"Même si les mots 'nigger' ou 'nègre' sont d'usage ancien, ils peuvent porter atteinte à la dignité des membres de la communauté noire", a souligné la Commission: "En effet, le premier a une connotation fortement injurieuse. Quant au second, il a acquis, au fil du temps une charge péjorative".

Au total, ce sont 11 noms de lacs, de rivières, de rapides et de hameaux qui devront être changés au Québec, seule province au Canada à avoir des noms de lieux publics qui contiennent le mot nègre.

La Commission souhaite que les noms de remplacement respectent "le plus possible le patrimoine historique des lieux" et "rappelle la présence de la communauté noire au Québec, qui a contribué à l'enrichir".

Cette décision fait suite à un débat lancé en août dernier par des militants sur la pertinence du nom donné aux rapides -rapides des Nègres- en 1970 à Bouchette, environ 300 km au nord est de Montréal, dans la région de l'Outaouais.

La ministre québécoise de la Justice, Stéphanie Vallée, avait alors fait part de sa préoccupation en raison de "dénominations qui pourraient avoir une connotation blessante".

"Même si les mots 'nigger' ou 'nègre' sont d'usage ancien, ils peuvent porter atteinte à la dignité des membres de la communauté noire", a souligné la Commission: "En effet, le premier a une connotation fortement injurieuse. Quant au second, il a acquis, au fil du temps une charge péjorative". Au total, ce sont 11 noms de lacs, de rivières, de rapides et de hameaux qui devront être changés au Québec, seule province au Canada à avoir des noms de lieux publics qui contiennent le mot nègre. La Commission souhaite que les noms de remplacement respectent "le plus possible le patrimoine historique des lieux" et "rappelle la présence de la communauté noire au Québec, qui a contribué à l'enrichir". Cette décision fait suite à un débat lancé en août dernier par des militants sur la pertinence du nom donné aux rapides -rapides des Nègres- en 1970 à Bouchette, environ 300 km au nord est de Montréal, dans la région de l'Outaouais. La ministre québécoise de la Justice, Stéphanie Vallée, avait alors fait part de sa préoccupation en raison de "dénominations qui pourraient avoir une connotation blessante".