Depuis quelque temps la rumeur circulait que Jared Kushner, qui fête son 36e anniversaire ce mardi, jouerait un rôle à la Maison-Blanche. Elle s'est encore précisée quand Kushner et son épouse Ivanka Trump ont acheté une maison à Washington, pour un prix estimé à 5,5 millions de dollars.

Aujourd'hui, la nouvelle a été officiellement confirmée, d'abord par l'équipe de transition de Trump, ensuite par l'avocate de Kushner et finalement par Trump lui-même.

"Il a été un atout énorme et un conseiller fiable pendant toute la campagne et la période de transition et je suis fier qu'il joue un rôle clé dans mon gouvernement", a déclaré le président élu. "Il a très bien réussi en affaires et en politique. Il sera d'une valeur inestimable dans mon équipe pour lancer mon programme ambitieux et le réaliser".

D'après les médias américains, Donald Trump tient à donner un rôle à son gendre parce qu'il "ne doute jamais" de son soutien. Dans ses entreprises aussi, Trump a toujours impliqué ses proches. Manifestement, Kushner était également enthousiaste à l'idée de jouer ce rôle.

En tant que conseiller, Kushner sera notamment impliqué dans le commerce (et les traités de libre-échange) et dans les rapports au Moyen-Orient et avec Israël (Kushner est juif orthodoxe).

Contrairement aux ministres, un conseiller n'a pas besoin d'approbation du Sénat, même s'il y a moyen de lui faire obstacle pour des motifs éthiques.

Bobby Kennedy

Pour beaucoup, ce rôle échu à Kushner, et éventuellement à Ivanka, va à l'encontre de la loi anti-népotisme de 1967. Cette loi est entrée en vigueur quand le président John Kennedy a nommé Bobby Kennedy, son frère peu expérimenté en la matière, au poste de ministre de la Justice. Certaines décisions peuvent donner l'impression que Bobby Kennedy pensait davantage au bien-être de son frère que celui de son pays. La loi de 1967 devait stipuler que les liens personnels doivent être subordonnés à l'intérêt du pays et prévoyait les mêmes limites pour la famille par alliance. Depuis, le président n'a pas le droit de désigner des membres de sa famille pour une agence ou un service pour lequel il a son mot à dire. Or, comme dans le cas présent, aucun service ou agence n'est impliqué, c'est un cas douteux.

Non payé

Kushner a joué un rôle important dans la campagne électorale de son beau-père, d'abord en matière d'acquisition et de traitement d'informations, avant d'élargir ses compétences. Il était au moins au niveau des leaders de campagne Stephen Bannon et Kellyanne Conway, mais selon certains il était même plus influent - précisément parce qu'il jouissait de la pleine confiance du candidat.

D'après son avocate Jamie S. Gorelick, Kushner, qui gère un empire immobilier comme son beau-père, et qui possède l'hebdomadaire New York Observer, démissionnera de son entreprise, se "défera d'une part substantielle" de ses propriétés et ne se fera pas payer pour ses travaux de conseiller. Toujours selon son avocate, il vendra sa partie de son entreprise familiale à son frère ou l'intégrera dans un trust dirigé par sa mère. Son père qui a subi une peine de prison (il a essayé d'empêcher sa soeur et son beau-frère de témoigner contre lui en envoyant une prostituée à son beau-frère et en filmant la rencontre), ne peut remplir de rôle officiel.

"Trouble"

L'entreprise des Kushner est en négociations pour un contrat chinois -impliquant selon The New York Times une entreprise "en liens étroits" avec le gouvernement chinois.

Gorelick, son avocate, déclare qu'on peut certainement opposer des arguments à sa nomination, mais que les arguments en sa faveur sont "meilleurs". Comme il ne dirigera pas de service, et qu'il ne sera pas payé, elle estime que la loi ne s'applique pas à son cas.

Et Norman L. Eisen, l'avocat qui devait veiller aux normes sous Obama, déclare que la désignation de Kushner sous la législation anti-népotisme est possible, mais que pour lui l'affaire est tout de même "trouble".

La précédente grande controverse sous la loi sur le népotisme concernait Hillary Clinton, engagée au début des années 90 par son époux et président Bill Clinton pour réformer les soins de santé. Sa nomination a été contestée par les républicains parce que contrairement à la loi de 1967, mais il n'y a jamais eu de jugement décisif.

Depuis quelque temps la rumeur circulait que Jared Kushner, qui fête son 36e anniversaire ce mardi, jouerait un rôle à la Maison-Blanche. Elle s'est encore précisée quand Kushner et son épouse Ivanka Trump ont acheté une maison à Washington, pour un prix estimé à 5,5 millions de dollars.Aujourd'hui, la nouvelle a été officiellement confirmée, d'abord par l'équipe de transition de Trump, ensuite par l'avocate de Kushner et finalement par Trump lui-même."Il a été un atout énorme et un conseiller fiable pendant toute la campagne et la période de transition et je suis fier qu'il joue un rôle clé dans mon gouvernement", a déclaré le président élu. "Il a très bien réussi en affaires et en politique. Il sera d'une valeur inestimable dans mon équipe pour lancer mon programme ambitieux et le réaliser". D'après les médias américains, Donald Trump tient à donner un rôle à son gendre parce qu'il "ne doute jamais" de son soutien. Dans ses entreprises aussi, Trump a toujours impliqué ses proches. Manifestement, Kushner était également enthousiaste à l'idée de jouer ce rôle. En tant que conseiller, Kushner sera notamment impliqué dans le commerce (et les traités de libre-échange) et dans les rapports au Moyen-Orient et avec Israël (Kushner est juif orthodoxe). Contrairement aux ministres, un conseiller n'a pas besoin d'approbation du Sénat, même s'il y a moyen de lui faire obstacle pour des motifs éthiques. Bobby KennedyPour beaucoup, ce rôle échu à Kushner, et éventuellement à Ivanka, va à l'encontre de la loi anti-népotisme de 1967. Cette loi est entrée en vigueur quand le président John Kennedy a nommé Bobby Kennedy, son frère peu expérimenté en la matière, au poste de ministre de la Justice. Certaines décisions peuvent donner l'impression que Bobby Kennedy pensait davantage au bien-être de son frère que celui de son pays. La loi de 1967 devait stipuler que les liens personnels doivent être subordonnés à l'intérêt du pays et prévoyait les mêmes limites pour la famille par alliance. Depuis, le président n'a pas le droit de désigner des membres de sa famille pour une agence ou un service pour lequel il a son mot à dire. Or, comme dans le cas présent, aucun service ou agence n'est impliqué, c'est un cas douteux. Non payé Kushner a joué un rôle important dans la campagne électorale de son beau-père, d'abord en matière d'acquisition et de traitement d'informations, avant d'élargir ses compétences. Il était au moins au niveau des leaders de campagne Stephen Bannon et Kellyanne Conway, mais selon certains il était même plus influent - précisément parce qu'il jouissait de la pleine confiance du candidat. D'après son avocate Jamie S. Gorelick, Kushner, qui gère un empire immobilier comme son beau-père, et qui possède l'hebdomadaire New York Observer, démissionnera de son entreprise, se "défera d'une part substantielle" de ses propriétés et ne se fera pas payer pour ses travaux de conseiller. Toujours selon son avocate, il vendra sa partie de son entreprise familiale à son frère ou l'intégrera dans un trust dirigé par sa mère. Son père qui a subi une peine de prison (il a essayé d'empêcher sa soeur et son beau-frère de témoigner contre lui en envoyant une prostituée à son beau-frère et en filmant la rencontre), ne peut remplir de rôle officiel."Trouble" L'entreprise des Kushner est en négociations pour un contrat chinois -impliquant selon The New York Times une entreprise "en liens étroits" avec le gouvernement chinois.Gorelick, son avocate, déclare qu'on peut certainement opposer des arguments à sa nomination, mais que les arguments en sa faveur sont "meilleurs". Comme il ne dirigera pas de service, et qu'il ne sera pas payé, elle estime que la loi ne s'applique pas à son cas. Et Norman L. Eisen, l'avocat qui devait veiller aux normes sous Obama, déclare que la désignation de Kushner sous la législation anti-népotisme est possible, mais que pour lui l'affaire est tout de même "trouble".La précédente grande controverse sous la loi sur le népotisme concernait Hillary Clinton, engagée au début des années 90 par son époux et président Bill Clinton pour réformer les soins de santé. Sa nomination a été contestée par les républicains parce que contrairement à la loi de 1967, mais il n'y a jamais eu de jugement décisif.