Plus de 447.030 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 182 pays et territoires depuis le début de l'épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. Parmi ces cas, au moins 104.300 sont aujourd'hui considérés comme guéris.

Depuis le comptage réalisé la veille à 19H00 GMT, 2.341 nouveaux décès et 43.010 nouveaux cas ont été recensés dans le monde.

Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès en 24 heures sont l'Espagne avec 738 nouveaux morts, l'Italie (683) et la France (231).

L'Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, compte 7.503 morts pour 74.386 cas. 683 décès et 5.210 nouveaux cas y ont été annoncés mercredi. 9.362 personnes sont considérées comme guéries par les autorités italiennes.

"Beaucoup de collègues pleurent parce que des gens meurent seuls sans avoir revu leur famille et nous avons à peine le temps de leur tenir compagnie", Guillen del Barrio, infirmier dans un hôpital saturé de Madrid

Après l'Italie, les pays les plus touchés sont l'Espagne avec 3.434 morts pour 47.610 cas, la Chine continentale avec 3.281 morts (81.218 cas), l'Iran avec 2.077 morts (27.017 cas), et la France avec 1.331 morts (25.233 cas).

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l'épidémie a débuté fin décembre, a dénombré au total 81.218 cas (47 nouveaux entre mardi et mercredi), dont 3.281 décès (4 nouveaux), et 73.159 guérisons.

Depuis mardi à 19H00 GMT, la Jamaïque, le Cameroun, l'Estonie et le Niger ont annoncé les premiers décès liés au virus sur leur sol. la Guinée-Bissau, le Laos, le Mali, la Libye, le Belize, la Grenade et la Dominique, ont annoncé le diagnostic de premiers cas.

L'Europe totalisait mercredi à 19H00 GMT 239.912 cas (13.824 décès), l'Asie 99.927 cas (3.596 décès), les Etats-Unis et le Canada 62.194 cas (854 décès), le Moyen-Orient 32.182 cas (2.123 décès), l'Amérique latine et les Caraïbes 7.529 cas (124 décès), l'Océanie 2.656 cas (9 décès) et l'Afrique 2.631 cas (69 décès).

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l'AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une "bombe sanitaire" dans de nombreux pays

Deuxième pays le plus peuplé du monde derrière la Chine, l'Inde - 1,3 milliard d'habitants - est entrée à son tour mercredi dans le confinement. 519 cas, dont 10 mortels, y ont été recensés.

Dans les rues vides de New Delhi, le pépiement des oiseaux a remplacé l'habituelle cacophonie de klaxons et de cris. A Bombay, un marchand de légumes, Rafiq Ansari, s'inquiète de futures "pénuries" car il est "de plus en plus difficile de s'approvisionner".

La Colombie et ses 48 millions d'habitants sont eux aussi entrés en confinement général obligatoire mercredi.

Et l'Iran, l'un des pays les plus affectés avec 2.077 morts recencés, s'apprête à interdire, d'ici vendredi, la circulation entre les villes du pays.

En Arabie saoudite, Ryad et les deux villes saintes de Médine et La Mecque sont désormais en quarantaine et le couvre-feu déjà en vigueur a été allongé.

Le président russe Vladimir Poutine a de son côté décrété la semaine prochaine chômée et appelé à la population à "rester à la maison", sans toutefois l'ordonner. Il a aussi reporté un vote populaire prévu en avril sur une réforme constitutionnelle. Deux premiers décès ont été annoncés mercredi en Russie.

Mais le confinement est souvent compliqué à mettre en oeuvre. Comme dans le camp de migrants de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, le plus important d'Europe, la pandémie fait craindre une "bombe sanitaire". "On nous a dit de ne pas sortir de nos tentes et de ne pas nous rassembler en groupes, mais c'est impossible à Moria", explique un migrant somalien, Ibrahim Mohament Hussein.

En Chine toutefois, où le nombre de nouvelles contaminations locales était proche de zéro ces derniers jours, les restrictions drastiques imposées depuis des mois dans la province du Hubei, épicentre de la pandémie, ont été levées mercredi, sauf dans la capitale régionale Wuhan. Cela a provoqué des embouteillages et une ruée sur les trains et autocars.

"Corona bonds"

Pour tenter d'enrayer les ravages économiques de la pandémie, la Maison Blanche et le Sénat américain ont trouvé un accord sur un plan destiné à mobiliser 2.000 milliards de dollars en soutien à la première économie du monde.

L'annonce a redonné mercredi brièvement des couleurs aux bourses en Asie, en Europe, puis à New York. Mais les bourses européennes ont terminé la séance en ordre dispersé tandis que Wall Street est repassée dans le rouge.

L'Allemagne a elle adopté un arsenal de mesures représentant presque 1.100 milliards d'euros pour soutenir entreprises, travailleurs et système de santé.

Les dirigeants de neuf pays de l'UE, dont le Français Emmanuel Macron et l'Italien Giuseppe Conte, ont eux appelé à la création de "corona bonds", un "instrument de dette commun émis par une institution européenne", afin de disposer de fonds importants face à la crise sanitaire.

Dans les pays pauvres, les plus précaires sont touchés, et des secteurs entiers menacés. Au Kenya, par exemple les exportations de roses vers l'Europe s'effondrent, menaçant de ruiner un secteur prometteur. "C'est tellement triste. C'est comme jeter de l'argent au sol", se lamente Sarah, une employée horticole kényane devant des brassées de fleurs splendides envoyées à la décharge.

En Afrique, la maladie Covid-19 a en outre officiellement atteint le Mali et la Libye, deux pays où la guerre aiguise encore l'inquiétude suscitée par les limites des systèmes sanitaires face à l'émergence progressive de la maladie.

L'ONU s'inquiète également que le virus fasse des "ravages" dans les prisons et appelle à la libération de détenus à travers le monde.

Rare effet positif du confinement: la pollution de l'air diminue en Italie, un phénomène que l'on retrouve également dans le reste de l'Europe, selon l'Agence européenne de l'environnement.

Plus de 447.030 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 182 pays et territoires depuis le début de l'épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. Parmi ces cas, au moins 104.300 sont aujourd'hui considérés comme guéris.Depuis le comptage réalisé la veille à 19H00 GMT, 2.341 nouveaux décès et 43.010 nouveaux cas ont été recensés dans le monde.Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès en 24 heures sont l'Espagne avec 738 nouveaux morts, l'Italie (683) et la France (231).L'Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, compte 7.503 morts pour 74.386 cas. 683 décès et 5.210 nouveaux cas y ont été annoncés mercredi. 9.362 personnes sont considérées comme guéries par les autorités italiennes.Après l'Italie, les pays les plus touchés sont l'Espagne avec 3.434 morts pour 47.610 cas, la Chine continentale avec 3.281 morts (81.218 cas), l'Iran avec 2.077 morts (27.017 cas), et la France avec 1.331 morts (25.233 cas).La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l'épidémie a débuté fin décembre, a dénombré au total 81.218 cas (47 nouveaux entre mardi et mercredi), dont 3.281 décès (4 nouveaux), et 73.159 guérisons.Depuis mardi à 19H00 GMT, la Jamaïque, le Cameroun, l'Estonie et le Niger ont annoncé les premiers décès liés au virus sur leur sol. la Guinée-Bissau, le Laos, le Mali, la Libye, le Belize, la Grenade et la Dominique, ont annoncé le diagnostic de premiers cas.L'Europe totalisait mercredi à 19H00 GMT 239.912 cas (13.824 décès), l'Asie 99.927 cas (3.596 décès), les Etats-Unis et le Canada 62.194 cas (854 décès), le Moyen-Orient 32.182 cas (2.123 décès), l'Amérique latine et les Caraïbes 7.529 cas (124 décès), l'Océanie 2.656 cas (9 décès) et l'Afrique 2.631 cas (69 décès).Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l'AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Une "bombe sanitaire" dans de nombreux paysDeuxième pays le plus peuplé du monde derrière la Chine, l'Inde - 1,3 milliard d'habitants - est entrée à son tour mercredi dans le confinement. 519 cas, dont 10 mortels, y ont été recensés.Dans les rues vides de New Delhi, le pépiement des oiseaux a remplacé l'habituelle cacophonie de klaxons et de cris. A Bombay, un marchand de légumes, Rafiq Ansari, s'inquiète de futures "pénuries" car il est "de plus en plus difficile de s'approvisionner".La Colombie et ses 48 millions d'habitants sont eux aussi entrés en confinement général obligatoire mercredi.Et l'Iran, l'un des pays les plus affectés avec 2.077 morts recencés, s'apprête à interdire, d'ici vendredi, la circulation entre les villes du pays.En Arabie saoudite, Ryad et les deux villes saintes de Médine et La Mecque sont désormais en quarantaine et le couvre-feu déjà en vigueur a été allongé.Le président russe Vladimir Poutine a de son côté décrété la semaine prochaine chômée et appelé à la population à "rester à la maison", sans toutefois l'ordonner. Il a aussi reporté un vote populaire prévu en avril sur une réforme constitutionnelle. Deux premiers décès ont été annoncés mercredi en Russie.Mais le confinement est souvent compliqué à mettre en oeuvre. Comme dans le camp de migrants de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, le plus important d'Europe, la pandémie fait craindre une "bombe sanitaire". "On nous a dit de ne pas sortir de nos tentes et de ne pas nous rassembler en groupes, mais c'est impossible à Moria", explique un migrant somalien, Ibrahim Mohament Hussein.En Chine toutefois, où le nombre de nouvelles contaminations locales était proche de zéro ces derniers jours, les restrictions drastiques imposées depuis des mois dans la province du Hubei, épicentre de la pandémie, ont été levées mercredi, sauf dans la capitale régionale Wuhan. Cela a provoqué des embouteillages et une ruée sur les trains et autocars. "Corona bonds"Pour tenter d'enrayer les ravages économiques de la pandémie, la Maison Blanche et le Sénat américain ont trouvé un accord sur un plan destiné à mobiliser 2.000 milliards de dollars en soutien à la première économie du monde.L'annonce a redonné mercredi brièvement des couleurs aux bourses en Asie, en Europe, puis à New York. Mais les bourses européennes ont terminé la séance en ordre dispersé tandis que Wall Street est repassée dans le rouge.L'Allemagne a elle adopté un arsenal de mesures représentant presque 1.100 milliards d'euros pour soutenir entreprises, travailleurs et système de santé. Les dirigeants de neuf pays de l'UE, dont le Français Emmanuel Macron et l'Italien Giuseppe Conte, ont eux appelé à la création de "corona bonds", un "instrument de dette commun émis par une institution européenne", afin de disposer de fonds importants face à la crise sanitaire.Dans les pays pauvres, les plus précaires sont touchés, et des secteurs entiers menacés. Au Kenya, par exemple les exportations de roses vers l'Europe s'effondrent, menaçant de ruiner un secteur prometteur. "C'est tellement triste. C'est comme jeter de l'argent au sol", se lamente Sarah, une employée horticole kényane devant des brassées de fleurs splendides envoyées à la décharge.En Afrique, la maladie Covid-19 a en outre officiellement atteint le Mali et la Libye, deux pays où la guerre aiguise encore l'inquiétude suscitée par les limites des systèmes sanitaires face à l'émergence progressive de la maladie.L'ONU s'inquiète également que le virus fasse des "ravages" dans les prisons et appelle à la libération de détenus à travers le monde.Rare effet positif du confinement: la pollution de l'air diminue en Italie, un phénomène que l'on retrouve également dans le reste de l'Europe, selon l'Agence européenne de l'environnement.