"Aucun progrès réel n'a été enregistré durant la réunion. La Russie n'a pas montré l'intention de changer sa position", a déclaré Jens Stoltenberg après la réunion du conseil Otan-Russie avec Sergueï Ryabkov, vice-ministre des Affaires étrangères russe, au siège de l'Alliance à Bruxelles.

"Le traité est en danger. La situation est très sérieuse", a-t-il averti.

Jens Stoltenberg a toutefois précisé que "la Russie a encore le temps de se conformer aux obligations du traité", qui proscrit l'usage des missiles d'une portée de 500 à 5.000 km.

Les Alliés ne se faisaient pas d'illusions sur la fermeté russe, même si Moscou a décidé de dépêcher son vice-ministre des Affaires étrangères pour une réunion avec les ambassadeurs des 29 pays de l'Alliance, a expliqué à l'AFP une source diplomatique.

Des pourparlers directs à Genève entre Américains et Russes, les deux signataires du traité en 1987, n'avaient donné aucun résultat. "Les Russes jouent la montre", a déploré un autre diplomate.

Un ultimatum de 60 jours a été donné à Moscou le 4 décembre pour respecter ses engagements et le délai vient à son terme le 2 févier, a indiqué Jens Stoltenberg.

"A partir du 2 février, les Américains vont lancer la procédure de retrait et cela va prendre 6 mois, ce qui donne encore une opportunité à la Russie de se conformer à ses obligations", a expliqué le chef de l'Otan.

"Les discussions sont difficiles et les désaccords avec Moscou sont sérieux", a reconnu M. Stoltenberg. "Mais je suis convaincu de la nécessité de se rencontrer quand les tensions sont élevées, même si nous n'avons pas pu résoudre le problème", a-t-il ajouté.

De nouvelles réunions du Conseil Otan-Russie, l'instance de consultation entre les deux blocs, seront organisées, a-t-il assuré.

Les Alliés considèrent que Moscou a violé le traité INF avec son nouveau système de missiles à longue portée SSC-8 (nomenclature Otan) et ont exigé la destruction des nouveaux missiles.

"La Russie tente de détourner l'attention en dénonçant les missiles cibles (de l'Otan) utilisés pour tester les intercepteurs des systèmes de défense. Mais ces derniers ne violent pas le traité", a souligné Jens Stoltenberg.

"Il n'y a pas de nouveaux missiles américains en Europe, mais des nouveaux missiles russes qui sapent le traité", a-t-il insisté.

"L'Otan a demandé aux autorités militaires d'examiner les conséquences d'un monde sans traité INF avec la Russie qui continuerait à développer des missiles, mais je ne veux pas spéculer sur les résultats de leur travail", a-t-il encore souligné.

AFP

"Aucun progrès réel n'a été enregistré durant la réunion. La Russie n'a pas montré l'intention de changer sa position", a déclaré Jens Stoltenberg après la réunion du conseil Otan-Russie avec Sergueï Ryabkov, vice-ministre des Affaires étrangères russe, au siège de l'Alliance à Bruxelles."Le traité est en danger. La situation est très sérieuse", a-t-il averti.Jens Stoltenberg a toutefois précisé que "la Russie a encore le temps de se conformer aux obligations du traité", qui proscrit l'usage des missiles d'une portée de 500 à 5.000 km.Les Alliés ne se faisaient pas d'illusions sur la fermeté russe, même si Moscou a décidé de dépêcher son vice-ministre des Affaires étrangères pour une réunion avec les ambassadeurs des 29 pays de l'Alliance, a expliqué à l'AFP une source diplomatique.Des pourparlers directs à Genève entre Américains et Russes, les deux signataires du traité en 1987, n'avaient donné aucun résultat. "Les Russes jouent la montre", a déploré un autre diplomate.Un ultimatum de 60 jours a été donné à Moscou le 4 décembre pour respecter ses engagements et le délai vient à son terme le 2 févier, a indiqué Jens Stoltenberg."A partir du 2 février, les Américains vont lancer la procédure de retrait et cela va prendre 6 mois, ce qui donne encore une opportunité à la Russie de se conformer à ses obligations", a expliqué le chef de l'Otan."Les discussions sont difficiles et les désaccords avec Moscou sont sérieux", a reconnu M. Stoltenberg. "Mais je suis convaincu de la nécessité de se rencontrer quand les tensions sont élevées, même si nous n'avons pas pu résoudre le problème", a-t-il ajouté.De nouvelles réunions du Conseil Otan-Russie, l'instance de consultation entre les deux blocs, seront organisées, a-t-il assuré.Les Alliés considèrent que Moscou a violé le traité INF avec son nouveau système de missiles à longue portée SSC-8 (nomenclature Otan) et ont exigé la destruction des nouveaux missiles."La Russie tente de détourner l'attention en dénonçant les missiles cibles (de l'Otan) utilisés pour tester les intercepteurs des systèmes de défense. Mais ces derniers ne violent pas le traité", a souligné Jens Stoltenberg."Il n'y a pas de nouveaux missiles américains en Europe, mais des nouveaux missiles russes qui sapent le traité", a-t-il insisté."L'Otan a demandé aux autorités militaires d'examiner les conséquences d'un monde sans traité INF avec la Russie qui continuerait à développer des missiles, mais je ne veux pas spéculer sur les résultats de leur travail", a-t-il encore souligné.AFP