Aucune décision concrète n'a été prise lors de cette réunion informelle au Berlaymont, mais des "échanges francs" ont permis de dégager des convergences dans les positions des Etats membres présents et de dégager des "pistes d'atterrissage" potentielles. La proposition de la France et de l'Espagne, avec l'appui de l'Allemagne, visant à créer des "centres fermés aux frontières de l'UE", dotés de "moyens européens", où les migrants attendraient l'examen de leur cas a notamment été accueillie avec intérêt par plusieurs leaders présents.

C'est également le cas de celle du président du Conseil européen, Donald Tusk, qui vise à mettre en place des "plateformes régionales de débarquement", hors de l'UE cette fois, afin de distinguer les migrants économiques et ceux qui peuvent prétendre à une protection internationale. Ces installations, qui seraient gérées en collaboration avec le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), pourraient entre autres être implantées dans des pays africains - la Tunisie est souvent citée -. "La notion de 'plateforme' va rester, les Etats membres ont seulement des visions différentes de sa signification", a précisé une source bien informée.

Conforme au droit international

"Une chose est sûre, ce qui aboutira sera totalement conforme au droit international", a-t-elle ajouté. Dans les prochains jours, la Commission va travailler à la manière dont ces idées peuvent être mises en oeuvre sur le terrain. Les résultats de ses analyses seront ensuite transmises au président du Conseil européen dans la perspective du sommet de jeudi, lors duquel les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 membres de l'UE se retrouveront pour aborder la question migratoire.

Contrôle des frontières extérieures

Outre la question des "plateformes", les seize leaders présents dimanche à Bruxelles ont convenu de la nécessité d'améliorer le contrôle des frontières extérieures, entre autres via un renforcement des capacités opérationnelles de l'agence Frontex. A l'horizon 2020, cette dernière devrait être capable de déployer 10.000 garde-frontières. Des moyens financiers supplémentaires pour le fonds européen d'aide à l'Afrique (Africa Trust Fund), ainsi que la libération d'une nouvelle tranche de 3 milliards d'euros pour aider la Turquie à accueillir les réfugiés syriens, semblaient également faire consensus parmi les participants.

Tous ces points devront à nouveau être abordés entre les 28 jeudi. Si des possibilités d'atterrir semblent se dessiner, il conviendra toutefois encore de convaincre les pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque), absents dimanche, à y souscrire. Le Premier ministre belge Charles Michel a en tout cas fait part de son espoir que des "pas en avant" puissent être enregistrés lors du Conseil européen.

Aucune décision concrète n'a été prise lors de cette réunion informelle au Berlaymont, mais des "échanges francs" ont permis de dégager des convergences dans les positions des Etats membres présents et de dégager des "pistes d'atterrissage" potentielles. La proposition de la France et de l'Espagne, avec l'appui de l'Allemagne, visant à créer des "centres fermés aux frontières de l'UE", dotés de "moyens européens", où les migrants attendraient l'examen de leur cas a notamment été accueillie avec intérêt par plusieurs leaders présents. C'est également le cas de celle du président du Conseil européen, Donald Tusk, qui vise à mettre en place des "plateformes régionales de débarquement", hors de l'UE cette fois, afin de distinguer les migrants économiques et ceux qui peuvent prétendre à une protection internationale. Ces installations, qui seraient gérées en collaboration avec le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), pourraient entre autres être implantées dans des pays africains - la Tunisie est souvent citée -. "La notion de 'plateforme' va rester, les Etats membres ont seulement des visions différentes de sa signification", a précisé une source bien informée. "Une chose est sûre, ce qui aboutira sera totalement conforme au droit international", a-t-elle ajouté. Dans les prochains jours, la Commission va travailler à la manière dont ces idées peuvent être mises en oeuvre sur le terrain. Les résultats de ses analyses seront ensuite transmises au président du Conseil européen dans la perspective du sommet de jeudi, lors duquel les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 membres de l'UE se retrouveront pour aborder la question migratoire. Outre la question des "plateformes", les seize leaders présents dimanche à Bruxelles ont convenu de la nécessité d'améliorer le contrôle des frontières extérieures, entre autres via un renforcement des capacités opérationnelles de l'agence Frontex. A l'horizon 2020, cette dernière devrait être capable de déployer 10.000 garde-frontières. Des moyens financiers supplémentaires pour le fonds européen d'aide à l'Afrique (Africa Trust Fund), ainsi que la libération d'une nouvelle tranche de 3 milliards d'euros pour aider la Turquie à accueillir les réfugiés syriens, semblaient également faire consensus parmi les participants. Tous ces points devront à nouveau être abordés entre les 28 jeudi. Si des possibilités d'atterrir semblent se dessiner, il conviendra toutefois encore de convaincre les pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque), absents dimanche, à y souscrire. Le Premier ministre belge Charles Michel a en tout cas fait part de son espoir que des "pas en avant" puissent être enregistrés lors du Conseil européen.