La tenue d'élections législatives en Israël le 9 avril ajoute à l'incertitude ambiante concernant ce premier anniversaire des "Marches du retour", qui ont fortement contribué à de vives tensions depuis le 30 mars 2018.

Samedi, des dizaines de milliers de Palestiniens devraient se rassembler en différents points le long de la barrière, lourdement gardée par l'armée israélienne et hermétique, qui court le long de la frontière avec Israël.

Des pourparlers ont eu lieu vendredi sous l'égide de l'Egypte, intermédiaire traditionnel entre le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et Israël, pour tenter d'éviter des violences.

Le Hamas cherche à alléger le blocus israélien qui, depuis plus de dix ans, étouffe la bande de Gaza éprouvée par les guerres et la pauvreté. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le mouvement islamiste, qui refuse son existence et auquel il a fait trois fois la guerre depuis 2007.

En début de semaine, le spectre d'une nouvelle guerre entre Israël et le Hamas est réapparu. Ripostant à un tir de roquette sur une localité au nord de Tel-Aviv, l'armée israélienne a frappé des dizaines d'objectifs dans l'enclave. Les groupes armés palestiniens ont tiré des dizaines de roquettes et d'obus de mortier vers les localités israéliennes environnantes.

- Calme précaire -

Un calme précaire est revenu depuis.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a néanmoins multiplié les mises en garde cette semaine: il a ainsi prévenu que son pays était prêt à mener une opération "d'envergure", mais a souligné qu'il épuiserait d'abord "toutes les autres possibilités", paraissant laisser leur chance aux médiateurs égyptiens.

Le Hamas et M. Netanyahu sont tous deux sous pression.

Le premier a fait face récemment à des manifestations contre le profond marasme économique, la hausse des prix et des taxes dans la bande de Gaza, qu'il a sévèrement réprimées.

Le second, confronté à une forte concurrence aux élections, est accusé par ses adversaires de faiblesse face au Hamas.

Selon un sondage publié vendredi, 63% des Israéliens ne sont pas satisfaits de l'attitude de M. Netanyahu vis-à-vis du Hamas.

Palestiniens et défenseurs des droits humains accusent Israël d'usage excessif de la force. Israël dit ne faire que défendre sa frontière.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué vendredi continuer "à se préparer à de possibles escalades avec une grande variété de plans opérationnels" et s'est dite "prête à une grande variété d'événements".

Le communiqué indique que les troupes stationnées dans le secteur de la bande de Gaza ont été renforcées, sans donner davantage de détails.

- "Journée de la terre" -

Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Gazaouis participent toutes les semaines aux manifestations, souvent accompagnées de violences. Ils réclament, outre la levée du blocus, le droit de revenir sur les terres qu'eux-mêmes ou leurs parents ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d'Israël en 1948.

Au moins 258 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, la grande majorité le long de la frontière, depuis cette date. Deux soldats israéliens ont été tués.

La mobilisation a culminé le 14 mai 2018 avec la mort d'au moins 62 Palestiniens sous les balles israéliennes à Gaza, le jour de l'inauguration de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

Ailleurs dans les Territoires palestiniens et en Israël même, Palestiniens et Arabes israéliens sont appelés samedi à prendre part à la "Journée de la terre", hommage annuel à six Arabes israéliens tués en 1976 lors de manifestations contre la confiscation de terres par Israël.

La tenue d'élections législatives en Israël le 9 avril ajoute à l'incertitude ambiante concernant ce premier anniversaire des "Marches du retour", qui ont fortement contribué à de vives tensions depuis le 30 mars 2018.Samedi, des dizaines de milliers de Palestiniens devraient se rassembler en différents points le long de la barrière, lourdement gardée par l'armée israélienne et hermétique, qui court le long de la frontière avec Israël.Des pourparlers ont eu lieu vendredi sous l'égide de l'Egypte, intermédiaire traditionnel entre le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et Israël, pour tenter d'éviter des violences.Le Hamas cherche à alléger le blocus israélien qui, depuis plus de dix ans, étouffe la bande de Gaza éprouvée par les guerres et la pauvreté. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le mouvement islamiste, qui refuse son existence et auquel il a fait trois fois la guerre depuis 2007.En début de semaine, le spectre d'une nouvelle guerre entre Israël et le Hamas est réapparu. Ripostant à un tir de roquette sur une localité au nord de Tel-Aviv, l'armée israélienne a frappé des dizaines d'objectifs dans l'enclave. Les groupes armés palestiniens ont tiré des dizaines de roquettes et d'obus de mortier vers les localités israéliennes environnantes.Un calme précaire est revenu depuis.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a néanmoins multiplié les mises en garde cette semaine: il a ainsi prévenu que son pays était prêt à mener une opération "d'envergure", mais a souligné qu'il épuiserait d'abord "toutes les autres possibilités", paraissant laisser leur chance aux médiateurs égyptiens.Le Hamas et M. Netanyahu sont tous deux sous pression.Le premier a fait face récemment à des manifestations contre le profond marasme économique, la hausse des prix et des taxes dans la bande de Gaza, qu'il a sévèrement réprimées.Le second, confronté à une forte concurrence aux élections, est accusé par ses adversaires de faiblesse face au Hamas.Selon un sondage publié vendredi, 63% des Israéliens ne sont pas satisfaits de l'attitude de M. Netanyahu vis-à-vis du Hamas. Palestiniens et défenseurs des droits humains accusent Israël d'usage excessif de la force. Israël dit ne faire que défendre sa frontière.Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué vendredi continuer "à se préparer à de possibles escalades avec une grande variété de plans opérationnels" et s'est dite "prête à une grande variété d'événements".Le communiqué indique que les troupes stationnées dans le secteur de la bande de Gaza ont été renforcées, sans donner davantage de détails.Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Gazaouis participent toutes les semaines aux manifestations, souvent accompagnées de violences. Ils réclament, outre la levée du blocus, le droit de revenir sur les terres qu'eux-mêmes ou leurs parents ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d'Israël en 1948.Au moins 258 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, la grande majorité le long de la frontière, depuis cette date. Deux soldats israéliens ont été tués.La mobilisation a culminé le 14 mai 2018 avec la mort d'au moins 62 Palestiniens sous les balles israéliennes à Gaza, le jour de l'inauguration de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.Ailleurs dans les Territoires palestiniens et en Israël même, Palestiniens et Arabes israéliens sont appelés samedi à prendre part à la "Journée de la terre", hommage annuel à six Arabes israéliens tués en 1976 lors de manifestations contre la confiscation de terres par Israël.