Douze départements supplémentaires ont été placés par Météo-France en vigilance "orange", s'ajoutant aux 53 concernés depuis lundi par l'événement, une canicule précoce que le pays devrait cependant voir se répéter à l'avenir avec le réchauffement planétaire.

Ile-de-France, Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire et une partie du sud et du sud-ouest sont désormais concernés, seuls les littoraux échappant à l'alerte.

A 15h00 mardi il faisait 33°C à Strasbourg, 32°C à Paris, 35°C à Lyon, indique Météo-France, qui publiera les maximales en fin de journée. Caractéristiques des canicules, les nuits sont chaudes, avec des températures qui ne descendront pas sous les 19°C à 23°, voire 25 dans de grandes agglomérations. A Paris il faisait 22,6°C mardi à 05h. Au-delà de 20°C, les météorologues parlent de "nuit tropicale".

La fin de l'épisode, dont le pic est attendu jeudi et vendredi, est envisagée dimanche par le nord-ouest, un air plus tempéré gagnant progressivement le pays.

Alors que des membres de l'opposition accusent le gouvernement d'"en faire trop", la ministre de la Santé Agnès Buzyn a assumé cette mobilisation. "Pour tous ceux qui savent, évidemment on en fait trop, mais si je peux éviter des morts inutiles, je continue à communiquer sur la prévention", a-t-elle déclaré sur LCI.

La ministre a expliqué qu'elle allait "conseiller" à ses collègues masculins du gouvernement de renoncer temporairement à la cravate. "La climatisation vous protège mais elle participe au réchauffement climatique, elle utilise de l'électricité et donc on a intérêt à ne pas trop climatiser et à changer notre code vestimentaire", a-t-elle argumenté.

Selon une étude internationale parue lundi, le réchauffement va générer mondialement des besoins en énergie accrus, pour les climatiseurs notamment, de +25 à +60% d'ici à la moitié du siècle. Alors que les pics de pollution à l'ozone sont favorisés par la chaleur, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé une réforme du déclenchement de la circulation alternée en Ile-de-France, "automatisé" en cas de dépassement des seuils limites de polluants atmosphériques.

Cette vague de chaleur venue du Sahara ravive le souvenir de l'épisode d'août 2003, qui avait généré une surmortalité de 15.000 personnes sur plus de 15 jours (plus de 70.000 en Europe). Il s'agit d'un épisode sans précédent par son intensité et sa précocité, et ce depuis 1947 et l'établissement de relevés détaillés, souligne Météo-France.

La canicule, qui implique au moins trois jours et trois nuits au-delà d'un certain seuil de température (différent selon les régions), devrait s'étendre au-delà du week-end au moins sur une large moitié du sud-est, selon Météo-France. Aucune région ne devrait être épargnée par les pics, y compris le nord-ouest en fin de semaine.

Douze départements supplémentaires ont été placés par Météo-France en vigilance "orange", s'ajoutant aux 53 concernés depuis lundi par l'événement, une canicule précoce que le pays devrait cependant voir se répéter à l'avenir avec le réchauffement planétaire. Ile-de-France, Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire et une partie du sud et du sud-ouest sont désormais concernés, seuls les littoraux échappant à l'alerte.A 15h00 mardi il faisait 33°C à Strasbourg, 32°C à Paris, 35°C à Lyon, indique Météo-France, qui publiera les maximales en fin de journée. Caractéristiques des canicules, les nuits sont chaudes, avec des températures qui ne descendront pas sous les 19°C à 23°, voire 25 dans de grandes agglomérations. A Paris il faisait 22,6°C mardi à 05h. Au-delà de 20°C, les météorologues parlent de "nuit tropicale".La fin de l'épisode, dont le pic est attendu jeudi et vendredi, est envisagée dimanche par le nord-ouest, un air plus tempéré gagnant progressivement le pays. Alors que des membres de l'opposition accusent le gouvernement d'"en faire trop", la ministre de la Santé Agnès Buzyn a assumé cette mobilisation. "Pour tous ceux qui savent, évidemment on en fait trop, mais si je peux éviter des morts inutiles, je continue à communiquer sur la prévention", a-t-elle déclaré sur LCI. La ministre a expliqué qu'elle allait "conseiller" à ses collègues masculins du gouvernement de renoncer temporairement à la cravate. "La climatisation vous protège mais elle participe au réchauffement climatique, elle utilise de l'électricité et donc on a intérêt à ne pas trop climatiser et à changer notre code vestimentaire", a-t-elle argumenté.Selon une étude internationale parue lundi, le réchauffement va générer mondialement des besoins en énergie accrus, pour les climatiseurs notamment, de +25 à +60% d'ici à la moitié du siècle. Alors que les pics de pollution à l'ozone sont favorisés par la chaleur, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé une réforme du déclenchement de la circulation alternée en Ile-de-France, "automatisé" en cas de dépassement des seuils limites de polluants atmosphériques.Cette vague de chaleur venue du Sahara ravive le souvenir de l'épisode d'août 2003, qui avait généré une surmortalité de 15.000 personnes sur plus de 15 jours (plus de 70.000 en Europe). Il s'agit d'un épisode sans précédent par son intensité et sa précocité, et ce depuis 1947 et l'établissement de relevés détaillés, souligne Météo-France.La canicule, qui implique au moins trois jours et trois nuits au-delà d'un certain seuil de température (différent selon les régions), devrait s'étendre au-delà du week-end au moins sur une large moitié du sud-est, selon Météo-France. Aucune région ne devrait être épargnée par les pics, y compris le nord-ouest en fin de semaine.