La télévision d'Etat a diffusé sur internet en fin de matinée des images de la rencontre entre M. Murrison et Kamal Kharrazi, ancien ministre des Affaires étrangères, aujourd'hui président du Conseil stratégique des relations internationales, qui dépend du ministère des Affaires étrangères.

Londres avait annoncé samedi l'envoi de M. Murrison pour une visite éclair destinée à demander "une désescalade urgente" entre Téhéran et Washington.

Selon le Foreign Office, M. Murrison, qui doit être reçu par le ministre des Affaires étrangères adjoint Abbas Araghchi, doit aussi exprimer la préoccupation de Londres devant "le rôle joué par Téhéran dans la région et sa menace de cesser de respecter l'accord sur le nucléaire auquel le Royaume-uni reste pleinement attaché".

Les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de monter depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien (conclu à Vienne en 2015) suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran, qui privent ce pays des bénéfices économiques qu'il attendait retirer de ce pacte.

Elles se sont encore accrues depuis que l'Iran a abattu jeudi un drone américain. Téhéran affirme que le drone a violé son espace aérien, ce que dément Washington.

La Grande-Bretagne est avec la France et l'Allemagne l'un des trois Etats européens parties à l'accord de Vienne.