L'économiste et militant des droits de l'homme, âgé de 50 ans, est emprisonné en Chine à la suite de ce que le président du Parlement européen a récemment qualifié de "parodie de procès", en 2014. Il avait créé un site internet qui visait à promouvoir le dialogue entre peuples chinois. Il a été condamné à la prison à perpétuité pour séparatisme.

Sa fille, Jewher Ilham, qui vit aux Etats-Unis, le représentait mercredi à Strasbourg. Dans un discours sobre, très applaudi, elle a admis avoir peur, "peur que mes paroles portent atteinte à ma famille en Chine". "Même parler à vous ici me fait peur", ajoute-t-elle.

"Je ne sais pas où est mon père aujourd'hui, il est emprisonné à vie dans un lieu que nous ne connaissons pas", a-t-elle encore raconté. "Nous avons eu des nouvelles de lui pour la dernière fois en 2017, et je ne l'ai plus vu depuis 2013, à notre séparation à l'aéroport de Pékin". Père et fille étaient alors en route pour une université américaine où Ilham Tohti était chargé de cours, mais celui-ci n'a pas pu monter à bord. "On m'a donné le choix, de rester avec lui ou de monter dans l'avion", explique Jewher Ilham. "Mon père a insisté pour que je poursuive mon voyage".

"La cause qui a orienté sa vie était de créer un dialogue pacifique entre les chinois Han et les Ouïghours", une minorité musulmane essentiellement installée dans la province du Xinjiang (nord-ouest). Il voulait combattre le fait que les Ouïghours "étaient privés de leurs droits les plus basiques, comme celui de penser ce qu'ils voulaient", ce qui lui a valu "d'être étiqueté en tant que séparatiste, extrémiste violent".

"C'est sous cette excuse fausse de l'extrémisme que le gouvernement a placé plus d'un million d'Ouïghours dans des camps de concentration" en Chine, a-t-elle rappelé, appelant les politiques à "faire usage de leur influence" et les entreprises à "ne pas être complices de la persécution du gouvernement chinois".

L'économiste et militant des droits de l'homme, âgé de 50 ans, est emprisonné en Chine à la suite de ce que le président du Parlement européen a récemment qualifié de "parodie de procès", en 2014. Il avait créé un site internet qui visait à promouvoir le dialogue entre peuples chinois. Il a été condamné à la prison à perpétuité pour séparatisme. Sa fille, Jewher Ilham, qui vit aux Etats-Unis, le représentait mercredi à Strasbourg. Dans un discours sobre, très applaudi, elle a admis avoir peur, "peur que mes paroles portent atteinte à ma famille en Chine". "Même parler à vous ici me fait peur", ajoute-t-elle. "Je ne sais pas où est mon père aujourd'hui, il est emprisonné à vie dans un lieu que nous ne connaissons pas", a-t-elle encore raconté. "Nous avons eu des nouvelles de lui pour la dernière fois en 2017, et je ne l'ai plus vu depuis 2013, à notre séparation à l'aéroport de Pékin". Père et fille étaient alors en route pour une université américaine où Ilham Tohti était chargé de cours, mais celui-ci n'a pas pu monter à bord. "On m'a donné le choix, de rester avec lui ou de monter dans l'avion", explique Jewher Ilham. "Mon père a insisté pour que je poursuive mon voyage". "La cause qui a orienté sa vie était de créer un dialogue pacifique entre les chinois Han et les Ouïghours", une minorité musulmane essentiellement installée dans la province du Xinjiang (nord-ouest). Il voulait combattre le fait que les Ouïghours "étaient privés de leurs droits les plus basiques, comme celui de penser ce qu'ils voulaient", ce qui lui a valu "d'être étiqueté en tant que séparatiste, extrémiste violent". "C'est sous cette excuse fausse de l'extrémisme que le gouvernement a placé plus d'un million d'Ouïghours dans des camps de concentration" en Chine, a-t-elle rappelé, appelant les politiques à "faire usage de leur influence" et les entreprises à "ne pas être complices de la persécution du gouvernement chinois".