Cet hommage s'est déroulé en présence de la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen, qui accuse le gouvernement de laxisme dans la lutte antiterroriste, et du centriste Emmanuel Macron, tous deux en lice pour le second tour de la présidentielle le 7 mai.

En évoquant la journée au cours de laquelle Xavier Jugelé, 37 ans, a été tué dans une attaque revendiquée par l'organisation Etat islamique, son compagnon, Etienne Cardiles, a raconté être "rentré le soir sans toi, avec une douleur extrême et profonde qui s'apaisera peut-être un jour".

"Cette douleur m'a donné le sentiment d'être plus proche que jamais de tes camarades qui souffrent, comme toi silencieusement, comme moi silencieusement. Pour ce qui me concerne, je souffre sans haine", a déclaré M. Cardiles.

Cette formule avait déjà été choisie par le mari d'une victime des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts). "Vous n'aurez pas ma haine", avait écrit Antoine Leiris après le carnage dans un message qui avait fait le tour du monde.

"Lorsque sont parus les premiers messages informant les Parisiens qu'un événement grave était en cours sur les Champs-Elysées et qu'un policier avait perdu la vie, une petite voix m'a dit que c'était toi et elle m'a rappelé cette formule généreuse ou guérisseuse: vous n'aurez pas ma haine", a raconté Etienne Cardiles.

"Cette haine, Xavier, je ne l'ai pas parce qu'elle ne te ressemble pas, parce qu'elle ne correspond en rien à ce qui faisait battre ton coeur", a poursuivi son compagnon.

Son discours, prononcé dans la cour de la préfecture de police de Paris, a été suivi de celui du président sortant François Hollande, qui a rappelé le tribut payé par les forces de l'ordre au cours de la série d'attentats sans précédent ayant frappé la France. Cinq policiers ont été tués.

Cet hommage s'est déroulé en présence de la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen, qui accuse le gouvernement de laxisme dans la lutte antiterroriste, et du centriste Emmanuel Macron, tous deux en lice pour le second tour de la présidentielle le 7 mai.En évoquant la journée au cours de laquelle Xavier Jugelé, 37 ans, a été tué dans une attaque revendiquée par l'organisation Etat islamique, son compagnon, Etienne Cardiles, a raconté être "rentré le soir sans toi, avec une douleur extrême et profonde qui s'apaisera peut-être un jour"."Cette douleur m'a donné le sentiment d'être plus proche que jamais de tes camarades qui souffrent, comme toi silencieusement, comme moi silencieusement. Pour ce qui me concerne, je souffre sans haine", a déclaré M. Cardiles.Cette formule avait déjà été choisie par le mari d'une victime des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts). "Vous n'aurez pas ma haine", avait écrit Antoine Leiris après le carnage dans un message qui avait fait le tour du monde."Lorsque sont parus les premiers messages informant les Parisiens qu'un événement grave était en cours sur les Champs-Elysées et qu'un policier avait perdu la vie, une petite voix m'a dit que c'était toi et elle m'a rappelé cette formule généreuse ou guérisseuse: vous n'aurez pas ma haine", a raconté Etienne Cardiles."Cette haine, Xavier, je ne l'ai pas parce qu'elle ne te ressemble pas, parce qu'elle ne correspond en rien à ce qui faisait battre ton coeur", a poursuivi son compagnon.Son discours, prononcé dans la cour de la préfecture de police de Paris, a été suivi de celui du président sortant François Hollande, qui a rappelé le tribut payé par les forces de l'ordre au cours de la série d'attentats sans précédent ayant frappé la France. Cinq policiers ont été tués.