Il célébrait son 29e anniversaire lorsque le bateau de Greenpeace qui faisait campagne contre les essais nucléaires français dans le Pacifique fut saboté le 10 juillet 1985 par des agents de la DGSE (les services de renseignement extérieur français) au cours d'une escale à Auckland, en Nouvelle-Zélande, provoquant la mort d'un photographe, Fernando Pereira.

C'est d'ailleurs à la suite de ce drame que Steve Sawyer accéda à une renommée internationale : il devint trois ans plus tard le directeur exécutif international de l'organisation écologiste, au sein de laquelle il occupa diverses fonctions de premier plan pendant plus de deux décennies.

"Greenpeace a obtenu certains de ses plus grands triomphes pendant les années où Sawyer était à la barre", a souligné l'ONG dans un communiqué, évoquant la déclaration de l'Antarctique qui interdisait sur ce continent l'exploration des hydrocarbures, ou le Protocole de Montréal sur la protection de la couche d'ozone.

Steve Sawyer, qui fut un des premiers militants écologistes à parler des changements climatiques en cours, a également été pendant plus de dix ans le secrétaire général du Global Wind Energy Council (Conseil mondial de l'énergie éolienne - GWEC) dont le siège est à Bruxelles.