Jugeant que le risque est à un niveau "alarmant désormais", le gouverneur a estimé qu'un Brexit sans accord "pourrait arriver par accident" et "soudainement", même si le Royaume-Uni et l'UE disent vouloir éviter un tel scénario, redouté des milieux d'affaires.

"Le Parlement est contre un Brexit sans accord. Le gouvernement, comme l'a exprimé la Première ministre, est contre un Brexit sans accord, l'Union européenne est contre une sortie sans accord", a rappelé Mark Carney.

Pourtant, "cela reste une possibilité" et même "l'option par défaut" si aucune solution au chaos actuel n'est trouvée avant le 12 avril, a-t-il poursuivi.

L'accord négocié entre le gouvernement de Theresa May et l'Union européenne a déjà été rejeté trois fois par les députés britanniques. Ceux-ci, de leur côté, ont échoué à trouver une alternative susceptible de réunir une majorité au Parlement.

Gérer un no-deal, "une fiction"

Concernant la possibilité de "gérer" un "no deal", comme l'affirment les partisans les plus favorables au Brexit, le gouverneur de la Banque d'Angleterre a répondu que cela était "une fiction" et "un non-sens absolu".

"Il y a beaucoup de choses pour lesquelles il faut s'inquiéter en cas d'un Brexit sans accord, mais que le secteur financier n'en fait pas partie", a-t-il toutefois affirmé.

Selon lui, si l'on n'a pas le temps nécessaire pour se préparer à l'entrée en vigueur de droits de douane, la production s'en trouvera perturbée.

Evoquant des enquêtes auprès des milieux d'affaires, il a pointé que le PIB et l'emploi du Royaume-Uni pourraient chacun perdre trois points, et que la chute pourrait être pire pour l'investissement et les exportations.

Mercredi, la Première ministre britannique a rencontré le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn pour tenter de trouver un compromis sur le Brexit.

Jugeant que le risque est à un niveau "alarmant désormais", le gouverneur a estimé qu'un Brexit sans accord "pourrait arriver par accident" et "soudainement", même si le Royaume-Uni et l'UE disent vouloir éviter un tel scénario, redouté des milieux d'affaires. "Le Parlement est contre un Brexit sans accord. Le gouvernement, comme l'a exprimé la Première ministre, est contre un Brexit sans accord, l'Union européenne est contre une sortie sans accord", a rappelé Mark Carney. Pourtant, "cela reste une possibilité" et même "l'option par défaut" si aucune solution au chaos actuel n'est trouvée avant le 12 avril, a-t-il poursuivi. L'accord négocié entre le gouvernement de Theresa May et l'Union européenne a déjà été rejeté trois fois par les députés britanniques. Ceux-ci, de leur côté, ont échoué à trouver une alternative susceptible de réunir une majorité au Parlement. Concernant la possibilité de "gérer" un "no deal", comme l'affirment les partisans les plus favorables au Brexit, le gouverneur de la Banque d'Angleterre a répondu que cela était "une fiction" et "un non-sens absolu". "Il y a beaucoup de choses pour lesquelles il faut s'inquiéter en cas d'un Brexit sans accord, mais que le secteur financier n'en fait pas partie", a-t-il toutefois affirmé. Selon lui, si l'on n'a pas le temps nécessaire pour se préparer à l'entrée en vigueur de droits de douane, la production s'en trouvera perturbée. Evoquant des enquêtes auprès des milieux d'affaires, il a pointé que le PIB et l'emploi du Royaume-Uni pourraient chacun perdre trois points, et que la chute pourrait être pire pour l'investissement et les exportations. Mercredi, la Première ministre britannique a rencontré le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn pour tenter de trouver un compromis sur le Brexit.