Non seulement Ryanair met la pression sur son personnel pour qu'il vende un maximum de produits en cabine, flacons de parfum et autre, mais il le paie très mal et ne rémunère pas ses employés quand ils sont malades. Sur les 75 membres de personnel de cabine qui travaillent au siège de Ryanair à Eindhoven et dont la plupart sont issus d'Europe du Sud et de l'Est, les trois quarts sont engagés par le bureau d'intérim irlandais Crewlink.

1000 euros par mois

Le FNV doute que la loi sur le salaire minimum soit respectée, car beaucoup d'employés de cabine doivent se contenter d'un revenu de 1000 euros nets par mois, alors qu'ils travaillent ou sont en stand-by 40 heures par semaine. Si les heures de vol sont rétribuées 18 euros de l'heure, ce qui est plus que le salaire minimum, le FNV souligne que les employés ne peuvent pas compter leurs heures de travail (préparation et nettoyage) avant et après le vol.

À cela s'ajoute que les retards ne sont pas payés, et que les services de stand-by chez soi ne sont pas indemnisés, alors que les stewards sont censés arriver dans l'heure à l'aéroport en cas de nécessité. Et si les employés sont indemnisés pour les heures de stand-by passés à l'aéroport, ils le sont très mal, car ils ne touchent que 30 euros pour huit heures d'attente.

Dans une réaction, Ryanair affirme que ses employés gagnent un salaire annuel qui peut atteindre les 40 000 euros et qu'ils bénéficient de bonnes conditions de travail. En revanche, la compagnie refuse de commenter l'assertion que la plupart d'entre eux touchent à peine 1000 euros nets par mois. Elle ajoute que la compagnie a conclu un accord salarial qui garantit des augmentations de salaire pour les cinq prochaines années, même si cet accord n'est pas public et ne découle pas de négociations avec un syndicat ou un conseil d'entreprise légal.

Description détaillée des symptômes

En outre, les employés engagés par un bureau d'intérim ne sont pas payés quand ils sont malades, une pratique illégale en Belgique, mais légale selon le droit irlandais, dont Ryanair affirme qu'il prévaut puisque ses avions sont enregistrés en Irlande. Comme l'explique De Morgen, les employés malades sont obligés de remplir un formulaire avec une description détaillée de leur maladie et de leurs symptômes. Et s'ils sont capables de sortir de leur lit, ils doivent se rendre à leur base aérienne pour faxer le document au siège principal en Irlande.

La compagnie aérienne affirme que les employés de cabine sont bel et bien payés quand ils sont malades, mais le syndicat déclare que seuls les employés non intérimaires continuent à toucher leur salaire. Ryanair qualifie les déclarations de FNV de "fausses" et dit avoir une liste d'attente de plus de 3000 jeunes désireux de décrocher un emploi en cabine. Elle ajoute qu'elle satisfait à toutes les législations de travail nationales et européennes.

L'avenir dira si Ryanair pourra poursuivre ces pratiques. Pour l'instant, la Cour européenne de Justice se penche en effet sur le cas d'employés de Ryanair basés à l'aéroport de Charleroi qui affirment que leurs contrats ne tombent pas sous le droit du travail irlandais, mais belge, ce qui leur donne droit à des indemnités plus élevées et des primes sociales. (CB)

Non seulement Ryanair met la pression sur son personnel pour qu'il vende un maximum de produits en cabine, flacons de parfum et autre, mais il le paie très mal et ne rémunère pas ses employés quand ils sont malades. Sur les 75 membres de personnel de cabine qui travaillent au siège de Ryanair à Eindhoven et dont la plupart sont issus d'Europe du Sud et de l'Est, les trois quarts sont engagés par le bureau d'intérim irlandais Crewlink.1000 euros par mois Le FNV doute que la loi sur le salaire minimum soit respectée, car beaucoup d'employés de cabine doivent se contenter d'un revenu de 1000 euros nets par mois, alors qu'ils travaillent ou sont en stand-by 40 heures par semaine. Si les heures de vol sont rétribuées 18 euros de l'heure, ce qui est plus que le salaire minimum, le FNV souligne que les employés ne peuvent pas compter leurs heures de travail (préparation et nettoyage) avant et après le vol. À cela s'ajoute que les retards ne sont pas payés, et que les services de stand-by chez soi ne sont pas indemnisés, alors que les stewards sont censés arriver dans l'heure à l'aéroport en cas de nécessité. Et si les employés sont indemnisés pour les heures de stand-by passés à l'aéroport, ils le sont très mal, car ils ne touchent que 30 euros pour huit heures d'attente. Dans une réaction, Ryanair affirme que ses employés gagnent un salaire annuel qui peut atteindre les 40 000 euros et qu'ils bénéficient de bonnes conditions de travail. En revanche, la compagnie refuse de commenter l'assertion que la plupart d'entre eux touchent à peine 1000 euros nets par mois. Elle ajoute que la compagnie a conclu un accord salarial qui garantit des augmentations de salaire pour les cinq prochaines années, même si cet accord n'est pas public et ne découle pas de négociations avec un syndicat ou un conseil d'entreprise légal. Description détaillée des symptômesEn outre, les employés engagés par un bureau d'intérim ne sont pas payés quand ils sont malades, une pratique illégale en Belgique, mais légale selon le droit irlandais, dont Ryanair affirme qu'il prévaut puisque ses avions sont enregistrés en Irlande. Comme l'explique De Morgen, les employés malades sont obligés de remplir un formulaire avec une description détaillée de leur maladie et de leurs symptômes. Et s'ils sont capables de sortir de leur lit, ils doivent se rendre à leur base aérienne pour faxer le document au siège principal en Irlande. La compagnie aérienne affirme que les employés de cabine sont bel et bien payés quand ils sont malades, mais le syndicat déclare que seuls les employés non intérimaires continuent à toucher leur salaire. Ryanair qualifie les déclarations de FNV de "fausses" et dit avoir une liste d'attente de plus de 3000 jeunes désireux de décrocher un emploi en cabine. Elle ajoute qu'elle satisfait à toutes les législations de travail nationales et européennes.L'avenir dira si Ryanair pourra poursuivre ces pratiques. Pour l'instant, la Cour européenne de Justice se penche en effet sur le cas d'employés de Ryanair basés à l'aéroport de Charleroi qui affirment que leurs contrats ne tombent pas sous le droit du travail irlandais, mais belge, ce qui leur donne droit à des indemnités plus élevées et des primes sociales. (CB)