"Nous sommes présents dans toutes les zones où nous l'étions par le passé. Nous sommes toujours là, mais nous n'avons plus besoin d'être aussi nombreux s'il n'y a plus de besoin réel", a-t-il déclaré lors d'une interview diffusée sur la chaîne de télévision al-Manar, organe de la puissante formation chiite.

Mais "s'il devait y avoir un besoin d'y retourner, tous ceux qui y étaient reviendraient" en Syrie, a-t-il ajouté à propos des membres du Hezbollah qui combattent dans ce pays voisin du Liban depuis 2013.

Il n'a pas donné de détails sur l'ampleur de la réduction du nombre de combattants.

Soutenu par la Russie mais aussi par l'Iran et le Hezbollah libanais, le pouvoir syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux djihadistes ces deux dernières années, jusqu'à reprendre le contrôle de près des deux-tiers du territoire.

M. Nasrallah a d'autre part affirmé que le Hezbollah n'était pas impliqué dans les combats qui ravagent la province d'Idleb dans le nord-ouest du pays.

Ces dernières semaines, cette région, qui échappe encore au contrôle de Damas et est majoritairement tenue par le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, a fait l'objet de violents combats et de multiples raids aériens du régime et de son allié russe.

Depuis fin avril, plus de 580 civils sont morts dans des bombardements russes ou syriens, et 45 en raison de tirs rebelles ou djihadistes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, qui dispose d'un large réseau de sources dans la Syrie en guerre.

Le chef du Hezbollah s'est exprimé trois jours après l'annonce par Washington de sanctions visant des élus du mouvement, considéré par les Etats-Unis comme une organisation "terroriste".

Les Etats-Unis ont sanctionné mardi deux députés du Hezbollah accusés d'"exploiter le système politique et financier" du Liban au profit du mouvement chiite et de l'Iran, visant pour la première fois des élus du parti.