"Je ne suis pas disponible pour un nouveau mandat politique, peu importe où c'est, et cela vaut aussi pour l'Europe", a indiqué Mme Merkel lors d'une conférence de presse, en réponse à une question sur ses projets après son départ programmé de la chancellerie à la fin de son mandat en 2021.

La chancelière, dont le nom circulait pour la présidence du Conseil européen, a ainsi mis fin aux spéculations qui ont suivi une interview qu'elle a donnée au journal Süddeutsche Zeitung mercredi.

"Beaucoup de gens s'inquiètent pour l'Europe, moi aussi. Cela crée chez moi un sentiment accru de responsabilité pour m'occuper avec d'autres du sort de cette Europe", avait-elle expliqué au quotidien allemand, dans un contexte de montée en puissance des populistes et des eurosceptiques.

Dans son retrait progressif de la vie politique, Angela Merkel a tout d'abord cédé les rênes de son parti conservateur de la CDU après des élections régionales très décevantes en octobre.

Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommée "AKK" et présentée comme sa dauphine, a pris sa suite après un vote du parti en décembre.

Mme Merkel, à la tête du gouvernement allemand depuis 2005, est censée rester chancelière jusqu'en 2021, à moins que sa coalition formée avec les sociaux-démocrates du SPD vole en éclats d'ici là.

"AKK" a assuré en mai qu'elle ne voulait pas la remplacer prématurément à la chancellerie avant la fin de son mandat.