Le Parlement turc a adopté dimanche une réforme judiciaire abolissant les tribunaux spéciaux chargés de juger les conspirateurs présumés contre le régime islamo-conservateurs qui dirige le pays depuis 2002.

Les inculpés pourraient du coup éventuellement retrouver la liberté, a-t-on annoncé de source parlementaire.

Le texte, voté tard dimanche après avoir été déposé par le parti de la Justice et du Développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, fait partie d'un paquet d'amendements plus vaste concernant le système judiciaire.

L'objectif est de transformer les tribunaux d'exception créés en 2005 en tribunaux régionaux, qui s'occuperaient des "délits terroristes", a souligné une source proche du gouvernement.

L'AKP s'est toujours heurté à l'establishment militaire favorable à la laïcité qui a renversé trois gouvernements depuis 1960 et en a forcé un quatrième à quitter le pouvoir en 1997.

Pour cette raison, plusieurs centaines de personnes, dont la majorité des officiers d'active ou à la retraite, ont été écroués et inculpés de complots contre le régime depuis 2007. Les tribunaux d'exception, tristement connus pour avoir voulu censurer l'opposition, ont été vivement dénoncés en Turquie et à l'étranger.

On ne sait pas encore dans quelle mesure les suspects incarcérés dans le cadre de la vaste enquête Ergenekon, une affaire antigouvernementale présumée, vont être affectés par cette réforme, mais plusieurs d'entre eux devraient être relâchés tout en continuant d'être jugés, estimait la presse turque lundi. Dans le cadre de ce procès, 300 personnes ont été arrêtées de juin 2007 à novembre 2009 et 194 ont été inculpées à des titres divers.

Le premier ministre, Erdogan avait lui-même critiqué les pouvoirs extraordinaires de ces tribunaux spéciaux évoquant un "État dans l'État".

Le Vif.be avec Belga

Le Parlement turc a adopté dimanche une réforme judiciaire abolissant les tribunaux spéciaux chargés de juger les conspirateurs présumés contre le régime islamo-conservateurs qui dirige le pays depuis 2002. Les inculpés pourraient du coup éventuellement retrouver la liberté, a-t-on annoncé de source parlementaire. Le texte, voté tard dimanche après avoir été déposé par le parti de la Justice et du Développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, fait partie d'un paquet d'amendements plus vaste concernant le système judiciaire.L'objectif est de transformer les tribunaux d'exception créés en 2005 en tribunaux régionaux, qui s'occuperaient des "délits terroristes", a souligné une source proche du gouvernement.L'AKP s'est toujours heurté à l'establishment militaire favorable à la laïcité qui a renversé trois gouvernements depuis 1960 et en a forcé un quatrième à quitter le pouvoir en 1997. Pour cette raison, plusieurs centaines de personnes, dont la majorité des officiers d'active ou à la retraite, ont été écroués et inculpés de complots contre le régime depuis 2007. Les tribunaux d'exception, tristement connus pour avoir voulu censurer l'opposition, ont été vivement dénoncés en Turquie et à l'étranger. On ne sait pas encore dans quelle mesure les suspects incarcérés dans le cadre de la vaste enquête Ergenekon, une affaire antigouvernementale présumée, vont être affectés par cette réforme, mais plusieurs d'entre eux devraient être relâchés tout en continuant d'être jugés, estimait la presse turque lundi. Dans le cadre de ce procès, 300 personnes ont été arrêtées de juin 2007 à novembre 2009 et 194 ont été inculpées à des titres divers. Le premier ministre, Erdogan avait lui-même critiqué les pouvoirs extraordinaires de ces tribunaux spéciaux évoquant un "État dans l'État". Le Vif.be avec Belga