M. Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir début 2014, par l'entremise de son avocat Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert, alors haut magistrat, dans une procédure le concernant en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco.

Le procès de l'ancien chef de l'Etat (2007-2012) pour "corruption" et "trafic d'influence" se tiendra du 5 au 22 octobre après une audience intermédiaire fixée au 17 juin prochain.

Ce procès d'un président français pour corruption est inédit, même si le prédécesseur de M. Sarkozy, Jacques Chirac, avait lui aussi eu maille à partir avec la justice. Il était devenu en 2011 le premier chef de l'Etat français condamné pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" dans une affaire d'emplois fictifs à la Mairie de Paris dans les années 1990, quand il était maire de la capitale.

La Cour de cassation avait rejeté en juin les derniers recours formés par Nicolas Sarkozy, son avocat et ami Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert, qui tentaient d'éviter un procès. Leurs avocats n'ont pas souhaité faire de commentaires mercredi.

Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique depuis sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, doit également être jugé dans les prochains mois pour "financement illégal" de sa campagne de 2012. Les dates de ce second procès ne sont pas encore connues.

Dans un réquisitoire sévère en octobre 2017, le parquet national financier avait comparé les méthodes de Nicolas Sarkozy à celles d'"un délinquant chevronné" et stigmatisé les nombreux recours intentés par ses avocats qui avaient "paralysé" l'instruction.

L'affaire trouve son origine dans les interceptions de conversations téléphoniques de l'ex-chef de l'Etat avec son avocat, diligentées dans le cadre de l'enquête sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007.

Les policiers avaient découvert que Nicolas Sarkozy utilisait un portable secret ouvert au moyen d'une carte pré-payée sous l'alias de "Paul Bismuth" pour communiquer avec un unique interlocuteur: son avocat.

Les écoutes policières, socle de l'accusation, avaient été validées par la Cour de cassation en mars 2016. Mais elles devraient encore alimenter une âpre bataille à l'ouverture du procès.

M. Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir début 2014, par l'entremise de son avocat Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert, alors haut magistrat, dans une procédure le concernant en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco.Le procès de l'ancien chef de l'Etat (2007-2012) pour "corruption" et "trafic d'influence" se tiendra du 5 au 22 octobre après une audience intermédiaire fixée au 17 juin prochain. Ce procès d'un président français pour corruption est inédit, même si le prédécesseur de M. Sarkozy, Jacques Chirac, avait lui aussi eu maille à partir avec la justice. Il était devenu en 2011 le premier chef de l'Etat français condamné pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" dans une affaire d'emplois fictifs à la Mairie de Paris dans les années 1990, quand il était maire de la capitale.La Cour de cassation avait rejeté en juin les derniers recours formés par Nicolas Sarkozy, son avocat et ami Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert, qui tentaient d'éviter un procès. Leurs avocats n'ont pas souhaité faire de commentaires mercredi.Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique depuis sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, doit également être jugé dans les prochains mois pour "financement illégal" de sa campagne de 2012. Les dates de ce second procès ne sont pas encore connues.Dans un réquisitoire sévère en octobre 2017, le parquet national financier avait comparé les méthodes de Nicolas Sarkozy à celles d'"un délinquant chevronné" et stigmatisé les nombreux recours intentés par ses avocats qui avaient "paralysé" l'instruction.L'affaire trouve son origine dans les interceptions de conversations téléphoniques de l'ex-chef de l'Etat avec son avocat, diligentées dans le cadre de l'enquête sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007.Les policiers avaient découvert que Nicolas Sarkozy utilisait un portable secret ouvert au moyen d'une carte pré-payée sous l'alias de "Paul Bismuth" pour communiquer avec un unique interlocuteur: son avocat.Les écoutes policières, socle de l'accusation, avaient été validées par la Cour de cassation en mars 2016. Mais elles devraient encore alimenter une âpre bataille à l'ouverture du procès.