Le Conseil des ministres saoudiens, réuni sous la présidence du roi Salmane, a critiqué "la tromperie persistante de l'Iran et les retards dans la communication des informations à l'AIEA", selon l'agence officielle saoudienne SPA.

Dans un rapport consulté lundi par l'AFP, l'AIEA dit avoir détecté des "particules d'uranium naturel d'origine anthropogénique" --c'est-à-dire due à des activités humaines-- "dans un lieu non déclaré en Iran".

L'AIEA ne nomme pas ce site. Des sources diplomatiques ont dit à l'AFP que le gendarme du nucléaire avait posé des questions à Téhéran concernant un lieu signalé par Israël, qui y soupçonnait des activités nucléaires.

Une source a aussi révélé que l'AIEA avait prélevé des échantillons sur ce site du district de Turquzabad, à Téhéran.

Depuis mai, Téhéran se désengage progressivement de l'accord international de 2015 sur son programme nucléaire, en riposte au retrait des Etats-Unis de ce pacte en 2018 et du rétablissement de sanctions américaines qui asphyxient l'économie iranienne.

La semaine dernière, Téhéran a repris ses activités d'enrichissement d'uranium dans l'usine souterraine de Fordo, jusque-là gelées conformément au pacte.

En réduisant progressivement ses engagements, Téhéran espère faire pression sur les Etats toujours parties à l'accord (Royaume-Uni, France, Allemagne, Russie, Chine) pour qu'ils l'aident à contourner les sanctions américaines.