"Je veux fermement me distancier (de ces attaques) et je suis solidaire des femmes attaquées", a insisté lors de sa traditionnelle conférence de presse estivale Mme Merkel, qui entretient des relations difficiles avec le locataire de la Maison blanche.

Au cours d'un meeting de campagne du républicain jeudi, la foule s'était mise à scander "Renvoyez-la!" à l'évocation par le milliardaire d'Ihlan Omar, la représentante du Minnesota au Congrès, musulmane et voilée née en Somalie.

Trois autres étoiles montantes du parti démocrate, également issues de minorités, Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib sont également la cible de Donald Trump.

Le sujet du racisme est extrêmement sensible en Allemagne du fait de son passé nazi. Donald Trump, avant même sa prise de fonction à la Maison blanche et à maintes reprises depuis, s'en est pris à l'Allemagne en général et à la chancelière en particulier, notamment sur sa police migratoire généreuse, son excédent commercial ou encore ses dépenses militaires jugées insuffisantes. Mme Merkel avait elle averti M. Trump juste après son élection qu'il se devait de défendre les valeurs démocratiques occidentales.

Avant la chancelière allemande, la Première ministre britannique Theresa May avait déjà dénoncé lundi des propos "totalement inacceptables" au sujet des tweets du président américain.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a de son côté qualifié vendredi les remarques de Donald Trump d'"offensantes, erronées et tout à fait inacceptables". Tout le monde au Canada doit savoir que de tels propos ne sont ni autorisés, ni soutenus, a-t-il conclu à Montréal.