"Nous avons vu des expressions de solidarité, mais très peu d'unité dans notre réponse face au Covid-19. Les pays ont suivi des stratégies différentes, parfois contradictoires, et nous en payons tous le prix fort", a déclaré Antonio Guterres à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé, réunion annuelle des 194 pays membres de l'OMS qui se tient virtuellement pour la première fois.

"De nombreux pays ont ignoré les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé. En conséquence, le virus s'est répandu dans le monde entier et se dirige maintenant vers les pays du Sud, où il pourrait avoir des effets encore plus dévastateurs; et nous risquons de nouveaux pics et de nouvelles vagues", a-t-il ajouté, sans nommer les pays concernés.

La pandémie du coronavirus SARS-CoV-2 a fait au moins 313.611 morts dans le monde depuis les premiers cas officiels en décembre en Chine, selon un bilan établi dimanche par l'AFP.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec près de 90.000 décès pour près de 1,49 million de cas. Suivent le Royaume-Uni (34.636 morts), l'Italie (31.908), la France (28.108) et l'Espagne (27.650).

L'OMS ne s'est pas prononcée sur l'opportunité de confiner ou non, mais a préconisé de dépister, isoler et traiter systématiquement tous les cas suspects. Et quel que soit l'avancement de l'épidémie dans chaque pays, elle a appelé à respecter et faire respecter les mesures de distanciation physique de façon à enrayer la propagation du virus.

Les pays ont diversement suivi ces recommandations, et à un stade divers de la pandémie. Le président américain Donald Trump a accusé la Chine d'avoir dissimulé l'émergence de l'épidémie et d'en avoir volontairement sous-estimé la gravité.

Soupçonnant l'OMS et son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir endossé aveuglément la ligne de défense de Pékin, il a suspendu les crédits américains à l'agence onusienne.

M. Guterres a implicitement condamné cette décision lundi. "L'OMS est irremplaçable. Elle a besoin de ressources accrues, notamment pour apporter un soutien aux pays en développement, qui doivent être notre plus grande préoccupation", a-t-il dit alors que la pandémie progresse à grands pas dans l'hémisphère sud et notamment en Afrique où les systèmes de santé sont souvent défaillants, voire inexistants.

"Protéger les pays en développement n'est pas une question de charité ou de générosité, mais une question d'intérêt commun éclairé. Les pays du Nord ne pourront venir à bout du Covid-19 que si les pays du Sud le neutralisent en même temps", a insisté M. Guterres.

"Nous avons vu des expressions de solidarité, mais très peu d'unité dans notre réponse face au Covid-19. Les pays ont suivi des stratégies différentes, parfois contradictoires, et nous en payons tous le prix fort", a déclaré Antonio Guterres à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé, réunion annuelle des 194 pays membres de l'OMS qui se tient virtuellement pour la première fois. "De nombreux pays ont ignoré les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé. En conséquence, le virus s'est répandu dans le monde entier et se dirige maintenant vers les pays du Sud, où il pourrait avoir des effets encore plus dévastateurs; et nous risquons de nouveaux pics et de nouvelles vagues", a-t-il ajouté, sans nommer les pays concernés. La pandémie du coronavirus SARS-CoV-2 a fait au moins 313.611 morts dans le monde depuis les premiers cas officiels en décembre en Chine, selon un bilan établi dimanche par l'AFP. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec près de 90.000 décès pour près de 1,49 million de cas. Suivent le Royaume-Uni (34.636 morts), l'Italie (31.908), la France (28.108) et l'Espagne (27.650). L'OMS ne s'est pas prononcée sur l'opportunité de confiner ou non, mais a préconisé de dépister, isoler et traiter systématiquement tous les cas suspects. Et quel que soit l'avancement de l'épidémie dans chaque pays, elle a appelé à respecter et faire respecter les mesures de distanciation physique de façon à enrayer la propagation du virus. Les pays ont diversement suivi ces recommandations, et à un stade divers de la pandémie. Le président américain Donald Trump a accusé la Chine d'avoir dissimulé l'émergence de l'épidémie et d'en avoir volontairement sous-estimé la gravité. Soupçonnant l'OMS et son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir endossé aveuglément la ligne de défense de Pékin, il a suspendu les crédits américains à l'agence onusienne. M. Guterres a implicitement condamné cette décision lundi. "L'OMS est irremplaçable. Elle a besoin de ressources accrues, notamment pour apporter un soutien aux pays en développement, qui doivent être notre plus grande préoccupation", a-t-il dit alors que la pandémie progresse à grands pas dans l'hémisphère sud et notamment en Afrique où les systèmes de santé sont souvent défaillants, voire inexistants. "Protéger les pays en développement n'est pas une question de charité ou de générosité, mais une question d'intérêt commun éclairé. Les pays du Nord ne pourront venir à bout du Covid-19 que si les pays du Sud le neutralisent en même temps", a insisté M. Guterres.