Au 30 mars, le nombre d'infections au Covid-19 s'élève environ à 723 328 cas confirmés dans le monde. Si la situation est particulièrement inquiétante en Europe - le virus fait des ravages en Italie et en Espagne-, la pandémie évolue dangereusement de l'autre côté de l'Atlantique. À l'heure actuelle, les États-Unis présentent le nombre de cas le plus élevé dans le monde : 143 025 personnes ont en effet été testées positives au coronavirus. Et le pire reste encore à venir, estiment certains experts.

Les 10 pays avec le plus grand nombre d'infections sont les suivants - sept d'entre eux sont en Europe :

  • États-Unis: 143 025
  • Italie: 97 689
  • Chine: 82 152
  • Espagne: 80 110
  • Allemagne: 62 435
  • France: 40 723
  • Iran: 38 309
  • Royaume-Uni: 19 784
  • Suisse: 14829
  • Pays-Bas: 10 930

Le Covid-19 pourrait tuer jusqu'à 200 000 Américains

Le Dr Anthony Fauci, expert américain en maladies infectieuses et principal conseiller du gouvernement sur le coronavirus, a évoqué dimanche - avec prudence - une sombre prédiction : d'ici la "fin" de la pandémie, le coronavirus pourrait tuer entre 100 000 et 200 000 citoyens américains.

" En fonction de ce que nous voyons aujourd'hui, je dirais entre 100.000 et 200.000 décès" , a-t-il ainsi déclaré sur CNN. Il a par ailleurs évoqué "des millions de cas " possibles. Prudent, le directeur de l'institut national des maladies infectieuses a toutefois précisé qu'il ne s'agissait encore que d'une hypothèse, et qu'il fallait donc prendre cette information avec des pincettes. "Les modèles donnent le pire et le meilleur des scénarios. Et généralement, la réalité se situe quelque part au milieu", a-t-il expliqué. "Je n'ai jamais vu, parmi les maladies sur lesquelles j'ai eu à travailler, un modèle dont le pire des cas se réalisait. Ils sont toujours surestimés ", a-t-il ajouté.

Donald Trump a estimé dimanche que la mortalité liée au coronavirus aux Etats-Unis atteindrait son pic "probablement" dans deux semaines. Les prévisions de l'école de médecine de l'université de Washington tablent en effet sur un pic d'épidémie autour de la mi-avril, avec un nombre de morts stagnant autour de 80.000 à partir de juin, en suivant la trajectoire actuelle. Selon leur modèle, ce nombre évolue de 38.000 morts au minimum, à 162.000 au maximum. En comparaison, la grippe a tué 34.000 personnes dans le pays lors de l'épidémie en 2018-2019.

"Nous serons sur la chemin de la reprise " d'ici au 1er juin, a ajouté Donald Trump. Le président américain révise ainsi sa position exprimée en début de semaine dernière: il avait alors affirmé qu'il souhaitait faire redémarrer l'économie des États-Unis pour Pâques, soit le 12 avril.

Prolongation de la distanciation sociale, mais pas de vaste quarantaine

L'administration Trump avait émis des recommandations de "distanciation sociale" afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Elles devaient normalement être passées en revue en cette fin mars ou tout début avril, mais seront finalement prolongées jusqu'à fin avril, a annoncé Donald Trump. Il estime ainsi que les plans de relance de l'économie à Pâques étaient trop "ambitieux".

Les Etats fédérés, notamment les plus touchés par la pandémie, ont pris parallèlement des mesures de restrictions - comme la fermeture des écoles ou des lieux publics. Certains gouverneurs ont aussi demandé à leurs administrés de rester chez eux autant que possible.

De la distanciation sociale, oui, mais pas de vaste quarantaine. Donald Trump a en effet annoncé qu'il renonçait à placer en quarantaine les États de New York, du New Jersey et du Connecticut. Le président américain a ainsi refermé une parenthèse qu'il avait lui-même ouverte, lorsqu'il avait évoqué la possibilité de placer en quarantaine New York - l'État le plus durement touché par le coronavirus - tout en restant évasif sur la portée exacte de cette mesure.

Le gouverneur de l'Etat américain de New York, Andrew Cuomo., BELGAIMAGE
Le gouverneur de l'Etat américain de New York, Andrew Cuomo. © BELGAIMAGE

De son côté, le gouverneur de New York Andrew Cuomo, interrogé par CNN sur l'éventualité d'une fermeture des frontières de l'État, avait prévenu qu'il s'agirait, selon lui, d'une décision "illégale", s'apparentant à "une déclaration de guerre contre les Etats" de l'Union.

"Je pense que ça paralyserait l'économie", a-t-il ainsi expliqué. "Cela provoquerait un choc pour les marchés d'une ampleur inédite. En tant que gouverneur, je ne fermerai pas mes frontières". Andrew Cuomo a rappelé que les Etats de New York, du New Jersey et du Connecticut avaient déjà mis à l'arrêt toutes les activités non essentielles et appelé la population à rester chez elle.

Accusations, "déni mortel" et disparition du matériel

Donald Trump a affirmé que si son administration parvenait à maintenir le nombre de morts à 100 000 - grâce notamment aux quelques mesures prises, elle aurait fait du "très bon travail". Selon lui, 2,2 millions de personnes auraient pu mourir si des règles de distanciation sociale n'avaient pas été mises en place.

Si le Président semble se féliciter de ces mesures, son manque de réactivité face à la crise a longtemps été critiqué. Trump a en effet été accusé d'avoir minimisé la menace du coronavirus pendant des semaines et ignoré les appels de son secrétaire à la santé à investir dans des kits de test et des appareils respiratoires. La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a déclaré à CNN que cette attitude avait coûté la vie à de nombreux Américains. "Le président, son déni au début, a été mortel" , a-t-elle déclaré.

Beaucoup l'ont également critiqué pour son refus de reconnaître ses propres erreurs. Ainsi, lors d'une conférence de presse, le Président a laissé entendre que certains matériels, cruciaux pour le traitement des malades du coronavirus, disparaissaient de façon suspecte des hôpitaux américains. " Où vont les masques? Partent-ils par une porte dérobée?", s'est-il interrogé. Il semble ainsi croire en une théorie du complot, spéculant que le personnel médical pourrait voler le matériel pour le revendre sur le marché noir, sans toutefois fournir de preuves.

Au 30 mars, le nombre d'infections au Covid-19 s'élève environ à 723 328 cas confirmés dans le monde. Si la situation est particulièrement inquiétante en Europe - le virus fait des ravages en Italie et en Espagne-, la pandémie évolue dangereusement de l'autre côté de l'Atlantique. À l'heure actuelle, les États-Unis présentent le nombre de cas le plus élevé dans le monde : 143 025 personnes ont en effet été testées positives au coronavirus. Et le pire reste encore à venir, estiment certains experts.Les 10 pays avec le plus grand nombre d'infections sont les suivants - sept d'entre eux sont en Europe :Le Dr Anthony Fauci, expert américain en maladies infectieuses et principal conseiller du gouvernement sur le coronavirus, a évoqué dimanche - avec prudence - une sombre prédiction : d'ici la "fin" de la pandémie, le coronavirus pourrait tuer entre 100 000 et 200 000 citoyens américains." En fonction de ce que nous voyons aujourd'hui, je dirais entre 100.000 et 200.000 décès" , a-t-il ainsi déclaré sur CNN. Il a par ailleurs évoqué "des millions de cas " possibles. Prudent, le directeur de l'institut national des maladies infectieuses a toutefois précisé qu'il ne s'agissait encore que d'une hypothèse, et qu'il fallait donc prendre cette information avec des pincettes. "Les modèles donnent le pire et le meilleur des scénarios. Et généralement, la réalité se situe quelque part au milieu", a-t-il expliqué. "Je n'ai jamais vu, parmi les maladies sur lesquelles j'ai eu à travailler, un modèle dont le pire des cas se réalisait. Ils sont toujours surestimés ", a-t-il ajouté.Donald Trump a estimé dimanche que la mortalité liée au coronavirus aux Etats-Unis atteindrait son pic "probablement" dans deux semaines. Les prévisions de l'école de médecine de l'université de Washington tablent en effet sur un pic d'épidémie autour de la mi-avril, avec un nombre de morts stagnant autour de 80.000 à partir de juin, en suivant la trajectoire actuelle. Selon leur modèle, ce nombre évolue de 38.000 morts au minimum, à 162.000 au maximum. En comparaison, la grippe a tué 34.000 personnes dans le pays lors de l'épidémie en 2018-2019."Nous serons sur la chemin de la reprise " d'ici au 1er juin, a ajouté Donald Trump. Le président américain révise ainsi sa position exprimée en début de semaine dernière: il avait alors affirmé qu'il souhaitait faire redémarrer l'économie des États-Unis pour Pâques, soit le 12 avril.L'administration Trump avait émis des recommandations de "distanciation sociale" afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Elles devaient normalement être passées en revue en cette fin mars ou tout début avril, mais seront finalement prolongées jusqu'à fin avril, a annoncé Donald Trump. Il estime ainsi que les plans de relance de l'économie à Pâques étaient trop "ambitieux".Les Etats fédérés, notamment les plus touchés par la pandémie, ont pris parallèlement des mesures de restrictions - comme la fermeture des écoles ou des lieux publics. Certains gouverneurs ont aussi demandé à leurs administrés de rester chez eux autant que possible.De la distanciation sociale, oui, mais pas de vaste quarantaine. Donald Trump a en effet annoncé qu'il renonçait à placer en quarantaine les États de New York, du New Jersey et du Connecticut. Le président américain a ainsi refermé une parenthèse qu'il avait lui-même ouverte, lorsqu'il avait évoqué la possibilité de placer en quarantaine New York - l'État le plus durement touché par le coronavirus - tout en restant évasif sur la portée exacte de cette mesure.De son côté, le gouverneur de New York Andrew Cuomo, interrogé par CNN sur l'éventualité d'une fermeture des frontières de l'État, avait prévenu qu'il s'agirait, selon lui, d'une décision "illégale", s'apparentant à "une déclaration de guerre contre les Etats" de l'Union. "Je pense que ça paralyserait l'économie", a-t-il ainsi expliqué. "Cela provoquerait un choc pour les marchés d'une ampleur inédite. En tant que gouverneur, je ne fermerai pas mes frontières". Andrew Cuomo a rappelé que les Etats de New York, du New Jersey et du Connecticut avaient déjà mis à l'arrêt toutes les activités non essentielles et appelé la population à rester chez elle.Donald Trump a affirmé que si son administration parvenait à maintenir le nombre de morts à 100 000 - grâce notamment aux quelques mesures prises, elle aurait fait du "très bon travail". Selon lui, 2,2 millions de personnes auraient pu mourir si des règles de distanciation sociale n'avaient pas été mises en place.Si le Président semble se féliciter de ces mesures, son manque de réactivité face à la crise a longtemps été critiqué. Trump a en effet été accusé d'avoir minimisé la menace du coronavirus pendant des semaines et ignoré les appels de son secrétaire à la santé à investir dans des kits de test et des appareils respiratoires. La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a déclaré à CNN que cette attitude avait coûté la vie à de nombreux Américains. "Le président, son déni au début, a été mortel" , a-t-elle déclaré.Beaucoup l'ont également critiqué pour son refus de reconnaître ses propres erreurs. Ainsi, lors d'une conférence de presse, le Président a laissé entendre que certains matériels, cruciaux pour le traitement des malades du coronavirus, disparaissaient de façon suspecte des hôpitaux américains. " Où vont les masques? Partent-ils par une porte dérobée?", s'est-il interrogé. Il semble ainsi croire en une théorie du complot, spéculant que le personnel médical pourrait voler le matériel pour le revendre sur le marché noir, sans toutefois fournir de preuves.