L'article, intitulé "Ce que les talibans veulent", est inédit. Sirajuddin Haqqani, également à la tête du réseau Haqqani, un groupe qualifié de terroriste par les États-Unis et considéré comme la branche la plus sanglante des rebelles, y communique la position au plus haut niveau des insurgés après plus d'un an de négociations avec les États-Unis.

Les deux parties sont censées être à quelques jours de la signature d'un accord qui verrait Washington commencer à retirer ses troupes d'Afghanistan en échange de garanties sécuritaires des rebelles.

D'après un haut responsable afghan, celle-ci pourrait intervenir le 29 février à Doha, si la "réduction des violences" annoncée par Américains et insurgés intervient.

"Nous sommes sur le point de signer un accord avec les États-Unis et nous sommes pleinement engagés à en appliquer toutes les dispositions, dans la lettre et l'esprit", écrit en anglais M. Haqqani, dont les rares messages audio sont généralement en langue pachtoune. Le dernier datait de juin 2017.

"Tout le monde a perdu quelqu'un qu'il aimait. Tout le monde est fatigué de la guerre. Je suis convaincu que les meurtres et les mutilations doivent cesser", ajoute-t-il.

L'accord américano-taliban, une fois signé, doit ouvrir l'étape suivante des négociations, cette fois entre les insurgés et le gouvernement de Kaboul, avec comme objectif un accord de paix global.

Alors que les talibans ont toujours refusé de discuter avec les autorités afghanes, qualifiées de "marionnettes" de Washington, M. Haqqani s'est cette fois-ci montré optimiste quant à d'éventuels pourparlers.

"Nous nous sommes engagés à travailler avec les autres parties dans un esprit de (...) respect sincère afin de convenir d'un nouveau système politique inclusif", a-t-il écrit.

Autre question majeure, les droits des femmes seront selon lui respectés tels qu'"accordés par l'Islam", le problème étant, selon de nombreux observateurs, l'interprétation répressive de la foi des talibans.

Sirajuddin Haqqani s'est également montré rassurant quant à la volonté des insurgés d'empêcher des groupes extrémistes de trouver refuge en Afghanistan pour frapper ailleurs, une autre clause du futur accord de paix.

"Il n'est dans l'intérêt d'aucun Afghan de permettre à de tels groupes de prendre notre pays en otage et d'en faire un champ de bataille", assure-t-il.

L'article, intitulé "Ce que les talibans veulent", est inédit. Sirajuddin Haqqani, également à la tête du réseau Haqqani, un groupe qualifié de terroriste par les États-Unis et considéré comme la branche la plus sanglante des rebelles, y communique la position au plus haut niveau des insurgés après plus d'un an de négociations avec les États-Unis.Les deux parties sont censées être à quelques jours de la signature d'un accord qui verrait Washington commencer à retirer ses troupes d'Afghanistan en échange de garanties sécuritaires des rebelles.D'après un haut responsable afghan, celle-ci pourrait intervenir le 29 février à Doha, si la "réduction des violences" annoncée par Américains et insurgés intervient."Nous sommes sur le point de signer un accord avec les États-Unis et nous sommes pleinement engagés à en appliquer toutes les dispositions, dans la lettre et l'esprit", écrit en anglais M. Haqqani, dont les rares messages audio sont généralement en langue pachtoune. Le dernier datait de juin 2017."Tout le monde a perdu quelqu'un qu'il aimait. Tout le monde est fatigué de la guerre. Je suis convaincu que les meurtres et les mutilations doivent cesser", ajoute-t-il.L'accord américano-taliban, une fois signé, doit ouvrir l'étape suivante des négociations, cette fois entre les insurgés et le gouvernement de Kaboul, avec comme objectif un accord de paix global.Alors que les talibans ont toujours refusé de discuter avec les autorités afghanes, qualifiées de "marionnettes" de Washington, M. Haqqani s'est cette fois-ci montré optimiste quant à d'éventuels pourparlers."Nous nous sommes engagés à travailler avec les autres parties dans un esprit de (...) respect sincère afin de convenir d'un nouveau système politique inclusif", a-t-il écrit.Autre question majeure, les droits des femmes seront selon lui respectés tels qu'"accordés par l'Islam", le problème étant, selon de nombreux observateurs, l'interprétation répressive de la foi des talibans.Sirajuddin Haqqani s'est également montré rassurant quant à la volonté des insurgés d'empêcher des groupes extrémistes de trouver refuge en Afghanistan pour frapper ailleurs, une autre clause du futur accord de paix."Il n'est dans l'intérêt d'aucun Afghan de permettre à de tels groupes de prendre notre pays en otage et d'en faire un champ de bataille", assure-t-il.