L'ambassadeur du Burundi, convoqué vendredi par le chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a confirmé que son gouvernement avait demandé le remplacement de M. Gedopt, a précisé le porte-parole du département, Didier Vanderhasselt, à l'agence Belga. Plus tôt dans la journée, Radio France International (RFI) avait indiqué, citant une source officielle burundaise, que le Burundi avait retiré son agrément à l'ambassadeur de Belgique à Bujumbura, Marc Gedopt, en raison d'"une dégradation de confiance" entre les deux pays.

Le retrait d'agrément de M. Gedopt serait dû à "une dégradation de confiance", a ajouté RFI. "Cela a pour but de renforcer notre relation avec la Belgique", a assuré la source officielle burundaise citée par la chaîne publique française. Le ministre belge de la Coopération au développement, Alexander de Croo, avait annoncé vendredi dernier la suspension d'une série de projets de développement au Burundi pour intensifier la pression politique et mener les dirigeants burundais à la table de négociation avec l'opposition, alors que le pays est plongé dans une crise politique après la réélection contestée du président Pierre Nkurunziza, en juillet, pour un troisième mandat.

Cette décision concernait potentiellement plusieurs dizaines de millions d'euros de projets de coopération, dans l'attente de l'ouverture de négociations entre l'Union européenne et Bujumbura dans le cadre de l'article 96 de l'accord de Cotonou, conclu entre l'UE et les 77 Etats du groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Ces négociations pourraient aboutir à un arrêt de toute coopération, alors que l'Union européenne vient d'adopter des sanctions contre quatre Burundais impliqués dans la répression contre les manifestants qui s'opposaient à un troisième mandat du président Nkurunziza.

La candidature du chef de l'Etat - au pouvoir depuis 2005 au sortir d'une longue guerre civile - fin avril à un troisième mandat a plongé le Burundi dans une grave crise, marquée par des manifestations étouffées via une sanglante répression, et par une tentative déjouée de coup d'Etat militaire.

Les principaux responsables de l'opposition et de la société civile burundaise considèrent ce troisième mandat contraire à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile au Burundi qui fit 300.000 morts entre 1993 et 2006. L'opposition avait boycotté l'élection qui a reconduit M. Nkurunziza au pouvoir le 21 juillet, lors d'une présidentielle jugée non crédible au niveau international. Les autorités burundaises ont brutalement étouffé mi-juin six semaines de manifestations - interdites et qualifiées d'insurrection - quasi-quotidiennes à Bujumbura et entretemps maté les 13 et 14 mai une tentative de coup d'Etat militaire. Mais les violences n'ont pas cessé, se muant en attaques armées contre la police et en assassinats ou tentatives d'assassinats ciblés de personnalités des deux camps.

L'ambassadeur du Burundi, convoqué vendredi par le chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a confirmé que son gouvernement avait demandé le remplacement de M. Gedopt, a précisé le porte-parole du département, Didier Vanderhasselt, à l'agence Belga. Plus tôt dans la journée, Radio France International (RFI) avait indiqué, citant une source officielle burundaise, que le Burundi avait retiré son agrément à l'ambassadeur de Belgique à Bujumbura, Marc Gedopt, en raison d'"une dégradation de confiance" entre les deux pays. Le retrait d'agrément de M. Gedopt serait dû à "une dégradation de confiance", a ajouté RFI. "Cela a pour but de renforcer notre relation avec la Belgique", a assuré la source officielle burundaise citée par la chaîne publique française. Le ministre belge de la Coopération au développement, Alexander de Croo, avait annoncé vendredi dernier la suspension d'une série de projets de développement au Burundi pour intensifier la pression politique et mener les dirigeants burundais à la table de négociation avec l'opposition, alors que le pays est plongé dans une crise politique après la réélection contestée du président Pierre Nkurunziza, en juillet, pour un troisième mandat. Cette décision concernait potentiellement plusieurs dizaines de millions d'euros de projets de coopération, dans l'attente de l'ouverture de négociations entre l'Union européenne et Bujumbura dans le cadre de l'article 96 de l'accord de Cotonou, conclu entre l'UE et les 77 Etats du groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Ces négociations pourraient aboutir à un arrêt de toute coopération, alors que l'Union européenne vient d'adopter des sanctions contre quatre Burundais impliqués dans la répression contre les manifestants qui s'opposaient à un troisième mandat du président Nkurunziza. La candidature du chef de l'Etat - au pouvoir depuis 2005 au sortir d'une longue guerre civile - fin avril à un troisième mandat a plongé le Burundi dans une grave crise, marquée par des manifestations étouffées via une sanglante répression, et par une tentative déjouée de coup d'Etat militaire. Les principaux responsables de l'opposition et de la société civile burundaise considèrent ce troisième mandat contraire à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile au Burundi qui fit 300.000 morts entre 1993 et 2006. L'opposition avait boycotté l'élection qui a reconduit M. Nkurunziza au pouvoir le 21 juillet, lors d'une présidentielle jugée non crédible au niveau international. Les autorités burundaises ont brutalement étouffé mi-juin six semaines de manifestations - interdites et qualifiées d'insurrection - quasi-quotidiennes à Bujumbura et entretemps maté les 13 et 14 mai une tentative de coup d'Etat militaire. Mais les violences n'ont pas cessé, se muant en attaques armées contre la police et en assassinats ou tentatives d'assassinats ciblés de personnalités des deux camps.