Au deuxième jour de son audition en vue de sa confirmation par le Sénat, le magistrat a même assuré qu'il n'aurait aucune réticence à juger, le cas échéant, le président Trump.

"Personne n'est au-dessus de la loi", a dit M. Gorsuch qui, ayant été nommé à vie à l'âge de 49 ans, pourrait siéger à la Cour suprême durant des décennies.

Il a toutefois refusé de donner son opinion sur le très controversé décret anti-immigration du président républicain, actuellement suspendu par un juge fédéral. "Je ne peux être impliqué dans des sujets politiques", a-t-il martelé.

Interrogé sur de récentes attaques de M. Trump contre l'institution judiciaire, M. Gorsuch s'en est tenu à une déclaration générale, sans mentionner le président.

"Quand quiconque critique l'honnêteté, l'intégrité ou les motivations d'un juge fédéral, je trouve cela démotivant. Je trouve cela démoralisant", a-t-il dit.

Sans se départir de sa politesse et sans hausser le ton, le magistrat a clairement affiché sa stratégie pour ce grand oral marathon: garder ses convictions secrètes, au nom de l'indépendance qu'il devra incarner au sein de la plus haute juridiction américaine. Quitte à frustrer son auditoire. Il est ainsi resté évasif sur le mariage homosexuel ou la contraception.

Partisan de la peine de mort, Neil Gorsuch, 49 ans, défend beaucoup d'autres thèmes chers à l'Amérique conservatrice en matière de famille ou de religion.

"Si je commençais à livrer des indices sur comment je jugerais, ce serait le début de la fin", a déclaré le magistrat.

Au deuxième jour de son audition en vue de sa confirmation par le Sénat, le magistrat a même assuré qu'il n'aurait aucune réticence à juger, le cas échéant, le président Trump. "Personne n'est au-dessus de la loi", a dit M. Gorsuch qui, ayant été nommé à vie à l'âge de 49 ans, pourrait siéger à la Cour suprême durant des décennies. Il a toutefois refusé de donner son opinion sur le très controversé décret anti-immigration du président républicain, actuellement suspendu par un juge fédéral. "Je ne peux être impliqué dans des sujets politiques", a-t-il martelé. Interrogé sur de récentes attaques de M. Trump contre l'institution judiciaire, M. Gorsuch s'en est tenu à une déclaration générale, sans mentionner le président. "Quand quiconque critique l'honnêteté, l'intégrité ou les motivations d'un juge fédéral, je trouve cela démotivant. Je trouve cela démoralisant", a-t-il dit. Sans se départir de sa politesse et sans hausser le ton, le magistrat a clairement affiché sa stratégie pour ce grand oral marathon: garder ses convictions secrètes, au nom de l'indépendance qu'il devra incarner au sein de la plus haute juridiction américaine. Quitte à frustrer son auditoire. Il est ainsi resté évasif sur le mariage homosexuel ou la contraception. Partisan de la peine de mort, Neil Gorsuch, 49 ans, défend beaucoup d'autres thèmes chers à l'Amérique conservatrice en matière de famille ou de religion. "Si je commençais à livrer des indices sur comment je jugerais, ce serait le début de la fin", a déclaré le magistrat.