La France ou la Kanaky? Les Calédoniens se sont rendus massivement aux urnes dimanche pour exprimer leur choix sur l'indépendance du Caillou, petit territoire stratégique dans le Pacifique, marquant leur intérêt pour un référendum historique pour lequel les sondages prédisent la victoire du non.

Avec un taux de 73,68%, la participation pour ce scrutin à 17H00 est largement supérieure à celle enregistrée pour les élections provinciales en 2014 (58,19%). Les 284 bureaux de vote ont fermé à 18H00 (8H00 à Paris), le dépouillement est en cours, les résultats sont attendus au compte-goutte jusqu'à la proclamation officielle prévue à 22H30 (12H30).

Près de 175.000 électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d'importantes réserves de nickel, étaient appelés à dire s'ils veulent ou non "que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante".

Le référendum est attentivement surveillé par Paris, à 18.000 km de là. Le président Emmanuel Macron s'exprimera à la télévision depuis l'Elysée à 13H00 dimanche (23H00 heures locales) à l'issue de la proclamation du résultat. Les sondages prédisaient une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

A la mairie de Nouméa, Chanel Cinédrawa, paysagiste de 43 ans, a voté indépendantiste, car "c'est le combat de nos vieux, il faut honorer leur mémoire, c'est une fierté de porter nos couleurs", dit-il. De nombreuses procurations faites par des Calédoniens de métropole ne sont pas arrivées à temps, a déploré Sonia Lagarde maire de Nouméa, confrontée à d'incessantes réclamations à ce sujet toute la journée.

Cette consultation, prévue par l'accord de Nouméa signé en 1998, est destinée à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d'origine européenne, entamé avec les accords de Paris de 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d'otages et l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts. Pour rendre ce scrutin incontestable, 250 délégués dépêchés par l'Etat et des experts de l'ONU étaient présents dans les bureaux.

La France ou la Kanaky? Les Calédoniens se sont rendus massivement aux urnes dimanche pour exprimer leur choix sur l'indépendance du Caillou, petit territoire stratégique dans le Pacifique, marquant leur intérêt pour un référendum historique pour lequel les sondages prédisent la victoire du non.Avec un taux de 73,68%, la participation pour ce scrutin à 17H00 est largement supérieure à celle enregistrée pour les élections provinciales en 2014 (58,19%). Les 284 bureaux de vote ont fermé à 18H00 (8H00 à Paris), le dépouillement est en cours, les résultats sont attendus au compte-goutte jusqu'à la proclamation officielle prévue à 22H30 (12H30).Près de 175.000 électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d'importantes réserves de nickel, étaient appelés à dire s'ils veulent ou non "que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante".Le référendum est attentivement surveillé par Paris, à 18.000 km de là. Le président Emmanuel Macron s'exprimera à la télévision depuis l'Elysée à 13H00 dimanche (23H00 heures locales) à l'issue de la proclamation du résultat. Les sondages prédisaient une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.A la mairie de Nouméa, Chanel Cinédrawa, paysagiste de 43 ans, a voté indépendantiste, car "c'est le combat de nos vieux, il faut honorer leur mémoire, c'est une fierté de porter nos couleurs", dit-il. De nombreuses procurations faites par des Calédoniens de métropole ne sont pas arrivées à temps, a déploré Sonia Lagarde maire de Nouméa, confrontée à d'incessantes réclamations à ce sujet toute la journée. Cette consultation, prévue par l'accord de Nouméa signé en 1998, est destinée à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d'origine européenne, entamé avec les accords de Paris de 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d'otages et l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts. Pour rendre ce scrutin incontestable, 250 délégués dépêchés par l'Etat et des experts de l'ONU étaient présents dans les bureaux.