Très offensive sur le terrain, la candidate du Front national était engagé dans la délicate opération de séduire les électeurs qui ont voté au premier tour pour le conservateur François Fillon et le tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

Le président socialiste François Hollande avait auparavant lancé une mise en garde, estimant que le score du Front national au premier tour ne devait pas être sous-estimé.

"Je pense qu'il convient d'être extrêmement sérieux et mobilisé, de penser que rien n'est fait parce qu'un vote ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte", a déclaré le chef d'Etat sortant, appelant à ce que le score de l'extrême droite soit "le plus faible possible" le 7 mai.

François Hollande, qui avait convié plus tôt mardi les deux finalistes à un hommage national au policier tué dans un attentat jihadiste le 20 avril à Paris, avait annoncé la veille qu'il voterait pour son ex-ministre de l'Economie pour contrer "le risque" Le Pen en terme de suppression d'emplois, de pouvoir d'achat et de rupture avec l'Union européenne.

"Ce n'est pas rien que l'extrême droite soit au deuxième tour d'une élection présidentielle", a-t-il insisté mardi. Pour la deuxième fois de son histoire, le Front national s'est hissé au second tour, cette fois-ci avec un score "historique" (21,30%) et un record de voix (7,7 millions).

Et l'attitude du jeune centriste, qui consacre son début de semaine à des consultations en vue d'une future majorité, a été critiquée par nombre de commentateurs, jugeant qu'il donnait l'impression "d'enjamber" le second tour, comme s'il considérait la victoire déjà acquise.

Emmanuel Macron a répondu en estimant "ne pas avoir de leçons à recevoir". "Rien n'est jamais gagné, il faut se battre". "Personne ne me donnait gagnant il y a un mois et demi, je suis l'exemple vivant que les pronostiqueurs ont tort", a-t-il souligné.

Selon un sondage publié mardi, Marine Le Pen, arrivée derrière Emmanuel Macron dimanche soir, serait battue le 7 mai avec 31% des suffrages du fait d'un report défavorable des voix. Reste l'inconnue de l'abstention.

Ralliements de tous bords

Pour conquérir les électeurs déçus par les résultats du premier tour, la candidate de l'extrême droite s'est très vite replongée dans la campagne: mardi matin, elle a visité l'immense marché agroalimentaire de Rungis, en banlieue parisienne, après un déplacement la veille dans le nord du pays. Elle tiendra un meeting jeudi à Nice (sud-est), bastion de la droite où elle espère capter des voix.

Cette stratégie de forte présence sur le terrain contraste avec celle d'Emmanuel Macron, qui a annoncé à la dernière minute sa visite mardi dans un hôpital de la région parisienne pour évoquer "la prise en charge des patients en situation de handicap". Il a prévu mercredi un déplacement dans le nord-ouest suivi d'un meeting à Arras (nord), terre acquise au Front national.

La célébration de sa première place du premier tour, dimanche soir dans une grande brasserie parisienne autrefois fréquentée par les artistes et les intellectuels, a fait couler beaucoup d'encre. "Il a fait une erreur colossale, je n'en reviens pas", commente Dominique Reynié, professeur de Sciences politiques.

Emmanuel Macron a assuré mardi n'avoir "aucun regret", ajoutant qu'il n'obéirait pas au "diktat d'une bien-pensance triste qui (lui) dirait où aller".

Le candidat centriste a recueilli des ralliements de tous bords pour "faire barrage" à l'extrême droite, à l'exception de Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas donné pour l'heure de consigne de vote.

L'ex-président de droite Nicolas Sarkozy va annoncer d'ici quelques jours qu'il votera en faveur d'Emmanuel Macron, selon des source au sein de son parti.

Plus tôt mardi, M. Macron et Mme Le Pen ont écouté ensemble le discours émouvant du compagnon du policier Xavier Jugelé, tué dans un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Un hommage national a été rendu au capitaine de 37 ans devenu la 239e victime de la vague d'attentats islamistes commis en France depuis janvier 2015.

Très offensive sur le terrain, la candidate du Front national était engagé dans la délicate opération de séduire les électeurs qui ont voté au premier tour pour le conservateur François Fillon et le tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.Le président socialiste François Hollande avait auparavant lancé une mise en garde, estimant que le score du Front national au premier tour ne devait pas être sous-estimé."Je pense qu'il convient d'être extrêmement sérieux et mobilisé, de penser que rien n'est fait parce qu'un vote ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte", a déclaré le chef d'Etat sortant, appelant à ce que le score de l'extrême droite soit "le plus faible possible" le 7 mai.François Hollande, qui avait convié plus tôt mardi les deux finalistes à un hommage national au policier tué dans un attentat jihadiste le 20 avril à Paris, avait annoncé la veille qu'il voterait pour son ex-ministre de l'Economie pour contrer "le risque" Le Pen en terme de suppression d'emplois, de pouvoir d'achat et de rupture avec l'Union européenne."Ce n'est pas rien que l'extrême droite soit au deuxième tour d'une élection présidentielle", a-t-il insisté mardi. Pour la deuxième fois de son histoire, le Front national s'est hissé au second tour, cette fois-ci avec un score "historique" (21,30%) et un record de voix (7,7 millions).Et l'attitude du jeune centriste, qui consacre son début de semaine à des consultations en vue d'une future majorité, a été critiquée par nombre de commentateurs, jugeant qu'il donnait l'impression "d'enjamber" le second tour, comme s'il considérait la victoire déjà acquise.Emmanuel Macron a répondu en estimant "ne pas avoir de leçons à recevoir". "Rien n'est jamais gagné, il faut se battre". "Personne ne me donnait gagnant il y a un mois et demi, je suis l'exemple vivant que les pronostiqueurs ont tort", a-t-il souligné.Selon un sondage publié mardi, Marine Le Pen, arrivée derrière Emmanuel Macron dimanche soir, serait battue le 7 mai avec 31% des suffrages du fait d'un report défavorable des voix. Reste l'inconnue de l'abstention. Pour conquérir les électeurs déçus par les résultats du premier tour, la candidate de l'extrême droite s'est très vite replongée dans la campagne: mardi matin, elle a visité l'immense marché agroalimentaire de Rungis, en banlieue parisienne, après un déplacement la veille dans le nord du pays. Elle tiendra un meeting jeudi à Nice (sud-est), bastion de la droite où elle espère capter des voix.Cette stratégie de forte présence sur le terrain contraste avec celle d'Emmanuel Macron, qui a annoncé à la dernière minute sa visite mardi dans un hôpital de la région parisienne pour évoquer "la prise en charge des patients en situation de handicap". Il a prévu mercredi un déplacement dans le nord-ouest suivi d'un meeting à Arras (nord), terre acquise au Front national.La célébration de sa première place du premier tour, dimanche soir dans une grande brasserie parisienne autrefois fréquentée par les artistes et les intellectuels, a fait couler beaucoup d'encre. "Il a fait une erreur colossale, je n'en reviens pas", commente Dominique Reynié, professeur de Sciences politiques.Emmanuel Macron a assuré mardi n'avoir "aucun regret", ajoutant qu'il n'obéirait pas au "diktat d'une bien-pensance triste qui (lui) dirait où aller".Le candidat centriste a recueilli des ralliements de tous bords pour "faire barrage" à l'extrême droite, à l'exception de Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas donné pour l'heure de consigne de vote.L'ex-président de droite Nicolas Sarkozy va annoncer d'ici quelques jours qu'il votera en faveur d'Emmanuel Macron, selon des source au sein de son parti.Plus tôt mardi, M. Macron et Mme Le Pen ont écouté ensemble le discours émouvant du compagnon du policier Xavier Jugelé, tué dans un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Un hommage national a été rendu au capitaine de 37 ans devenu la 239e victime de la vague d'attentats islamistes commis en France depuis janvier 2015.