Vêtu d'un treillis et armé d'un pistolet, le garde-frontières Linas Ubertas patrouille le long de la frontière russe. Au volant d'une vieille Renault cabossée, il parcourt les chemins glacés de la campagne lituanienne. Parfois il freine, abaisse la vitre, scrute l'herbe, hoche la tête et continue. Il cherche des empreintes, de l'herbe abîmée ou des traces de pneus : quelque chose qui trahisse la présence de Russes ayant traversé illégalement. Le paysage est désolé, les seuls signes de vie sont de longues rangées de poteaux-frontières et de clôtures en fer. "Ces trois dernières années, Moscou a installé trois barrières", explique le garde-frontières. Il nous ont précédés.
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