"La culture individualiste, qui semble prévaloir en tant que pensée unique" conduit à une vision empreinte d'économisme où la solidarité n'a pas sa place, où les plus faibles sont perçus comme un poids et les immigrés comme des étrangers", a déclaré le Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE).

Ce passage semble faire directement référence aux tensions apparues ces dernières années en Europe où plusieurs pays, ceux d'Europe de l'Est notamment, y compris la Pologne, ont refusé de participer à l'accueil d'une partie des réfugiés arrivant massivement en Grèce et en Italie.

Mais, prié lundi par les journalistes de préciser les Etats manquant de solidarité, le cardinal Angelo Bagnasco, président du CCEE, a répondu laconiquement que "pendant les travaux, on n'a pas cité de noms".

"Nous ne sommes pas des experts en géopolitique", écrivent les évêques européens dans leur message, et "nous comprenons la grande complexité du phénomène, mais nous réaffirmons, avec le Saint-Père François, que la solidarité est la voie essentielle à laquelle il est impossible de renoncer si nous souhaitons affronter les problèmes nationaux, internationaux et mondiaux".

"Celle-ci est faite d'accueil, d'intégration et de tant d'autres formes possibles", ajoutent-ils.

Cette pensée a été soutenue devant les journalistes par le président de l'épiscopat polonais, l'archevêque de Poznan Stanislaw Gadecki, l'hôte de l'assemblée plénière du CCEE qui s'était tenue dans sa ville entre jeudi et dimanche et était consacrée aux thèmes de volontariat et de solidarité.

"La solidarité (nationale) ne consiste pas à propager la peur pour pouvoir vivre une vie confortable", a dit Mgr Gadecki, "nous portons la responsabilité pour le monde entier, il faut comprendre que notre pays fait partie du monde".

Il a toutefois souligné qu'il fallait faire la distinction entre les réfugiés fuyant la guerre et les migrants économiques qui cherchent simplement à améliorer leur niveau de vie.

Le CCEE a élu son nouveau secrétaire général, le prêtre slovaque Martin Michalicek, 44 ans, et décidé que sa prochaine réunion annuelle se tiendrait en 2019 à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne.

"La culture individualiste, qui semble prévaloir en tant que pensée unique" conduit à une vision empreinte d'économisme où la solidarité n'a pas sa place, où les plus faibles sont perçus comme un poids et les immigrés comme des étrangers", a déclaré le Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE). Ce passage semble faire directement référence aux tensions apparues ces dernières années en Europe où plusieurs pays, ceux d'Europe de l'Est notamment, y compris la Pologne, ont refusé de participer à l'accueil d'une partie des réfugiés arrivant massivement en Grèce et en Italie. Mais, prié lundi par les journalistes de préciser les Etats manquant de solidarité, le cardinal Angelo Bagnasco, président du CCEE, a répondu laconiquement que "pendant les travaux, on n'a pas cité de noms". "Nous ne sommes pas des experts en géopolitique", écrivent les évêques européens dans leur message, et "nous comprenons la grande complexité du phénomène, mais nous réaffirmons, avec le Saint-Père François, que la solidarité est la voie essentielle à laquelle il est impossible de renoncer si nous souhaitons affronter les problèmes nationaux, internationaux et mondiaux". "Celle-ci est faite d'accueil, d'intégration et de tant d'autres formes possibles", ajoutent-ils. Cette pensée a été soutenue devant les journalistes par le président de l'épiscopat polonais, l'archevêque de Poznan Stanislaw Gadecki, l'hôte de l'assemblée plénière du CCEE qui s'était tenue dans sa ville entre jeudi et dimanche et était consacrée aux thèmes de volontariat et de solidarité. "La solidarité (nationale) ne consiste pas à propager la peur pour pouvoir vivre une vie confortable", a dit Mgr Gadecki, "nous portons la responsabilité pour le monde entier, il faut comprendre que notre pays fait partie du monde". Il a toutefois souligné qu'il fallait faire la distinction entre les réfugiés fuyant la guerre et les migrants économiques qui cherchent simplement à améliorer leur niveau de vie. Le CCEE a élu son nouveau secrétaire général, le prêtre slovaque Martin Michalicek, 44 ans, et décidé que sa prochaine réunion annuelle se tiendrait en 2019 à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne.