Pour la première fois depuis 1945, les autorités ont annulé le traditionnel défilé militaire qui descend les Champs-Elysées pour commémorer la prise de la Bastille qui a marqué, le 14 juillet 1789, le déclenchement de la Révolution française.

Le chef de l'Etat doit arriver vers 10h45 (8H45 GMT) devant les tribunes dressées place de la Concorde, où défileront en rond 2.000 militaires, moitié moins que pour l'habituel défilé. Avec le défilé aérien et un double survol de la Patrouille de France mais sans blindés. Et surtout sans public.

Une configuration unique, qui illustre la menace d'un rebond de l'épidémie en France.

Dans les gradins, 2.500 invités, dont 1.400 représenteront les Français en première ligne pendant l'épidémie: soignants, enseignants, caissiers, policiers, gendarmes, pompiers, salariés d'usines de masques ou de tests.

"En ce 14 Juillet (...) je souhaite, avec tous les Français, avec les armées elles-mêmes, rendre un vibrant hommage aux personnels de santé et à celles et ceux qui, dans tous les secteurs, ont permis à la vie publique, sociale et économique de continuer", a déclaré Emmanuel Macron dans un message publié mardi matin.

Dans une interview depuis l'Elysée, le chef de l'Etat s'expliquera ensuite à partir de 13h10 (11h10 GMT) sur son programme à venir, juste après avoir changé de Premier ministre et une partie du gouvernement.

"Notre pays, comme d'autres, a traversé une crise d'une gravité exceptionnelle (...) Il est naturel que le président de la République souhaite partager avec les Français ses priorités et ses préoccupations pour les deux années qui viennent", a commenté mardi matin la ministre des Armées, Florence Parly, au micro du média France Info.

Présidentielle en ligne de mire

Des représentants de l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche et le Luxembourg ont été invités à ce défilé pour remercier ces pays européens d'avoir ouvert leurs hôpitaux à 161 patients français en situation critique.

L'interview en direct depuis l'Elysée sera le coup d'envoi, explique l'entourage du président français, des derniers 600 jours de son quinquennat, avec la présidentielle de 2022 en ligne de mire.

Le chef de l'Etat et son nouveau Premier ministre Jean Castex doivent cette fois gérer une crise à la fois sanitaire, économique et sociale qui, selon l'Institut national de statistique français (Insee), plongera la France dans une récession de 9% en 2020, jamais vue depuis 1948.

Le gouvernement a déjà engagé des mesures de soutien à l'économie et à l'emploi qui ont coûté des dizaines de milliards d'euros.

Outre son plan de défense en cas de rebond de l'épidémie - faudra-t-il rendre le masque obligatoire? - le chef de l'Etat devrait surtout préciser le plan de relance économique et de soutien à l'emploi prévu pour la rentrée, dont des annonces sectorielles, allant des aides à l'embauche des jeunes aux mesures pour l'environnement annoncées devant la Convention citoyenne pour le climat.

Des mesures sont prévues "contre les discriminations" dans le sillage du mouvement "Black Lives Matter" né aux Etats-Unis.

Dans la soirée, un feu d'artifice sera tiré à 23H00 (21H00 GMT) de la Tour Eiffel, entourée d'un périmètre d'exclusion pour éviter les rassemblements.

Dans tout le pays, de nombreux feux d'artifices et spectacles pyrotechniques ont été annulés pour limiter les attroupements.

Les bals populaires et concerts de quartier du 14 juillet ont été pour la plupart annulés, alors que les experts mettent en garde contre une deuxième vague de l'épidémie qui a déjà coûté à la France plus de 30.000 vies.

Quatorze médecins de renom ont réclamé samedi "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos" pour éviter que l'épidémie de Covid-19 ne reparte.

Pour la première fois depuis 1945, les autorités ont annulé le traditionnel défilé militaire qui descend les Champs-Elysées pour commémorer la prise de la Bastille qui a marqué, le 14 juillet 1789, le déclenchement de la Révolution française.Le chef de l'Etat doit arriver vers 10h45 (8H45 GMT) devant les tribunes dressées place de la Concorde, où défileront en rond 2.000 militaires, moitié moins que pour l'habituel défilé. Avec le défilé aérien et un double survol de la Patrouille de France mais sans blindés. Et surtout sans public.Une configuration unique, qui illustre la menace d'un rebond de l'épidémie en France.Dans les gradins, 2.500 invités, dont 1.400 représenteront les Français en première ligne pendant l'épidémie: soignants, enseignants, caissiers, policiers, gendarmes, pompiers, salariés d'usines de masques ou de tests."En ce 14 Juillet (...) je souhaite, avec tous les Français, avec les armées elles-mêmes, rendre un vibrant hommage aux personnels de santé et à celles et ceux qui, dans tous les secteurs, ont permis à la vie publique, sociale et économique de continuer", a déclaré Emmanuel Macron dans un message publié mardi matin. Dans une interview depuis l'Elysée, le chef de l'Etat s'expliquera ensuite à partir de 13h10 (11h10 GMT) sur son programme à venir, juste après avoir changé de Premier ministre et une partie du gouvernement."Notre pays, comme d'autres, a traversé une crise d'une gravité exceptionnelle (...) Il est naturel que le président de la République souhaite partager avec les Français ses priorités et ses préoccupations pour les deux années qui viennent", a commenté mardi matin la ministre des Armées, Florence Parly, au micro du média France Info.Présidentielle en ligne de mireDes représentants de l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche et le Luxembourg ont été invités à ce défilé pour remercier ces pays européens d'avoir ouvert leurs hôpitaux à 161 patients français en situation critique.L'interview en direct depuis l'Elysée sera le coup d'envoi, explique l'entourage du président français, des derniers 600 jours de son quinquennat, avec la présidentielle de 2022 en ligne de mire.Le chef de l'Etat et son nouveau Premier ministre Jean Castex doivent cette fois gérer une crise à la fois sanitaire, économique et sociale qui, selon l'Institut national de statistique français (Insee), plongera la France dans une récession de 9% en 2020, jamais vue depuis 1948.Le gouvernement a déjà engagé des mesures de soutien à l'économie et à l'emploi qui ont coûté des dizaines de milliards d'euros.Outre son plan de défense en cas de rebond de l'épidémie - faudra-t-il rendre le masque obligatoire? - le chef de l'Etat devrait surtout préciser le plan de relance économique et de soutien à l'emploi prévu pour la rentrée, dont des annonces sectorielles, allant des aides à l'embauche des jeunes aux mesures pour l'environnement annoncées devant la Convention citoyenne pour le climat.Des mesures sont prévues "contre les discriminations" dans le sillage du mouvement "Black Lives Matter" né aux Etats-Unis. Dans la soirée, un feu d'artifice sera tiré à 23H00 (21H00 GMT) de la Tour Eiffel, entourée d'un périmètre d'exclusion pour éviter les rassemblements. Dans tout le pays, de nombreux feux d'artifices et spectacles pyrotechniques ont été annulés pour limiter les attroupements.Les bals populaires et concerts de quartier du 14 juillet ont été pour la plupart annulés, alors que les experts mettent en garde contre une deuxième vague de l'épidémie qui a déjà coûté à la France plus de 30.000 vies.Quatorze médecins de renom ont réclamé samedi "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos" pour éviter que l'épidémie de Covid-19 ne reparte.