Insistant sur les conséquences redoutées du Brexit, contre lequel 62% d'Ecossais ont voté lors du référendum de juin 2016, la cheffe du SNP a appelé les électeurs à soutenir son parti, favorable à un nouveau vote sur la sortie de l'Union européenne.

"Un vote pour le SNP est un vote pour échapper au Brexit, c'est un vote pour mettre l'avenir de l'Ecosse dans les mains de l'Ecosse et c'est un vote pour priver le Parti conservateur de Boris Johnson d'une majorité", a lancé Mme Sturgeon, qui s'exprimait à Glasgow devant d'immenses panneaux enjoignant d'"Arrêter le Brexit".

Pour elle, Boris Johnson est "dangereux et inapte" à la fonction de chef du gouvernement et l'accord de sortie qu'il a négocié avec l'Union européenne "désastreux".

"En votant SNP on peut évincer les Tories du pouvoir", a martelé la cheffe des indépendantistes, qui compte bien ravir des sièges aux conservateurs en profitant de la démission fin août de leur très populaire cheffe en Ecosse, Ruth Davidson, une europhile en décalage avec la ligne dure de Boris Johnson sur la sortie de l'UE.

Lors des législatives de 2017, le SNP avait raflé 35 sièges sur les 59 circonscriptions écossaises. Le parti est la troisième force politique la plus importante de la Chambre des Communes (650 députés), après les Conservateurs au pouvoir et le Parti travailliste (gauche).

Le SNP espère lors de ce scrutin constituer une force d'appoint décisive pour former une majorité avec le Labour.

"Nous sommes prêts à parler avec d'autres partis pour former une alliance progressiste", a dit Mme Sturgeon, qui est aussi Première ministre écossaise.

En échange de son soutien, le SNP demande l'arrêt du programme nucléaire britannique Trident, pour utilisert l'argent épargné, et estimé à 200 milliards de livres, dans les services publics.

Le SNP veut aussi organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse l'an prochain, après une précédente consultation en 2014 remportée à 55% par les unionistes.

Cependant, Jeremy Corbyn a déclaré qu'il n'organiserait pas de second référendum sur cette question "au moins dans les deux premières années" de son éventuelle arrivée au pouvoir.