Le mur que le président Trump souhaite ériger entre les Etats-Unis et le Mexique pourrait bien coûter (beaucoup) plus cher que prévu. Durant sa campagne électorale, Donald Trump avait estimé son coût à 12 milliards de dollars. Paul Ryan et Mitch McConnell, chefs de file des républicains à la Chambre et au Sénat, avaient quant à eux avancé un chiffre de l'ordre de 15 milliards.
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Le mur que le président Trump souhaite ériger entre les Etats-Unis et le Mexique pourrait bien coûter (beaucoup) plus cher que prévu. Durant sa campagne électorale, Donald Trump avait estimé son coût à 12 milliards de dollars. Paul Ryan et Mitch McConnell, chefs de file des républicains à la Chambre et au Sénat, avaient quant à eux avancé un chiffre de l'ordre de 15 milliards. Un rapport du Département de la Sécurité Intérieure (DHS), que l'agence Reuters a pu consulter, relève l'estimation à 21,6 milliards de dollars, soit presque le double. Pour comparaison, le programme Apollo, qui a permis aux Etats-Unis d'envoyer des hommes sur la lune, a été évalué à 25,4 milliards de dollars en 1969 (équivalent à environ 170 milliards actuels). Autre point de repère : la fortune personnelle du président est estimée, selon les chiffres révélés par Forbes en novembre 2016, à 3,7 milliards de dollars.Le projet de construction du mur-frontière se fera en plusieurs phases et sur une période d'environ trois ans. La première phase devrait être la plus courte, toujours selon le document, avec la construction de 26 kilomètres de mur près de San Diego (Californie), El Paso (Texas) et dans la vallée du Rio Grande. La deuxième phase prévoit 242 kilomètres de mur dans la vallée du Rio Grande, à Laredo, El Paso et Big Bend, au Texas et Tucson (Arizona). La troisième et dernière étape bouclerait 1728 kilomètres de frontières, les lieux précis n'ayant pas été spécifiés.Les montants évoqués dans le rapport comprennent uniquement les coûts de construction, mais pas, par exemple, les coûts d'éventuels combats judiciaires sur le sujet ou des barrières naturelles (montagnes, sol où il est impossible de bâtir,...) qui pourraient faire modifier les plans initiaux. Contactée par Reuters, une porte-parole du DHS s'est refusée à tout commentaire sur ces chiffres. Une représentante de la Maison-Blanche trouve qu'il est "prématuré" d'évoquer un rapport qui n'a pas encore été présenté officiellement. Les conclusions doivent être exposées dans les jours qui viennent au secrétaire de la Sécurité Intérieure, John Kelly. Le président américain a très vite confirmé, après son investiture, que la construction de ce mur à la frontière américano-mexicaine aurait bien lieu. Le but de cette séparation est de réduire l'immigration provenant de ce pays. Donald Trump a également insisté pour que le projet soit entièrement financé par le Mexique. Enrique Peña Nieto, le président mexicain, a rapidement fait savoir que son pays ne paierait pas le mur. "D'une manière ou d'une autre, et il y a plusieurs façons, le Mexique nous remboursera (...), que ce soit à travers une taxe ou un paiement, c'est moins probable que ce soit un paiement" avait notamment assuré Trump juste avant sa prise de fonction.