Selon les médias turcs, le vice-président américain Mike Pence a confirmé au premier ministre turc, Binali Yildirim, que son administration voulait un "nouveau départ" pour les relations entre Washington et Ankara. Yildirim a déclaré à son tour que l'expulsion de l'imam Gülen "pouvait tourner une page" dans les relations entre les deux pays.
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Selon les médias turcs, le vice-président américain Mike Pence a confirmé au premier ministre turc, Binali Yildirim, que son administration voulait un "nouveau départ" pour les relations entre Washington et Ankara. Yildirim a déclaré à son tour que l'expulsion de l'imam Gülen "pouvait tourner une page" dans les relations entre les deux pays. Gülen, qui est actuellement exilé aux États-Unis, est tenu responsable par Ankara d'avoir fomenté le coup d'État manqué du 15 juillet 2016. Depuis, les relations entre la Turquie et les États-Unis se sont sérieusement refroidies. En août dernier, Ankara a encore demandé l'extradition de Gülen, une demande à laquelle les Américains n'ont pas accédé. Michael Flynn, lieutenant-général et jusqu'à il y a peu conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, avait indiqué l'année dernière qu'il voulait extrader Gülen. On ignore la position de Trump sur cette question, mais la situation de Gülen a constitué un point d'agenda important lors de l'entretien du directeur de la CIA avec le président turc Recep Tayyip Erdogan au début du mois, a rapporté le journal The Guardian. C'était par ailleurs le premier voyage à l'étranger de Pompeo. Une autre pomme de discorde, c'est que les États-Unis soutiennent le Parti de l'union démocratique kurde (PYD) et sa branche armée, qui combattent aux côtés des Américains contre l'EI en Syrie. D'après la Turquie, les deux organisations sont affiliées au PKK, un mouvement d'indépendance kurde considéré par la Turquie comme une organisation terroriste. Dimanche, la Maison-Blanche a annoncé que Pence avait confirmé l'engagement des États-Unis vis-à-vis de la Turquie comme partenaire stratégique et allié de l'OTAN. "Les deux dirigeants ont également discuté de la façon d'intensifier leurs efforts communs contre l'EI", lit-on par ailleurs dans le communiqué.