Migrants

Sujet explosif pour les deux pays. La chancelière allemande Angela Merkel traverse une crise gouvernementale sur la question, tandis que le président français Emmanuel Macron doit gérer de fortes tensions avec l'Italie.

Paris et Berlin ont annoncé qu'ils travaillaient à un accord entre plusieurs pays de l'espace Schengen pour refouler tout demandeur d'asile vers l'Etat où il a été enregistré en premier. Il s'agirait de facto de rétablir les règles dites de Dublin entre certains pays sur une base volontaire. Objectif : empêcher "les demandeurs d'asile enregistrés de passer d'un pays à l'autre et de garantir la rapidité (...) de la réadmission dans les États" où ils ont été enregistrés", selon le communiqué final franco-allemand.

Les deux dirigeants ont aussi évoqué la possible création de "centres" de tri en Afrique du Nord, sous contrôle de l'ONU, afin de bloquer directement sur place la venue des migrants économiques dans les pays de transit vers l'UE, comme la Libye.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron réclament également un Office européen de l'asile visant à harmoniser les pratiques et qui gèrerait les "procédures d'asile aux frontières extérieures".

Zone euro

L'autre point-clé de cette rencontre. Emmanuel Macron a obtenu le soutien de Mme Merkel pour un "budget" de la zone euro, qui sera toutefois modeste. Ce budget d'investissement sera "défini sur une base pluriannuelle" afin de "promouvoir la compétitivité, la convergence et la stabilisation dans la zone euro, à partir de 2021", selon la déclaration.

Déception toutefois pour Paris : son montant et ses modalités ont été renvoyés à des négociations ultérieure avec les autres pays de l'Union monétaire. La France espérait plusieurs centaines de milliards d'euros, il ne devrait au final n'y en avoir que quelques dizaines.

Les deux pays veulent aussi élargir les compétences du Mécanisme européen de Stabilité (MES), le pompier de la zone euro pour les crises de la dette. Il pourra accorder des prêts non conditionnés aux pays confrontés à des difficultés.

Feu vert également pour la création d'un filet de sécurité contre les faillites de banques, même si les détails doivent encore être réglés.

Défense commune

Face à la politique de "l'Amérique d'abord" du président américain Donald Trump, l'Allemagne traditionnellement pacifiste et atlantiste s'est peu à peu rapprochée de l'appel de la France à une Europe souveraine, y compris dans le domaine militaire.

Mardi, Mme Merkel a ainsi accepté la proposition française de renforcer l'Europe de la défense par une "initiative européenne d'intervention", sorte d'état-major de crise regroupant une dizaine de pays et devant conduire à une force commune.

Paris et Berlin ont aussi signé "deux lettres d'intention communes" sur le char de combat du futur (Main Ground Combat System) et le système de combat aérien du futur (Next Generation Weapon System within a Future Combat Air System) qui concrétisent la volonté franco-allemande "de bâtir en commun les systèmes d'armement du futur et d'agir pour la construction de l'Europe de la défense".

MigrantsSujet explosif pour les deux pays. La chancelière allemande Angela Merkel traverse une crise gouvernementale sur la question, tandis que le président français Emmanuel Macron doit gérer de fortes tensions avec l'Italie.Paris et Berlin ont annoncé qu'ils travaillaient à un accord entre plusieurs pays de l'espace Schengen pour refouler tout demandeur d'asile vers l'Etat où il a été enregistré en premier. Il s'agirait de facto de rétablir les règles dites de Dublin entre certains pays sur une base volontaire. Objectif : empêcher "les demandeurs d'asile enregistrés de passer d'un pays à l'autre et de garantir la rapidité (...) de la réadmission dans les États" où ils ont été enregistrés", selon le communiqué final franco-allemand.Les deux dirigeants ont aussi évoqué la possible création de "centres" de tri en Afrique du Nord, sous contrôle de l'ONU, afin de bloquer directement sur place la venue des migrants économiques dans les pays de transit vers l'UE, comme la Libye.La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron réclament également un Office européen de l'asile visant à harmoniser les pratiques et qui gèrerait les "procédures d'asile aux frontières extérieures".Zone euroL'autre point-clé de cette rencontre. Emmanuel Macron a obtenu le soutien de Mme Merkel pour un "budget" de la zone euro, qui sera toutefois modeste. Ce budget d'investissement sera "défini sur une base pluriannuelle" afin de "promouvoir la compétitivité, la convergence et la stabilisation dans la zone euro, à partir de 2021", selon la déclaration.Déception toutefois pour Paris : son montant et ses modalités ont été renvoyés à des négociations ultérieure avec les autres pays de l'Union monétaire. La France espérait plusieurs centaines de milliards d'euros, il ne devrait au final n'y en avoir que quelques dizaines.Les deux pays veulent aussi élargir les compétences du Mécanisme européen de Stabilité (MES), le pompier de la zone euro pour les crises de la dette. Il pourra accorder des prêts non conditionnés aux pays confrontés à des difficultés.Feu vert également pour la création d'un filet de sécurité contre les faillites de banques, même si les détails doivent encore être réglés.Défense communeFace à la politique de "l'Amérique d'abord" du président américain Donald Trump, l'Allemagne traditionnellement pacifiste et atlantiste s'est peu à peu rapprochée de l'appel de la France à une Europe souveraine, y compris dans le domaine militaire.Mardi, Mme Merkel a ainsi accepté la proposition française de renforcer l'Europe de la défense par une "initiative européenne d'intervention", sorte d'état-major de crise regroupant une dizaine de pays et devant conduire à une force commune.Paris et Berlin ont aussi signé "deux lettres d'intention communes" sur le char de combat du futur (Main Ground Combat System) et le système de combat aérien du futur (Next Generation Weapon System within a Future Combat Air System) qui concrétisent la volonté franco-allemande "de bâtir en commun les systèmes d'armement du futur et d'agir pour la construction de l'Europe de la défense".