Face à la menace terroriste, à son comble après les récentes attaques de Londres et de l'aéroport Orly, près de Paris, la préfecture de police a mis en place des moyens humains exceptionnels avec quelque 3.000 policiers déployés autour de la colline du Capitole, siège de la mairie de Rome, où se déroulera l'essentiel des commémorations.

Des tireurs d'élite, dont le nombre et le positionnement sur les toits ont été gardés secrets, ont aussi été prévus dans ce dispositif trois fois supérieur à ce qu'il est habituellement pour ce type d'événement, selon les organisateurs. Il faut remonter aux obsèques du pape Jean Paul II, en 2005, pour retrouver une organisation d'une telle ampleur, ont-ils précisé.

Au risque d'attentat s'ajoute celui de débordements au cours des différentes manifestations prévues aux abords du centre-ville et réparties tout au long de la journée.

Environ 30.000 personnes devraient battre le pavé romain au sein de quatre cortèges distincts -- à la fois pro et anti-européens - dont deux convergeront vers le Colisée.

Les forces de l'ordre redoutent particulièrement la présence d'une dizaine de milliers de Black blocks --groupes de militants anarchistes ou autonomes-- en provenance d'Allemagne, de Grèce ou de France.

Alors que les contrôles de sécurité ont été renforcés depuis plusieurs jours sur les autoroutes, dans les gares et les grands aéroports italiens, le dispositif atteindra son maximum samedi à Rome avec l'activation de deux périmètres de sécurité, les zones bleue et verte.

Zone tampon

Dans la première, autour du Capitole où se trouveront les dirigeants européens et les délégations diplomatiques, la circulation sera totalement interdite dès 0H30 samedi matin tandis que la seconde, qualifiée de "zone tampon", comptera une vingtaine de point d'accès contrôlés.

Dans les deux zones, une centaine de caméras de surveillance ont été spécialement installées pour permettre l'identification d'éventuels fauteurs de troubles. Le port de casques, chapeaux et autre passe-montagnes est interdit afin d'éviter que les visages puissent être dissimulés.

A compter de vendredi soir minuit, l'accès du centre historique sera interdit aux piétons ne disposant pas d'autorisation tandis que les principaux monuments et sites archéologiques de la zone, dont le Colisée et le Forum romain, resteront fermés.

En ce qui concerne les transports publics, la municipalité, qui a dit vouloir "ne prendre aucun risque", a prévu de réorganiser le trafic en mettant en place des déviations. Des fermetures de stations du métro et des réductions du nombre de ligne en service sont aussi programmées.

La plupart des commerçants du centre-ville ont par ailleurs annoncé qu'ils laisseraient le rideau de leur boutique baissé afin d'éviter d'éventuelles dégradations pendant les manifestations.

Face à la menace terroriste, à son comble après les récentes attaques de Londres et de l'aéroport Orly, près de Paris, la préfecture de police a mis en place des moyens humains exceptionnels avec quelque 3.000 policiers déployés autour de la colline du Capitole, siège de la mairie de Rome, où se déroulera l'essentiel des commémorations.Des tireurs d'élite, dont le nombre et le positionnement sur les toits ont été gardés secrets, ont aussi été prévus dans ce dispositif trois fois supérieur à ce qu'il est habituellement pour ce type d'événement, selon les organisateurs. Il faut remonter aux obsèques du pape Jean Paul II, en 2005, pour retrouver une organisation d'une telle ampleur, ont-ils précisé.Au risque d'attentat s'ajoute celui de débordements au cours des différentes manifestations prévues aux abords du centre-ville et réparties tout au long de la journée.Environ 30.000 personnes devraient battre le pavé romain au sein de quatre cortèges distincts -- à la fois pro et anti-européens - dont deux convergeront vers le Colisée.Les forces de l'ordre redoutent particulièrement la présence d'une dizaine de milliers de Black blocks --groupes de militants anarchistes ou autonomes-- en provenance d'Allemagne, de Grèce ou de France. Alors que les contrôles de sécurité ont été renforcés depuis plusieurs jours sur les autoroutes, dans les gares et les grands aéroports italiens, le dispositif atteindra son maximum samedi à Rome avec l'activation de deux périmètres de sécurité, les zones bleue et verte. Zone tamponDans la première, autour du Capitole où se trouveront les dirigeants européens et les délégations diplomatiques, la circulation sera totalement interdite dès 0H30 samedi matin tandis que la seconde, qualifiée de "zone tampon", comptera une vingtaine de point d'accès contrôlés.Dans les deux zones, une centaine de caméras de surveillance ont été spécialement installées pour permettre l'identification d'éventuels fauteurs de troubles. Le port de casques, chapeaux et autre passe-montagnes est interdit afin d'éviter que les visages puissent être dissimulés.A compter de vendredi soir minuit, l'accès du centre historique sera interdit aux piétons ne disposant pas d'autorisation tandis que les principaux monuments et sites archéologiques de la zone, dont le Colisée et le Forum romain, resteront fermés.En ce qui concerne les transports publics, la municipalité, qui a dit vouloir "ne prendre aucun risque", a prévu de réorganiser le trafic en mettant en place des déviations. Des fermetures de stations du métro et des réductions du nombre de ligne en service sont aussi programmées.La plupart des commerçants du centre-ville ont par ailleurs annoncé qu'ils laisseraient le rideau de leur boutique baissé afin d'éviter d'éventuelles dégradations pendant les manifestations.