"Aujourd'hui, nous disposons déjà du deuxième budget spatial au monde", a déclaré Federica Mogherini lors de l'ouverture de la 10e conférence annuelle sur la politique spatiale européenne qui se tient pour deux jours au Palais d'Egmont.

"Notre technologie et notre expertise font de nous (Européens) un poids lourd sur le marché spatial", a ajouté Mme Mogherini.

"Le monde a besoin d'une puissance spatiale responsable. Nous pouvons être la puissance spatiale dont le monde a besoin: ambitieuse, coopérative, innovatrice et autonome - mais recherchant toujours la coopération, pour le bénéfice de nos citoyens, de notre industrie et de nos partenaires dans le monde", a-t-elle fait valoir.

Selon Mme Mogherini, les satellites européens sont essentiels pour forger la politique étrangère et de sécurité de l'UE, en fournissant des données pour suivre les mouvements des trafiquants d'êtres humains dans le désert, détecter les marées noires sur les océans et fournir des images pour aider les secours en cas de catastrophes naturelles.

Après le passage de l'ouragan Irma, qui avait dévasté les Caraïbes en septembre dernier, l'UE avait mobilisé ses satellites du programme Copernicus d'observation de la Terre. Leurs système de cartographie a permis de produire en quelques heures des cartes montrant les dommages et de planifier la reconstruction en Haïti, en République dominicaine et en Floride.

"Nous l'avons fait gratuitement parce que nous voyons cela comme notre devoir et notre responsabilité en tant que puissance mondiale d'aider nos amis dans un moment où ils en ont besoin", a ajouté la cheffe de la diplomatie européenne.

Elle a toutefois souligné que l'UE "devrait continuer à investir mieux" si "nous voulons être LA puissance spatiale autonome (des Etats-Unis, ndlr) et coopérative que nous voulons être".

"Il est aussi important de développer une capacité autonome de protéger nos satellites. Nous devons avoir notre propre système de surveillance et de suivi car nous ne pouvons nous reposer uniquement sur des données américaines", a dit Mme Mogherini.

"Je crois qu'il n'y a aucune contradiction entre autonomie et coopération", a martelé Mme Mogherini. "Que du contraire: il n'y a pas d'alternative viable à la coopération en matière spatiale, mais cela requiert une autonomie forte d'une perspective européenne".

Elle a rappelé que l'UE disposait d'un centre satellitaire (en abrégé "SatCen") installé à Torrejón de Ardoz, dans la banlieue de Madrid.

Ce centre, placé sous l'autorité de Mme Mogherini, emploie une quarantaine d'analystes qui travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour fournir, quand nécessaire, des analyses du renseignement au Service européen pour l'Action extérieure (SEAE), aux missions et opérations de l'EU, à l'ONU et à l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

L'Europe dispose aussi de sa propre constellation de satellites de navigation - le programme Galileo - avec 24 satellites en orbite depuis l'an dernier et quatre autres à suivre cette année, a pour sa part rappelé la commissaire européenne à l'industrie, Elzbieta Bienkowska.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui jouait le rôle d'hôte de cette conférence, a insisté sur le "rôle critique" que joue le secteur spatial et jouera de plus en plus "tant pour nos concitoyens que nos services publics, nos systèmes de sécurité et de défense, et, bien entendu, nos entreprises".

"Aujourd'hui, nous disposons déjà du deuxième budget spatial au monde", a déclaré Federica Mogherini lors de l'ouverture de la 10e conférence annuelle sur la politique spatiale européenne qui se tient pour deux jours au Palais d'Egmont. "Notre technologie et notre expertise font de nous (Européens) un poids lourd sur le marché spatial", a ajouté Mme Mogherini. "Le monde a besoin d'une puissance spatiale responsable. Nous pouvons être la puissance spatiale dont le monde a besoin: ambitieuse, coopérative, innovatrice et autonome - mais recherchant toujours la coopération, pour le bénéfice de nos citoyens, de notre industrie et de nos partenaires dans le monde", a-t-elle fait valoir. Selon Mme Mogherini, les satellites européens sont essentiels pour forger la politique étrangère et de sécurité de l'UE, en fournissant des données pour suivre les mouvements des trafiquants d'êtres humains dans le désert, détecter les marées noires sur les océans et fournir des images pour aider les secours en cas de catastrophes naturelles. Après le passage de l'ouragan Irma, qui avait dévasté les Caraïbes en septembre dernier, l'UE avait mobilisé ses satellites du programme Copernicus d'observation de la Terre. Leurs système de cartographie a permis de produire en quelques heures des cartes montrant les dommages et de planifier la reconstruction en Haïti, en République dominicaine et en Floride. "Nous l'avons fait gratuitement parce que nous voyons cela comme notre devoir et notre responsabilité en tant que puissance mondiale d'aider nos amis dans un moment où ils en ont besoin", a ajouté la cheffe de la diplomatie européenne. Elle a toutefois souligné que l'UE "devrait continuer à investir mieux" si "nous voulons être LA puissance spatiale autonome (des Etats-Unis, ndlr) et coopérative que nous voulons être". "Il est aussi important de développer une capacité autonome de protéger nos satellites. Nous devons avoir notre propre système de surveillance et de suivi car nous ne pouvons nous reposer uniquement sur des données américaines", a dit Mme Mogherini. "Je crois qu'il n'y a aucune contradiction entre autonomie et coopération", a martelé Mme Mogherini. "Que du contraire: il n'y a pas d'alternative viable à la coopération en matière spatiale, mais cela requiert une autonomie forte d'une perspective européenne". Elle a rappelé que l'UE disposait d'un centre satellitaire (en abrégé "SatCen") installé à Torrejón de Ardoz, dans la banlieue de Madrid. Ce centre, placé sous l'autorité de Mme Mogherini, emploie une quarantaine d'analystes qui travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour fournir, quand nécessaire, des analyses du renseignement au Service européen pour l'Action extérieure (SEAE), aux missions et opérations de l'EU, à l'ONU et à l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). L'Europe dispose aussi de sa propre constellation de satellites de navigation - le programme Galileo - avec 24 satellites en orbite depuis l'an dernier et quatre autres à suivre cette année, a pour sa part rappelé la commissaire européenne à l'industrie, Elzbieta Bienkowska. Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui jouait le rôle d'hôte de cette conférence, a insisté sur le "rôle critique" que joue le secteur spatial et jouera de plus en plus "tant pour nos concitoyens que nos services publics, nos systèmes de sécurité et de défense, et, bien entendu, nos entreprises".