La "vie idyllique dans le califat" promise par la propagande de l'EI "ne correspond pas à la réalité", assure l'AIVD dans un communiqué : "les recherches montrent que les conditions sont vraiment déplorables".

"La vie au sein de l'EI, mettre le mythe à nu" a été publié mardi soir par l'AIVD afin d'expliquer aux familles des combattants étrangers, mais aussi aux policiers et humanitaires, les dangers qui attendent ceux qui voyagent vers la Syrie ou l'Irak.

L'AIVD espère en outre "dissuader" ceux souhaitant rejoindre l'EI, "mais nous n'avons pas l'impression qu'ils nous écouteront", a déclaré à l'AFP Inge Oevering, une porte-parole de l'AIVD.

Le rapport décrit une vie où "la violence est partout", où les nouvelles recrues masculines sont interrogées pendant des jours afin de s'assurer qu'elles ne sont pas des espions, et où les enfants doivent régulièrement assister aux exécutions de ceux condamnés à mort par les tribunaux appliquant la charia.

Des milliers de "combattants étrangers", venus d'Europe de l'Ouest ou des pays du Golfe notamment, ont rejoint les rangs de l'EI ces deux dernières années afin de l'aider à réaliser son but d'établir un califat islamique.

Quelque 200 d'entre eux sont Néerlandais, dont environ 50 femmes, selon l'AIVD.

Environ un tiers des 70 enfants néerlandais vivant parmi les jihadistes sont nés en Irak ou en Syrie, les autres ayant été emmenés par leurs parents, indique le rapport.

Lorsque les nouvelles recrues arrivent, hommes et femmes sont séparés, souligne le rapport. Aux yeux de l'EI, la principale fonction des femmes, voilées à partir de l'âge de 9 ans, est d'avoir des enfants le plus vite possible.

Les femmes célibataires sont elles enfermées dans des maisons dont elles ne peuvent sortir qu'une fois par semaine jusqu'à ce qu'elles se marient.

Les enfants vont à l'école à partir de six ans. On leur y apprend l'anglais et l'arabe, mais aussi "la doctrine de l'EI ainsi que l'interprétation et la mise en oeuvre correcte du jihad".

"La vie pour les enfants dans les zones contrôlées par l'EI est associée à la mort et la destruction", souligne le rapport, décrivant leurs expériences quotidiennes comme "dures et traumatisantes".

De nombreuses zones tenues par l'EI étant par ailleurs visées par des bombes de la coalition menée par les Etats-Unis, les enfants risquent d'être touchés, exposés à des scènes traumatisantes ou de perdre leurs parents, selon la même source.

L'AIVD n'a pas souhaité dire comment il a obtenu les informations pour ce rapport de 16 pages.

La "vie idyllique dans le califat" promise par la propagande de l'EI "ne correspond pas à la réalité", assure l'AIVD dans un communiqué : "les recherches montrent que les conditions sont vraiment déplorables"."La vie au sein de l'EI, mettre le mythe à nu" a été publié mardi soir par l'AIVD afin d'expliquer aux familles des combattants étrangers, mais aussi aux policiers et humanitaires, les dangers qui attendent ceux qui voyagent vers la Syrie ou l'Irak.L'AIVD espère en outre "dissuader" ceux souhaitant rejoindre l'EI, "mais nous n'avons pas l'impression qu'ils nous écouteront", a déclaré à l'AFP Inge Oevering, une porte-parole de l'AIVD.Le rapport décrit une vie où "la violence est partout", où les nouvelles recrues masculines sont interrogées pendant des jours afin de s'assurer qu'elles ne sont pas des espions, et où les enfants doivent régulièrement assister aux exécutions de ceux condamnés à mort par les tribunaux appliquant la charia.Des milliers de "combattants étrangers", venus d'Europe de l'Ouest ou des pays du Golfe notamment, ont rejoint les rangs de l'EI ces deux dernières années afin de l'aider à réaliser son but d'établir un califat islamique.Quelque 200 d'entre eux sont Néerlandais, dont environ 50 femmes, selon l'AIVD.Environ un tiers des 70 enfants néerlandais vivant parmi les jihadistes sont nés en Irak ou en Syrie, les autres ayant été emmenés par leurs parents, indique le rapport.Lorsque les nouvelles recrues arrivent, hommes et femmes sont séparés, souligne le rapport. Aux yeux de l'EI, la principale fonction des femmes, voilées à partir de l'âge de 9 ans, est d'avoir des enfants le plus vite possible.Les femmes célibataires sont elles enfermées dans des maisons dont elles ne peuvent sortir qu'une fois par semaine jusqu'à ce qu'elles se marient.Les enfants vont à l'école à partir de six ans. On leur y apprend l'anglais et l'arabe, mais aussi "la doctrine de l'EI ainsi que l'interprétation et la mise en oeuvre correcte du jihad"."La vie pour les enfants dans les zones contrôlées par l'EI est associée à la mort et la destruction", souligne le rapport, décrivant leurs expériences quotidiennes comme "dures et traumatisantes".De nombreuses zones tenues par l'EI étant par ailleurs visées par des bombes de la coalition menée par les Etats-Unis, les enfants risquent d'être touchés, exposés à des scènes traumatisantes ou de perdre leurs parents, selon la même source.L'AIVD n'a pas souhaité dire comment il a obtenu les informations pour ce rapport de 16 pages.