Sept personnes ont été présentées devant un procureur d'Al-Hoceïma, épicentre de ce mouvement de contestation, après des troubles survenus jeudi dans une localité voisine, a déclaré à l'AFP l'avocat Rachid Belali, coordinateur du Comité de défense des détenus d'Al-Hoceïma.

Neuf autres sont poursuivies notamment pour "participation à une manifestation non autorisée", a-t-il précisé.

Selon les autorités locales, "les forces de l'ordre ont été la cible de jets de pierres (...) ayant causé des blessures plus ou moins graves à une dizaine d'agents".

Le 26 juin, la justice marocaine a condamné 53 activistes formant le noyau dur du Hirak, nom du mouvement de protestation qui a agité le Rif en 2016-2017, à des peines comprises entre un et 20 ans de prison.

Le leader du mouvement Nasser Zefzafi et trois de ses compagnons ont écopé de 20 ans pour "atteinte à la sécurité de l'Etat".

Le journaliste Hamid el Mahdaoui a, lui, été condamné à trois ans d'emprisonnement pour "non dénonciation d'une tentative de nuire à la sécurité intérieure de l'Etat", après sa couverture des événements.

Les jugements ont suscité des réactions d'incompréhension et d'indignation dans le royaume, certains, comme l'écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun, pointant un "retour vers les années de plomb", en référence aux exactions commises entre les années 1960 et 1990.

"Il n'est pas raisonnable de comparer ce qui se passe actuellement dans notre pays en matière de droits avec les années de plomb", a réagi lundi le Premier ministre, Saad-Eddine El Othmani.

Le ministre de la Justice Mohamed Aujjar a pour sa part défendu sur le plateau de la chaîne France 24 les "avancées démocratiques" du royaume et le "procès équitable" des meneurs du Hirak.

Les autorités soulignent aussi l'avancement des chantiers de développement. Le roi Mohammed VI avait lui-même fustigé les retards l'an dernier en insistant sur l'impérieuse nécessité posée par les inégalités sociales.

Les manifestations ont été déclenchées par la mort d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu'il s'opposait à la saisie de sa marchandise. Au fil des mois, la protestation a pris une tournure plus sociale et politique dans cette région historiquement frondeuse et marginalisée.

Sept personnes ont été présentées devant un procureur d'Al-Hoceïma, épicentre de ce mouvement de contestation, après des troubles survenus jeudi dans une localité voisine, a déclaré à l'AFP l'avocat Rachid Belali, coordinateur du Comité de défense des détenus d'Al-Hoceïma. Neuf autres sont poursuivies notamment pour "participation à une manifestation non autorisée", a-t-il précisé. Selon les autorités locales, "les forces de l'ordre ont été la cible de jets de pierres (...) ayant causé des blessures plus ou moins graves à une dizaine d'agents". Le 26 juin, la justice marocaine a condamné 53 activistes formant le noyau dur du Hirak, nom du mouvement de protestation qui a agité le Rif en 2016-2017, à des peines comprises entre un et 20 ans de prison.Le leader du mouvement Nasser Zefzafi et trois de ses compagnons ont écopé de 20 ans pour "atteinte à la sécurité de l'Etat". Le journaliste Hamid el Mahdaoui a, lui, été condamné à trois ans d'emprisonnement pour "non dénonciation d'une tentative de nuire à la sécurité intérieure de l'Etat", après sa couverture des événements.Les jugements ont suscité des réactions d'incompréhension et d'indignation dans le royaume, certains, comme l'écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun, pointant un "retour vers les années de plomb", en référence aux exactions commises entre les années 1960 et 1990."Il n'est pas raisonnable de comparer ce qui se passe actuellement dans notre pays en matière de droits avec les années de plomb", a réagi lundi le Premier ministre, Saad-Eddine El Othmani.Le ministre de la Justice Mohamed Aujjar a pour sa part défendu sur le plateau de la chaîne France 24 les "avancées démocratiques" du royaume et le "procès équitable" des meneurs du Hirak.Les autorités soulignent aussi l'avancement des chantiers de développement. Le roi Mohammed VI avait lui-même fustigé les retards l'an dernier en insistant sur l'impérieuse nécessité posée par les inégalités sociales.Les manifestations ont été déclenchées par la mort d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu'il s'opposait à la saisie de sa marchandise. Au fil des mois, la protestation a pris une tournure plus sociale et politique dans cette région historiquement frondeuse et marginalisée.