Les tweets du locataire de la Maison Blanche, qui a appelé ce week-end certaines parlementaires démocrates à "retourner" d'où elles venaient, ont suscité un tollé dans le camp démocrate qui a dénoncé dimanche les propos "racistes" et "xénophobes".

"Quand les élues de la gauche radicale demanderont-elles pardon à notre pays, au peuple d'Israël, et même au Président pour (...) les choses terribles qu'elles ont dites", a tweeté le président américain lundi matin.

"Tant de gens sont en colère contre elles et leurs propos horribles et répugnants", a-t-il ajouté.

S'il ne cite aucun nom, Donald Trump faisait vraisemblablement référence à de jeunes élues du Congrès comme Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts ou encore Rashida Tlaib du Michigan.

Mme Ocasio-Cortez, née à New York, a des origines de Porto Rico qui est un territoire américain. Mme Omar est arrivée aux Etats-Unis en tant que réfugiée de Somalie lorsqu'elle était mineure. Et Mme Tlaib est la première Américaine d'origine palestinienne à siéger au Congrès.

Si les élus républicains sont jusqu'ici restés silencieux, la Première ministre britannique Theresa May a jugé lundi "totalement inacceptables" les propos du président des Etats-Unis.