"La réalité est que le Brexit et l'Accord du Vendredi Saint ne sont pas compatibles", a affirmé la responsable politique, qui s'exprimait devant la presse pour sa première venue à Londres depuis qu'elle a pris la succession du leader historique du parti, Gerry Adams, début février. "Que le Brexit soit doux ou dur, il représente une menace évidente et imminente au fonctionnement politique, économique et social de l'Irlande dans sa totalité", a-t-elle ajouté.

Mary Lou McDonald a également critiqué les récentes déclarations de certains parlementaires britanniques pro-Brexit suggérant de revoir l'accord de paix, alors que l'avenir de la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande constitue l'une des questions les plus épineuses des négociations avec Bruxelles.

"Il s'agit à nos yeux d'une position profondément choquante et profondément irresponsable", a-t-elle déclaré.

Elle a mis en garde sur l'introduction d'une frontière physique, exigeant que ce scénario soit évité. "Une telle mesure serait catastrophique en termes de commerce, d'accès aux services, en termes de vie quotidienne pour les populations". Elle a réclamé au contraire un statut spécifique pour l'Irlande du Nord dans tout futur accord régissant les liens entre le Royaume-Uni et l'UE, une option que le gouvernement britannique et son allié au parlement, le Parti unioniste nord-irlandais DUP, rejettent.

Depuis plus d'un an, la province d'Irlande du Nord ne dispose plus d'exécutif local, après que le Sinn Fein et le DUP ont mis fin à un accord de gouvernement sur fond de désaccords politiques.

Malgré des mois de négociations et les interventions répétées de plusieurs ministres et de la Première ministre britannique Theresa May, les deux partis n'ont pas réussi à trouver un terrain d'entente.

"La réalité est que le Brexit et l'Accord du Vendredi Saint ne sont pas compatibles", a affirmé la responsable politique, qui s'exprimait devant la presse pour sa première venue à Londres depuis qu'elle a pris la succession du leader historique du parti, Gerry Adams, début février. "Que le Brexit soit doux ou dur, il représente une menace évidente et imminente au fonctionnement politique, économique et social de l'Irlande dans sa totalité", a-t-elle ajouté. Mary Lou McDonald a également critiqué les récentes déclarations de certains parlementaires britanniques pro-Brexit suggérant de revoir l'accord de paix, alors que l'avenir de la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande constitue l'une des questions les plus épineuses des négociations avec Bruxelles. "Il s'agit à nos yeux d'une position profondément choquante et profondément irresponsable", a-t-elle déclaré. Elle a mis en garde sur l'introduction d'une frontière physique, exigeant que ce scénario soit évité. "Une telle mesure serait catastrophique en termes de commerce, d'accès aux services, en termes de vie quotidienne pour les populations". Elle a réclamé au contraire un statut spécifique pour l'Irlande du Nord dans tout futur accord régissant les liens entre le Royaume-Uni et l'UE, une option que le gouvernement britannique et son allié au parlement, le Parti unioniste nord-irlandais DUP, rejettent. Depuis plus d'un an, la province d'Irlande du Nord ne dispose plus d'exécutif local, après que le Sinn Fein et le DUP ont mis fin à un accord de gouvernement sur fond de désaccords politiques. Malgré des mois de négociations et les interventions répétées de plusieurs ministres et de la Première ministre britannique Theresa May, les deux partis n'ont pas réussi à trouver un terrain d'entente.