"C'est malheureux que Praljak ait fait le choix de mettre fin à ses jours", a déclaré Serge Brammertz dimanche à l'AFP.

"Mais vous comprendrez que mes pensées vont aux victimes et aux survivants des crimes pour lesquels il a été condamné", a-t-il ajouté dans un courriel en réponse à des questions.

Mercredi, Slobodan Praljak s'est suicidé en avalant le contenu d'une fiole dans une salle d'audience du TPIY. Il venait de recevoir confirmation de sa condamnation à 20 ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis pendant la guerre en Bosnie (1992-1995).

Les résultats préliminaires d'analyses ont montré qu'il est mort d'une défaillance cardiaque causée par du cyanure.

"Le jugement final dans cette affaire demeure pleinement valide", a souligné M. Brammertz.

"Notre travail en tant que procureur était d'établir les faits et la responsabilité des hauts responsables, et c'est ce que nous avons fait", a-t-il indiqué.

Malgré la confirmation de sa condamnation pour sa participation à "une entreprise criminelle commune" d'épuration ethnique aux dépens des Bosniaques en 1993 et 1994, Slobodan Praljak, ancien haut responsable militaire des Croates de Bosnie, a été salué en héros par de nombreux Croates, en Bosnie comme en Croatie.

Des responsables croates se sont également indignés du jugement du TPIY, confirmé en appel, qui a associé l'ancien président Franjo Tudjman, considéré en Croatie comme "le père de la nation", à "l'entreprise criminelle" dont "l'objectif ultime" était l'épuration ethnique.

"On aurait pu espérer que les responsables et les médias croates se comportent d'une manière plus responsable et promeuvent l'acceptation des faits, mais malheureusement, ce n'est pas ce que nous voyons", a regretté M. Brammertz.

Au contraire, "nombreux sont ceux qui refusent de nouveau de respecter le processus judiciaire et les faits démontrés, et affirment que les criminels de guerre condamnés étaient en réalité des héros", a-t-il déploré.

"Ce déni ne respecte pas les victimes", a-t-il souligné.

"On pourrait espérer qu'un Etat membre de l'UE se concentre davantage sur la réconciliation et la recherche d'un accord sur le récent passé", a ajouté M. Brammertz.

De nombreux Croates ont rendu hommage à Praljak en allumant des bougies et déposant des fleurs au pied de son portrait.

Le Premier ministre Andrej Plenkovic a qualifié le verdict de la justice internationale de "profonde injustice morale".

"C'est malheureux que Praljak ait fait le choix de mettre fin à ses jours", a déclaré Serge Brammertz dimanche à l'AFP."Mais vous comprendrez que mes pensées vont aux victimes et aux survivants des crimes pour lesquels il a été condamné", a-t-il ajouté dans un courriel en réponse à des questions.Mercredi, Slobodan Praljak s'est suicidé en avalant le contenu d'une fiole dans une salle d'audience du TPIY. Il venait de recevoir confirmation de sa condamnation à 20 ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis pendant la guerre en Bosnie (1992-1995).Les résultats préliminaires d'analyses ont montré qu'il est mort d'une défaillance cardiaque causée par du cyanure."Le jugement final dans cette affaire demeure pleinement valide", a souligné M. Brammertz."Notre travail en tant que procureur était d'établir les faits et la responsabilité des hauts responsables, et c'est ce que nous avons fait", a-t-il indiqué.Malgré la confirmation de sa condamnation pour sa participation à "une entreprise criminelle commune" d'épuration ethnique aux dépens des Bosniaques en 1993 et 1994, Slobodan Praljak, ancien haut responsable militaire des Croates de Bosnie, a été salué en héros par de nombreux Croates, en Bosnie comme en Croatie. Des responsables croates se sont également indignés du jugement du TPIY, confirmé en appel, qui a associé l'ancien président Franjo Tudjman, considéré en Croatie comme "le père de la nation", à "l'entreprise criminelle" dont "l'objectif ultime" était l'épuration ethnique."On aurait pu espérer que les responsables et les médias croates se comportent d'une manière plus responsable et promeuvent l'acceptation des faits, mais malheureusement, ce n'est pas ce que nous voyons", a regretté M. Brammertz. Au contraire, "nombreux sont ceux qui refusent de nouveau de respecter le processus judiciaire et les faits démontrés, et affirment que les criminels de guerre condamnés étaient en réalité des héros", a-t-il déploré."Ce déni ne respecte pas les victimes", a-t-il souligné."On pourrait espérer qu'un Etat membre de l'UE se concentre davantage sur la réconciliation et la recherche d'un accord sur le récent passé", a ajouté M. Brammertz.De nombreux Croates ont rendu hommage à Praljak en allumant des bougies et déposant des fleurs au pied de son portrait.Le Premier ministre Andrej Plenkovic a qualifié le verdict de la justice internationale de "profonde injustice morale".