Il s'y réjoui en demi-teinte qu'il n'y ait pas eu "assez de preuves pour inculper le président des Etats-Unis d'avoir comploté avec un adversaire étranger ou d'avoir fait entrave à la justice". "L'inverse nous aurait mené vers un processus déchirant qui aurait pu mener à une crise constitutionnelle", ajoute-t-il. "Quand bien même, je suis écoeuré par l'étendue et l'ampleur de la malhonnêteté et des errements d'individus occupant la plus haute fonction du pays, y compris le président", assène ensuite M. Romney. "Je suis également consterné que, entre autres choses, des compatriotes travaillant pour une campagne présidentielle aient été heureux d'accepter de l'aide de la part de la Russie --y compris des informations qui avaient été obtenues illicitement--; qu'aucun d'entre eux n'ait prévenu la police américaine; et que le directeur de la campagne (Paul Manafort) ait été engagé activement dans la promotion des intérêts russes en Ukraine", poursuit le sénateur de l'Utah. "Lire ce rapport, c'est faire le sombre constat d'à quel point nous nous sommes éloignés des aspirations et principes des fondateurs" des Etats-Unis", conclut-il. Candidat malheureux à la présidentielle de 2012, Mitt Romney n'en est pas à sa première critique de Donald Trump, qu'il avait notamment traité de "charlatan" pendant la campagne de 2016. Il avait ensuite tempéré ses déclarations publiques. (Belga)