"Marine rends l'argent! ", ont crié à plusieurs reprises quelques centaines de jeunes manifestants favorables à son adversaire, le centriste Emmanuel Macron, mais aussi - en plus grand nombre - des partisans de Jean-Luc Mélenchon, le tribun de gauche radicale battu lors du premier tour le 23 avril.

Mme Le Pen est arrivée à la mi-journée pour visiter la cathédrale de Reims, un monument où furent sacrés de nombreux rois de France et qui fût ravagé par les bombardements durant la Première guerre mondiale, selon des images diffusées par des chaînes de télévision françaises. Pour cette visite impromptue, elle était accompagnée de Nicolas Dupont-Aignan, un souverainiste qui l'a récemment ralliée et deviendrait son Premier ministre en cas de victoire dimanche au second tour du scrutin.

Un dispositif policier séparait les manifestants du groupe de visiteurs. Le vice-président du parti d'extrême droite Front national Florian Philippot, et le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, ont été évacués de la cathédrale, entourés de gardes du corps sous les huées des manifestants.

"Les excités de chez Macron ne nous empêcheront pas de rendre hommage à la France et son histoire millénaire #Reims", a réagi M. Philippot sur Twitter. Des militants du Front national étaient également présents sur place.