"Je ne pense pas présenter ma candidature", a-t-il dit, le visage grave, lors d'une intervention devant la presse au siège à Ankara du Parti de la justice et développement (AKP) qui avait des allures d'un discours d'adieu.

La mise à l'écart de M. Davutoglu, 57 ans, de la direction de l'AKP devrait signifier la fin de son mandat de Premier ministre, le chef du parti ayant toujours été également à la tête du gouvernement.

Elle mettrait un terme aux tensions et divergences de plus en plus perceptibles ces derniers temps entre M. Davutoglu et M. Erdogan, qui dirigent ensemble le pays depuis plus d'un an et demi et ont remporté haut la main les précédentes élections législatives le 1er novembre dernier.

M. Davutoglu a tenu à préciser que sa décision n'était "pas le fruit d'un choix (personnel), mais d'une nécessité", dans une critique à peine voilée des cadres de l'AKP loyaux au chef de l'Etat qui ont récemment décidé de rogner certains de ses pouvoirs au sein du parti, consommant la rupture annoncée entre le chef de l'exécutif et l'homme fort du pays.

Pendant son discours particulièrement émotionnel, le chef du gouvernement qui est en fonction depuis août 2014, a d'autre part nié tout conflit avec M. Erdogan, le véritable maître de la Turquie qui tient les rênes de l'AKP, même s'il est censé être constitutionnellement au-dessus de tout parti.

"Pas une seule parole négative à l'encontre de notre président n'est jamais sortie de ma bouche et jamais il n'en sortira", a-t-il dit et d'ajouter: "Je n'ai pas de reproches, je n'éprouve ni colère, ni rancoeur".

"Je ne pense pas présenter ma candidature", a-t-il dit, le visage grave, lors d'une intervention devant la presse au siège à Ankara du Parti de la justice et développement (AKP) qui avait des allures d'un discours d'adieu.La mise à l'écart de M. Davutoglu, 57 ans, de la direction de l'AKP devrait signifier la fin de son mandat de Premier ministre, le chef du parti ayant toujours été également à la tête du gouvernement.Elle mettrait un terme aux tensions et divergences de plus en plus perceptibles ces derniers temps entre M. Davutoglu et M. Erdogan, qui dirigent ensemble le pays depuis plus d'un an et demi et ont remporté haut la main les précédentes élections législatives le 1er novembre dernier.M. Davutoglu a tenu à préciser que sa décision n'était "pas le fruit d'un choix (personnel), mais d'une nécessité", dans une critique à peine voilée des cadres de l'AKP loyaux au chef de l'Etat qui ont récemment décidé de rogner certains de ses pouvoirs au sein du parti, consommant la rupture annoncée entre le chef de l'exécutif et l'homme fort du pays.Pendant son discours particulièrement émotionnel, le chef du gouvernement qui est en fonction depuis août 2014, a d'autre part nié tout conflit avec M. Erdogan, le véritable maître de la Turquie qui tient les rênes de l'AKP, même s'il est censé être constitutionnellement au-dessus de tout parti."Pas une seule parole négative à l'encontre de notre président n'est jamais sortie de ma bouche et jamais il n'en sortira", a-t-il dit et d'ajouter: "Je n'ai pas de reproches, je n'éprouve ni colère, ni rancoeur".