a choisi comme conseiller diplomatique l'actuel ambassadeur de France en Allemagne, Philippe Etienne, 61 ans. Son ancien directeur de cabinet à Bercy, Alexis Kohler, 44 ans, a été nommé secrétaire général de l'Elysée.

En 2012, François Hollande avait rendu visite à Mme Merkel le jour même de son investiture./Para

ParaLe président Macron entend également se rendre très prochainement sur un théâtre d'opérations, auprès des troupes françaises, sans doute en Afrique.

Après sa victoire face à l'extrême droite, Emmanuel Macron, élu sans expérience électorale et sans parti politique structuré, a promis de réformer "profondément la vie politique", dans un pays très divisé, en proie à un chômage endémique (10%) et toujours sous état d'urgence du fait des menaces terroristes.

Une heure avec Hollande

Après son arrivée à l'Elysée, le président sortant a passé une heure en tête à tête avec lui dans le bureau présidentiel, au premier étage du palais. Au cours de cet échange confidentiel, M. Hollande devait lui livrer quelques secrets d'Etat dont les fameux codes de l'arme nucléaire.

François Hollande souhaitait que son successeur dispose "de tous les éléments qui lui permettront d'être efficace dès le premier jour, que tous les dossiers sur les sommets internationaux soient préparés, que les sujets économiques et industriels soient bien appréhendés et que toutes les équipes fonctionnent en harmonie", comme il l'avait confié à l'AFP en rentrant de Berlin, après un dîner d'adieu avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Je ne passe pas le pouvoir à un opposant politique, c'est quand même plus simple", a-t-il dit. C'est lui qui avait lancé la carrière politique de ce haut fonctionnaire devenu banquier d'affaires en le choisissant comme conseiller économique en 2012, avant qu'il ne devienne ministre de l'Economie en 2014.

A lire aussi: Hollande-Macron, ce qu'ils se sont dit dans le secret du bureau présidentielA lire aussi: Les grandes dates du mandat de François Hollande (en images)Le pays a choisi "l'espoir et l'esprit de conquête", "je ne céderai sur rien des engagements pris", "j'aurais la volonté constante de réconcilier et rassembler", a promis avec gravité le plus jeune président de France qui succède au socialiste François Hollande. "L'Europe dont nous avons besoin sera refondée et relancée car elle nous protège", a dit celui qui effectuera lundi son premier déplacement à l'étranger en se rendant à Berlin pour discuter avec la chancelière allemande Angela Merkel. "Nous prendrons toutes nos responsabilités pour apporter chaque fois que ce sera nécessaire une réponse pertinente aux grandes crises contemporaines, qu'il s'agisse de la crise migratoire, du défi climatique, des dérives autoritaires, des excès du capitalisme mondial et bien sûr du terrorisme", a-t-il assuré."Une nouvelle page s'ouvre pour la #France, un nouvel élan pour l'Europe", a salué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur son compte Twitter.C'est au cours d'une cérémonie très solennelle et protocolaire à l'Élysée que le jeune centriste pro-européen a pris ses fonctions officielles, devant des centaines d'invités.Son épouse Brigitte, 64 ans, radieuse et souriante dans une robe bleu lavande, a posé main dans la main avec lui sur le perron du palais présidentiel avant d'assister, très émue, à son discours solennel. Le couple atypique a focalisé l'attention du monde entier du fait des 24 ans qui les séparent.Après sa victoire face à l'extrême droite, cet homme qui a conquis le pouvoir sur un programme "ni de droite, ni de gauche", sans aucune expérience électorale et sans parti politique structuré, a promis de réformer "profondément la vie politique", dans un pays très divisé, en proie à un chômage endémique (10%) et toujours sous état d'urgence du fait des menaces terroristes."Les Françaises et les Français qui se sentent oubliés par ce vaste mouvement du monde devront se voir mieux protégés", a-t-il aussi affirmé dimanche.Pour gouverner et mettre en oeuvre son programme libéral social, l'ancien banquier d'affaires et ancien ministre de l'Économie a besoin que son jeune mouvement remporte la majorité aux élections législatives des 11 et 18 juin, pari difficile."Rien ne sera concédé à la facilité ni au compromis. Rien n'affaiblira ma détermination", a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons plus nous réfugier derrière des usages ou des habitudes parfois hors du temps".Sa volonté de rassemblement est apparue dans l'éloge rendu à tous ses prédécesseurs, de gauche et de droite, depuis le général Charles de Gaulle jusqu'à François Hollande "précurseur, avec l'accord de Paris sur le climat, et protégeant les Français dans un monde frappé par le terrorisme", en passant par Nicolas Sarkozy "ne comptant pas son énergie pour résoudre la crise financière"."Aujourd'hui, en ce dimanche 14 mai, en cet instant précis où vous prenez vos fonctions, nous vous présentons nos félicitations les plus sincères", a déclaré le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius, après avoir rappelé les résultats du second tour de l'élection présidentielle lors duquel M. Macron a recueilli 66,10% des voix face à Marine Le Pen (Front national, 33,90%). Pour la très solennelle passation de pouvoir, le nouveau président, un centriste pro-européen de 39 ans qui se dit "ni de droite, ni de gauche", a raccompagné jusqu'à sa voiture le sortant François Hollande dont le mandat a été marqué par une impopularité record.Les deux hommes se sont serré la main sur le tapis rouge placé au centre de la cour ratissée, devant un détachement de la Garde républicaine, sous les yeux des centaines d'invités et de centaines de photographes et de télévisions du monde entier.Après un mandat marqué par une impopularité record, François Hollande, 62 ans, a assuré dimanche qu'il laissait "la France dans un état bien meilleur que celui qu'(il a) trouvé", au départ de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy, en 2012.La victoire présidentielle d'Emmanuel Macron, le 7 mai, a bouleversé le paysage politique français, au terme d'une campagne électorale à rebondissements, marquée par le score historique de l'extrême droite, l'élimination tout aussi historique des partis traditionnels, droite et gauche, et les profondes fractures d'un pays divisé entre perdants et gagnants de la mondialisation.Après une salve de 21 coups de canon, le nouveau chef de l'Etat a quitté l'Élysée pour remonter, juché sur un véhicule militaire, l'avenue des Champs-Élysées entre deux averses, saluant les spectateurs présents en rangs clairsemés.Il a terminé le trajet à pied jusqu'à l'Arc de Triomphe où il a déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu - qui représente tous les soldats tués au cours de la Première guerre mondiale - avant de prendre un bain de foule.Le nouveau président doit encore désigner son Premier ministre, sans doute lundi, selon le calendrier évoqué par son entourage, avant de former son gouvernement, premier test de sa capacité à rassembler. Signe de sa volonté de relancer l'axe franco-allemand, celui qui effectuera son premier déplacement à l'étranger lundi à Berlin a choisi comme conseiller diplomatique l'actuel ambassadeur de France en Allemagne, Philippe Etienne, 61 ans. Son ancien directeur de cabinet à Bercy, Alexis Kohler, 44 ans, a été nommé secrétaire général de l'Elysée.En 2012, François Hollande avait rendu visite à Mme Merkel le jour même de son investiture./ParaParaLe président Macron entend également se rendre très prochainement sur un théâtre d'opérations, auprès des troupes françaises, sans doute en Afrique.Après sa victoire face à l'extrême droite, Emmanuel Macron, élu sans expérience électorale et sans parti politique structuré, a promis de réformer "profondément la vie politique", dans un pays très divisé, en proie à un chômage endémique (10%) et toujours sous état d'urgence du fait des menaces terroristes.Après son arrivée à l'Elysée, le président sortant a passé une heure en tête à tête avec lui dans le bureau présidentiel, au premier étage du palais. Au cours de cet échange confidentiel, M. Hollande devait lui livrer quelques secrets d'Etat dont les fameux codes de l'arme nucléaire.François Hollande souhaitait que son successeur dispose "de tous les éléments qui lui permettront d'être efficace dès le premier jour, que tous les dossiers sur les sommets internationaux soient préparés, que les sujets économiques et industriels soient bien appréhendés et que toutes les équipes fonctionnent en harmonie", comme il l'avait confié à l'AFP en rentrant de Berlin, après un dîner d'adieu avec la chancelière allemande Angela Merkel."Je ne passe pas le pouvoir à un opposant politique, c'est quand même plus simple", a-t-il dit. C'est lui qui avait lancé la carrière politique de ce haut fonctionnaire devenu banquier d'affaires en le choisissant comme conseiller économique en 2012, avant qu'il ne devienne ministre de l'Economie en 2014.