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Le pétrole baisse fortement après la victoire du Brexit

Les cours pétroliers ont fortement baissé vendredi, suivant la débâcle générale des marchés à la suite du vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE), même si ses conséquences n'étaient pas évidentes pour le marché de l'or noir.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en août a perdu 2,47 dollars, soit environ 5%, à 47,64 dollars sur le New York Mercantile Exchange, qui a annoncé son niveau de clôture avec une demi-heure de retard sur l'horaire habituel.

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a reculé de 2,50 dollars, là aussi un déclin de quelque 5%, à 48,41 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

"C'est largement lié à tout ce qui s'est passé depuis hier en Europe, c'est-à-dire le vote britannique pour quitter l'UE", a résumé Bart Melek, de TD Securities. "Cela a attisé les craintes pour la croissance mondiale."

Les marchés financiers étaient dans l'ensemble pris de court vendredi par la victoire du Brexit au référendum de la veille, avec sur les Bourses européennes des chutes du même ordre de grandeur qu'au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008.

En ce qui concerne le pétrole, les investisseurs se demandent "ce qui va se produire (...) en premier lieu pour l'économie mondiale" et donc la demande en énergie, a souligné Gene McGillian, de Tradition Energy.

Autre conséquence de ce scrutin, l'euro et la livre britannique chutaient sur le marché des changes, alors que "le dollar monte au détriment d'actifs comme le pétrole", comme l'a noté M. Melek.

Les échanges pétroliers pâtissent en général de la force du billet vert car ils sont libellés en monnaie américaine et deviennent donc moins intéressants pour les acheteurs munis d'autres devises.

Malgré ce contexte défavorable, les observateurs remarquaient dans l'ensemble que les cours pétroliers limitaient leurs pertes par rapport à des actifs plus directement concernés, comme les actions européennes.

"Même si le marché du pétrole a fortement baissé, il s'est un peu stabilisé et se maintient au-dessus de ses plus bas niveaux de la semaine précédente", a souligné M. McGillian.

"Mais vu les incertitudes, on ne peut vraiment pas établir si (le Brexit) est désormais complètement intégré dans les cours", a-t-il reconnu.

Les dirigeants irlandais rejettent l'idée d'un référendum de réunification

Les dirigeants irlandais et de la province britannique d'Irlande du Nord ont rejeté un appel du Sinn Fein à organiser un référendum sur la réunification de l'île après la décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne.

Le Premier ministre irlandais Enda Kenny a estimé qu'il y avait "des questions bien plus urgentes dans l'immédiat".

Selon les médias irlandais, le Parlement, en vacances actuellement, sera rappelé pour une session d'urgence lundi sur la décision britannique de quitter l'UE.

La Premier ministre d'Irlande du Nord Arlene Foster a aussi rejeté l'idée d'un tel référendum.

L'Irlande du Nord a voté en majorité pour rester dans l'UE, contrairement au Royaume-Uni dans son ensemble. Ce résultat a conduit le Sinn Fein, pro-Europe, à réclamer la tenue du référendum de réunification.

"Nous sommes entraînés dans le sillage d'un vote en Angleterre... Le Sinn Fein va maintenant faire pression pour un référendum sur la frontière", a dit le président du parti Declan Kearney.

La possibilité d'une telle consultation est prévue dans les accords de paix de 1998 qui ont mis fin à des décennies de conflit armé entre républicains et unionistes. Mais avec comme condition qu'il y ait un large soutien de l'opinion publique. "Ce qui n'est pas le cas", a affirmé Mme Foster.

Le MR ne voit pas l'utilité d'un débat à la Chambre avant mardi

Le chef de groupe MR à la Chambre, Denis Ducarme, ne voit pas l'utilité d'un débat à la Chambre avant le sommet européen de mardi. Le Premier ministre Charles Michel a déjà eu l'occasion d'exposer, mercredi et jeudi, au nom du gouvernement sa vision en comité d'avis des questions européennes et en séance plénière, a-t-il rappelé vendredi.

Le président du PS, Elio Di Rupo, et la cheffe de groupe à la Chambre, Laurette Onkelinx, ont réclamé vendredi que la Chambre puisse se réunir en séance plénière afin de donner au premier ministre Charles Michel un mandat qu'il défendra au Conseil européen la semaine prochaine.

"Je m'étonne de la demande de Mme Onkelinx qui devrait savoir que le Premier ministre a déjà répondu par deux fois au parlement sur l'éventualité d'un Brexit. Au nom du gouvernement, le Premier ministre a expliqué son projet de refondation de l'Europe. De mon point de vue, compte tenu de la clarté du message et des débats qui ont déjà eu lieu, un débat lundi n'est pas nécessaire", a expliqué M. Ducarme.

73 députés quitteront le Parlement européen

Le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne aura des conséquences sur la composition des groupes au Parlement européen. Septante-trois membres le quitteront. Le groupe le plus affecté sera celui des "conservateurs et réformistes européens" (ECR) dont fait partie la N-VA.

Le groupe qui s'est constitué autour des "tories" perdra 21 des 73 députés qu'il compte et descendra à la cinquième place en importance, alors qu'il occupe actuellement la troisième place. Le groupe socialiste perdrait vingt députés mais resterait à la deuxième place derrière le Parti populaire européen (PPE, conservateurs) qui ne sera pas affecté.

Le groupe Europe des libertés et de la démocratie directe, qui compte dans ses rangs les Italiens du Mouvement 5 étoiles, perdra les 22 députés de l'Ukip et ne pourra plus être considéré comme un groupe.

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La raison d'être du TTIP reste "forte" malgré le Brexit, selon Washington

Les Etats-Unis ont assuré vendredi que la raison d'être du traité de libre-échange commercial en discussion avec l'Union européenne (TTIP) restait "forte" en dépit du vote britannique en faveur du Brexit.

"La raison d'être économique et stratégique du TTIP reste forte", a assuré le représentant spécial au Commerce extérieur américain, Michael Froman, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Depuis 2013, les Etats-Unis et l'UE tentent de s'entendre sur un vaste accord qui supprimerait les barrières douanières et règlementaires entre les deux blocs mais qui rencontre de fortes résistances de part et d'autre de l'Atlantique.

A priori, la Grande-Bretagne, qui a décidé jeudi par référendum de quitter l'UE, ne sera plus directement associée à un éventuel accord que Washington veut boucler d'ici à la fin de l'année.

"Nous évaluons l'impact de la décision du Royaume-Uni", a commenté M. Froman, qui chapeaute les négociations sur le TTIP côté américain.

Fin avril, le président américain Barack Obama avait menacé le Royaume-Uni de "passer en queue de peloton" de ses relations commerciales en cas de sortie de l'Union européenne.

"Nous avons hâte de poursuivre notre engagement avec l'Union européenne et nos relations avec le Royaume-Uni", a simplement indiqué M. Froman dans un communiqué.

Le prochain round de discussions commerciales sur le TTIP doit avoir lieu en juillet en Europe.

Brexit: un divorce en solitaire

On nous parle du Brexit comme d'un divorce. Il n'est rien de plus faux. D'abord parce qu'un seul intervenant s'est déclaré en l'occurrence. Ensuite parce que les partenaires, de toute manière, ne sont pas, comme dans un couple, de statut égal.

>> Une opinion de Jacques De Decker, à lire ici.

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Les prochaines étapes pour l'UE après la victoire du Brexit

Après avoir suspendu son agenda au résultat du référendum britannique, l'UE a plongé dès vendredi matin dans une intense séquence de rendez-vous pour fixer un nouveau cap aux Européens et préparer leur vie sans le Royaume-Uni.

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Brexit: la faillite des élites européennes

"Aujourd'hui, l'Europe incarne aux yeux de nombreux citoyens européens la tyrannie du "Big Business", du tout-au-marché, ou de l'austérité."

Une opinion de Philippe Lamberts, Co-président du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen, à lire ici.

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Peeters et ses experts créent un "helpdesk" pour répondre aux questions des entreprises

Le ministre de l'Economie, Kris Peeters, et le groupe d'experts qu'il a constitué pour analyser les conséquences pour les entreprises belges d'un retrait du Royaume-Uni de l'UE ont convenu vendredi de mettre sur pied un "helpdesk" central pour répondre aux questions que ne manqueront pas de se poser les sociétés belges, ont-ils annoncé, tout en rejetant tout sentiment de "panique".

"Il a été convenu que la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique) mais aussi d'autres organisations (patronales) vont prendre l'initiative de rassembler toutes les questions des entreprises et que nous allons organiser un 'helpdesk' (...) pour formuler des réponses", a affirmé M. Peeters (CD&V) à l'issue d'une réunion d'urgence de ce groupe d'experts.

Placé sous la direction de l'homme d'affaires et baron Paul Buysse (Bekaert), ce groupe est composé notamment du gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets, du président de BNP Paribas Fortis, Herman Daems, et du patron du port de Zeebrugge, Joachim Coens.

Selon différentes études, la Belgique pâtirait d'un retrait de la Grande-Bretagne de l'Union à hauteur de 0,5% du PIB, soit 2,1 milliards d'euros. Un Brexit pourrait entraîner la perte de 12.000 emplois chez nous.

M. Buysse a toutefois appelé lors d'un point de presse les entreprises "à ne pas paniquer", expliquant que les négociations avec Londres sur les modalités d'un Brexit ne débuteraient qu'en octobre et devraient durer deux ans.

L'Oracle voit ce que vous ne voulez pas voir

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Plus de 6 millions de tweets sur le Brexit, le camp du "Leave" a dominé les débats.

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a suscité plus de six millions de tweets entre jeudi et vendredi matin, et la campagne qui a précédé le référendum a été dominée par les partisans du Brexit, a indiqué le réseau social vendredi.

6,4 millions de tweets ont été échangés à ce sujet entre jeudi 6H00 GMT, à l'ouverture des bureaux de vote, et vendredi 9H00, peu après le discours où David Cameron annonçait sa démission prochaine, a précisé Twitter sur son blog.

Le pic a été atteint lors du discours du Premier ministre britannique, avec 13.300 tweets par minute.

A titre de comparaison, la mort du musicien Prince avait généré plus de huit millions de tweets en quelques heures au mois d'avril.

A Bruxelles, l'aigreur et la peine après le Brexit

La peine et l'aigreur dominent à Bruxelles quelques heures après la victoire du Brexit. Reportage au coeur du quartier européen.

Plusieurs Diables Rouges n'obtiendraient plus de permis de travailler en Angleterre

Les Britanniques viennent de voter en faveur de la sortie du Royaume-Unis de l'Union Européenne. Au-delà des conséquences politiques, économiques ou sociales que cela pourrait engendrer, cette décision aura aussi des répercussions sur le sport et en particulier sur le football.

#Brexit : jeunes contre vieux, la preuve par les chiffres

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Jean-Claude Juncker rassure les fonctionnaires européens britanniques

Dans une lettre envoyée aux fonctionnaires européens vendredi et diffusée par l'Agence Europe, le président de la Commission Jean-Claude Juncker se dit "personnellement très attristé" de l'issue du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il tient également à rassurer les fonctionnaires européens, principalement de nationalité britannique, sur leur avenir professionnel.

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La sortie de l'UE se fera sans "précipitation", affirme un Boris Johnson

La sortie de l'Union européenne votée par les Britanniques se fera "sans précipitation", a déclaré vendredi le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson, hué devant sa porte par des manifestants pro-UE.

"Il n'y pas besoin de se précipiter", a déclaré l'ex-maire conservateur de Londres devant la presse lors de sa première apparition publique depuis l'annonce du résultat, après avoir été hué par une centaine de personnes en colère devant son domicile du nord de Londres.

"Honte à vous", "Vous allez le payer !", a hurlé la foule en le huant, tentant d'empêcher sa voiture de progresser tandis que la police essayait de faire barrage.

Le référendum britannique doit servir de "réveil" à l'UE

Le résultat du référendum britannique devra servir de "réveil" à l'UE pour "changer sa politique", au risque d'entrer sinon sur "une voie dangereuse de régression pour nos peuples", a mis en garde vendredi le Premier ministre grec Alexis Tsipras

"Le discours présomptueux des eurocrates enrage les peuples (...), nous avons besoin de changement des politiques et des mentalités pour dresser une barrière à l'euroscepticisme" et aux politiques nationalistes et d'extrême droite, a-t-il martelé devant les médias.

Cette victoire du Brexit doit être soit "le réveil du somnambule qui avance dans le vide, soit le début d'une voie dangereuse de régression pour nos peuples", a-t-il souligné.

Il a rappelé que "les politiques de rigueur extrême qui ont aggravé les inégalités" ou celles "de migrations à la carte" et de la fermeture de frontières ont contribué "à aggraver les inégalités et le fossé entre le nord et le sud de l'Europe" et à faire monter l'extrême droite.

"C'est une journée difficile qui confirme la crise d'identité en Europe" et "porte un coup" à l'UE, a-t-il ajouté.

Des dizaines de milliers de Britanniques signent une pétition pour un 2e référendum

Après la victoire serrée (51,9%) en faveur du Brexit vendredi, des dizaines de milliers de Britanniques réclament un second référendum sur la question du maintien dans l'Union européenne.

Plus de 115.000 personnes avaient déjà signé vendredi en début d'après-midi la pétition en ligne. Sous la charge, le site a même été mis un temps hors service.

Le gouvernement britannique répond normalement à toutes les pétitions atteignant au moins 10.000 signatures. Si 100.000 signatures sont récoltées, la pétition est analysée par le Parlement.

Les signataires font valoir que le taux de participation n'a pas atteint 75% et qu'aucun des camps n'a réuni 60% des voix.

Selon les données officielles, 72% des Britanniques ont pris part au vote et 51,9% d'entre eux se sont manifestés en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

Boris Johnson: la sortie de l'UE se fera sans "précipitation"

La sortie de l'Union européenne votée par les Britanniques se fera "sans précipitation", a déclaré vendredi le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson, hué devant sa porte par des manifestants pro-UE.

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L'UE doit éviter un effet domino du Brexit

Le président polonais Andrzej Duda a qualifié de "triste nouvelle" l'issue du référendum britannique sur le maintien du pays dans l'Union européenne. Il faut maintenant éviter tout effet domino, selon lui.

Depuis Cracovie, M. Duda a estimé que le référendum devait être un appel à l'unité, ainsi qu'une opportunité de réflexion.

"Ne trouvez-vous pas que l'UE impose trop aux pays qui en font partie?", a-t-il demandé.

Ban Ki-moon souhaite que l'UE demeure un "partenaire solide" pour l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a souhaité que l'Union européenne "continue d'être un partenaire solide" pour les Nations unies sur les questions humanitaires, la paix et la sécurité, "y compris les migrations", après le Brexit. Réagissant dans un communiqué à la décision du peuple britannique de sortir de l'UE, il a dit espérer aussi que Londres "continue d'exercer un rôle dirigeant" en matière d'aide au développement.

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Conférence téléphonique du G7-finances en cours

Les ministres des Finances et les présidents des banques centrales du G7 s'entretenaient vendredi sur les conséquences du vote des Britanniques en faveur d'un Brexit, a indiqué vendredi le porte-parole du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. "Il se déroule en ce moment même une conférence téléphonique des ministres du G7 et des présidents des banques centrales", a déclaré Martin Jäger lors d'un point presse.

Tsipras: le référendum britannique doit servir de "réveil" à l'UE

Le résultat du référendum britannique devra servir de "réveil" à l'UE pour "changer sa politique", au risque d'entrer sinon sur "une voie dangereuse de régression pour nos peuples", a mis en garde vendredi le Premier ministre grec Alexis Tsipras

"Le discours présomptueux des eurocrates enrage les peuples (...), nous avons besoin de changement des politiques et des mentalités pour dresser une barrière à l'euroscepticisme" et aux politiques nationalistes et d'extrême droite, a-t-il martelé devant les médias. Cette victoire du Brexit doit être soit "le réveil du somnambule qui avance dans le vide, soit le début d'une voie dangereuse de régression pour nos peuples", a-t-il souligné.

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Renzi : "rénover la maison Europe"

Il est désormais essentiel de "rénover" la "maison Europe", a déclaré vendredi le président du Conseil italien Matteo Renzi. "L'Europe est notre maison", mais "cette maison doit être rénovée, rafraîchie", a affirmé M. Renzi, lors d'une brève allocution devant la presse.

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Trump voit un "parallèle" entre le Brexit et le soutien qu'il a aux Etats-Unis

Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, a vu un "parallèle" entre le Brexit et le soutien dont il dispose aux Etats-Unis, lors d'une en Écosse, où il inaugurait la réouverture d'un de ses parcours de golf. "Je vois un vrai parallèle", a-t-il déclaré à la presse. "Les gens veulent reprendre le contrôle de leurs pays, ils veulent l'indépendance dans un certain sens", a-t-il ajouté.

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Le PTB appelle à une Europe de la solidarité et de la coopération

Le PTB a appelé vendredi à une "Europe de la solidarité et de la coopération" après le référendum au Royaume Uni. Selon le parti de gauche radicale, les électeurs britanniques ont dit non à une construction européenne qui favorise le dumping social et la privatisation des services publics.

"Cette Union européenne n'offre aucune alternative à la politique antisociale de Cameron. Pendant que la population britannique souffre du dumping social et des bas salaires, la Commission européenne attaque le salaire minimum pour les camionneurs instauré en France et en Allemagne. Pendant que la population britannique fustige chaque jour la déliquescence de leur chemin de fer privatisé, l'Union européenne impose son quatrième paquet de libéralisation ferroviaire. Et pendant que les multinationales ne paient quasiment pas d'impôts, le commissaire européen Pierre Moscovici privilégie une approche 'non-contraignante' pour les paradis fiscaux", a dénoncé le PTB dans un communiqué.

"Les partenaires européens doivent apporter une réponse au vote britannique"

"Le choix des électeurs britanniques est décevant et nous devons à présent répondre à des questions restées trop longtemps sans réponse si nous voulons éviter un effet domino", a commenté vendredi le co-président du groupe Verts-ALE au Parlement européen, Philippe Lamberts (Ecolo). "Les gouvernements européens doivent sérieusement travailler ensemble à la mise place d'une Union 'sans cesse plus étroite' s'ils veulent regagner la confiance de leurs concitoyens. L'essence du projet d'Union européenne est de garantir la paix par l'extension des libertés et de la démocratie ainsi que le partage de la prospérité. Nous devons répondre de cette promesse originelle et l'imprimer dans la réalité", a-t-il ajouté.

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Merkel met en garde contre des réactions trop "rapides et simples" des 27

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé vendredi les 27 Etats de l'Union européenne à ne pas prendre de décisions trop "rapides et simples" mais à se donner le temps de la réfléxion, à la suite du Brexit. La portée du Brexit pour le reste de l'Europe "va dépendre de manière cruciale de la manière dont nous, les 27 Etats de l'Union européenne, nous nous montrerons capables dans cette situation de ne pas tirer des conclusions rapides et simples du référendum en Grande-Bretagne, qui diviseraient encore plus l'Europe", a-t-elle dit.

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La sortie de l'UE se fera sans "précipitation", souligne Boris Johnson

La sortie de l'Union européenne votée par les Britannique se fera "sans précipitation", a déclaré le chef de la campagne pour un Brexit, Boris Johnson, dans une première déclaration devant la presse. Commentant la décision du peuple britannique de quitter l'UE, à l'issue d'un référendum jeudi, il a ajouté que l'Europe fédérale était "une idée noble qui n'est plus justifiée", alors que ce vote remet profondément en question les fondements de l'UE.

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Tony Blair évoque un "jour très triste pour le pays, l'Europe et le monde"

La décision de ses compatriotes de quitter l'Union européenne aura d'énormes répercussions, a déclaré vendredi l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair à Sky.

Le résultat du référendum est "très mauvais pour notre pays, pour l'Europe et pour le monde", selon le social-démocrate qui prône désormais une réponse "mature et réfléchie". Il a appelé, sur la BBC, le gouvernement à ne pas prendre "de décisions hâtives", ajoutant que le Royaume-Uni devait "réfléchir" et "être uni" car il était encore confronté à d'importants défis économiques et politiques.

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Merkel: "un coup porté à l'Europe"

La chancelière allemande Angela Merkel a pris acte vendredi du "coup porté à l'Europe" par le Brexit et annoncé avoir invité lundi à Berlin le président français François Hollande, le Premier ministre italien Matteo Renzi et le président du Conseil européen Donald Tusk. "C'est avec regret que nous prenons acte de la décision de la majorité de la population britannique (...) c'est un coup porté à l'Europe, un coup porté au processus d'unification européenne", a-t-elle dit dans une déclaration à la presse.

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Selon Juncker, le Brexit n'est pas le début de la fin pour l'UE

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré que le vote historique britannique en faveur d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ne signifiait pas le début de la fin pour l'UE. A une question en conférence de presse lui demandant si ce vote signifiait la fin de l'UE, M. Juncker a répondu "non", avant de quitter rapidement le podium et d'être longuement applaudi par des fonctionnaires européens présents dans la salle de presse.

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Hollande: "Le vote des Britanniques met gravement l'Europe à l'épreuve"

"Le vote des Britanniques met gravement l'Europe à l'épreuve", a déclaré lors d'une allocution officielle M. Hollande, regrettant "profondément ce choix douloureux". "L'Europe ne peut plus faire comme avant (...). Elle doit "se concentrer sur l'essentiel", a-t-il dit, citant: sécurité, investissement, harmonisation fiscale et sociale. "Ce qui se joue, c'est la dilution de l'Europe au risque du repli, ou la réaffirmation de son existence au prix de changements profonds", a souligné le chef de l'Etat français.

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Le Kremlin espère une amélioration des relations Russie-GB

Moscou espère que le Brexit permettra une amélioration des relations entre la Grande-Bretagne et la Russie, a assuré vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

"Nous espérons que dans cette nouvelle réalité, la nécessité de construire de bonnes relations l'emportera", a déclaré M. Peskov aux journalistes, disant regretter n'avoir "pas toujours constaté une volonté de coopération de la part de nos partenaires britanniques".

Le président Vladimir Poutine, qui avait refusé de donner son avis la semaine dernière sur le référendum, n'a pas encore commenté le choix des électeurs anglais. "Le sujet du Brexit est une affaire interne à la Grande-Bretagne et à ses relations avec l'UE", a ajouté M. Peskov, précisant que Moscou souhaitait que l'Union européenne soit "florissante et stable".

"L'Union européenne est un important partenaire économique de la Russie, c'est pourquoi Moscou a intérêt à ce que l'UE reste une importante force économique florissante, stable et prévisible", a-t-il déclaré. Les relations entre le Grande-Bretagne et la Russie sont empoisonnées par de nombreux sujets, notamment liées à l'enquête anglaise sur la mort à Londres en 2006 de l'ex-agent du FSB (services secrets russes) Alexandre Litvinenko ou aux sanctions occidentales contre Moscou, dont Londres est un des plus fervents défenseurs.

"Sans la Grande-Bretagne dans l'UE, il n'y aura plus personne pour pousser à de nouvelles sanctions contre nous", a d'ailleurs déclaré sur Twitter le maire de Moscou, Sergueï Sobianine.

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L'UE demande au Royaume-Uni de lancer la procédure de sortie "dès que possible"

Les dirigeants des institutions de l'UE ont pressé vendredi le Royaume-Uni de lancer "dès que possible" la procédure de sortie du pays après la décision historique des Britanniques de quitter le bloc. "Nous attendons maintenant que le gouvernement du Royaume-Uni rende effective cette décision du peuple britannique dès que possible", ont écrit les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, du Parlement européen, Martin Schulz, et de la présidence tournante de l'UE, le Néerlandais Mark Rutte.

"Nous nous tenons prêts à lancer les négociations", ont-ils ajouté, avant de préciser que l'accord conclu avec le Royaume-Uni au Conseil de février cessait d'exister et qu'il n'y aurait pas de renégociation de celui-ci. "Il s'agit d'une situation inédite mais nous sommes unis dans la réponse que nous lui apportons. Nous continuerons à défendre les valeurs européennes fondamentales afin de promouvoir la paix et le bien-être des peuples. L'Union des 27 Etats membres va continuer", ont-ils affirmé.

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Après le Brexit, le ministre allemand de l'Economie veut un débat sur l'austérité

Le ministre allemand de l'économie, le social-démocrate Sigmar Gabriel, estime vendredi que le Brexit peut représenter "la chance d'un nouveau départ" pour l'Europe, estimant qu'un débat doit s'ouvrir sur l'austérité, pourtant défendue par le gouvernement de grande coalition auquel il appartient.

"Le vote est aussi la chance d'un nouveau départ", a souligné M. Gabriel, chef du SPD et vice-chancelier du gouvernement de coalition avec les conservateurs d'Angela Merkel. "Les gens doivent de nouveau sentir que l'Europe les aide" et "l'Allemagne doit faire plus pour cela", a affirmé M. Gabriel.

Evoquant la situation de "la France, de l'Espagne et de bien d'autres pays", le chef du SPD affirme qu'il y a certes "dans ces pays un grand besoin de réformes, mais en faisant uniquement des économies, on ne crée pas d'emploi en Europe" alors que le gouvernement d'Angela Merkel fait des réformes structurelles son seul cheval de bataille depuis plusieurs années.

"Au cours des dernières années, nous nous sommes abstenus de mettre le travail et l'emploi en tête de nos priorités", a à cet égard regretté le ministre. "Il faut aussi qu'au sein du gouvernement fédéral, nous discutions de nouveau sur comment nous pouvons améliorer la situation des gens en Europe, ce n'est que comme ça que nous pourrons affaiblir l'euroscepticisme", a estimé M. Gabriel.

Pour lui, le Brexit, "ce n'est pas la fin de l'Europe, ni la fin de la coopération avec la Grande-Bretagne mais un signal clair que l'Europe doit se préoccuper plus fortement des gens".

David Cameron reçu par la Reine

Le Premier ministre britannique David Cameron a été reçu, vendredi peu avant midi, par la reine Elizabeth II, ont indiqué les médias d'outre-Manche.

La décision britannique "préoccupe" le port de Zeebrugge

Le choix des Britanniques de sortir de l'Union européenne préoccupe le port de Zeebrugge, a confié vendredi son administrateur délégué Joachim Coens. Quarante-quatre pour-cent du trafic au sein du port belge se fait en effet à destination de la Grande-Bretagne.

Ce trafic particulier représente 18 millions de tonnes à Zeebrugge. Il s'agit notamment de nourriture, de produits chimiques, de tapis mais aussi et surtout de voitures. Un million de véhicules sont en effet acheminés chaque année vers la Grande-Bretagne depuis ce port. Ce trafic pourrait être mis sous pression à court terme par une livre plus faible. "Les Britanniques vont perdre de leur pouvoir d'achat et économiseront tout d'abord sur les produits de luxe", prévoit Joachim Coens. A plus long terme, l'administrateur s'interroge sur la manière dont se dérouleront les négociations entre l'UE et la Grande-Bretagne. "Il est essentiel de préserver le plus possible le commerce", conclut-il.

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L'avenir des fonctionnaires européens britanniques incertain

Les fonctionnaires européens britanniques entrent dans une période d'incertitude quant à leur emploi, à la suite de la victoire du Brexit vendredi lors du référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne. Tant que l'accord de sortie n'aura pas été négocié entre le Royaume-Uni et l'UE, le sort des fonctionnaires ne sera pas déterminé. Une période de deux ans, qui peut être prolongée, est prévue pour la négociation de la sortie de l'UE du Royaume-Uni. Un nouveau statut sera alors déterminé. Pendant ce temps, "rien ne change, le pays garde son commissaire et ses députés", explique Vincent Dujardin, président de l'Institut d'études européennes de l'Université catholique de Louvain (UCL).

La BCE est "prête à fournir des liquidités supplémentaires, si nécessaire"

La Banque centrale européenne (BCE) s'est dit prête à intervenir pour prévenir un assèchement des liquidités dans le sillage du vote britannique favorable au Brexit. "La BCE se tient prête à fournir des liquidités supplémentaires, si nécessaire, en euros et en devises étrangères", a indiqué l'institution monétaire de Francfort (ouest) dans un communiqué. Elle considère par ailleurs que "le système bancaire de la zone euro est résistant en termes de capitaux et de liquidités" et reste en "contact étroit avec les autres banques centrales".

Grande incertitude pour les entreprises flamandes (Voka)

Le Voka redoute l'arrivée d'une "grande période d'incertitude" pour les entreprises flamandes après le vote de la Grande-Bretagne en faveur d'une sortie de l'Union européenne. L'organisation patronale flamande appelle le gouvernement à un dialogue urgent sur le sujet afin d'envisager toutes les options possibles pour en limiter l'impact économique en Belgique. "Nombre de nos entreprises dépendent de l'exportation vers le Royaume-Uni. Avec un Brexit, nous entrons en territoire inconnu. Il reste donc à savoir comment cela va se dérouler dans l'avenir", a réagi l'administrateur délégué du Voka Hans Maertens. A long terme, il faudra trouver un équilibre mais d'ici là, l'incertitude aura des conséquences économiques.

Verhofstadt demande une "notification rapide" aux Britanniques pour éviter l'instabilité

Le chef de file des libéraux au Parlement européen, Guy Verhofstadt (Open VLD/ADLE), a appelé les autorités britanniques à notifier rapidement au Conseil européen leur intention de quitter l'Union, afin de ne pas "prolonger une période d'incertitude politique et économique". Le Premier ministre britannique David Cameron a fait part en matinée de son intention de démissionner et de laisser à son successeur l'ouverture des négociations pour le départ du Royaume-Uni, probablement en octobre. "Une annonce inacceptable", d'après M. Verhofstadt, qui plaide pour que les négociations démarrent au plus vite.

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Le statut du Royaume-Uni dans l'Otan "reste inchangé"

La position du Royaume-Uni dans l'OTAN "reste inchangée" après la décision prise par le pays de quitter l'Union européenne, a déclaré le secrétaire général de l'alliance militaire, Jens Stoltenberg. "A l'heure d'écrire le prochain chapitre de ses relations avec l'UE, je sais que la position du Royaume-Uni dans l'OTAN restera inchangée. Le Royaume-Uni restera un allié fort et engagé de l'OTAN." De l'autre côté, l'OTAN continue à travailler à une collaboration plus étroite avec l'UE, "une alliance forte, unie et déterminée reste un pilier essentiel de stabilité dans un monde turbulent."

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Victoire du Brexit: que vont faire l'Écosse et l'Irlande du Nord?

Les Britanniques pourraient encore assurer la présidence de l'UE en 2017

La victoire du Brexit lors du référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne vendredi ne signifie pas que le pays est déjà sorti de l'Union. Il doit désormais négocier son départ et son nouveau statut. Ces négociations dureront au moins deux ans, selon Vincent Dujardin, président de l'Institut d'études européennes de l'Université catholique de Louvain (UCL). Le Royaume-Uni pourrait dès lors assurer la présidence tournante de l'Union européenne, prévue pour le deuxième semestre de 2017.

"Des réserves ont déjà été émises sur la présidence de l'Union par le Royaume-Uni. Comment d'un côté un pays qui négocie son départ de l'UE pourrait-il présider le Conseil de l'Union et coordonner les politiques européennes?", explique Vincent Dujardin. Avec le Brexit, "en théorie, rien ne change: le pays garde ses députés, son commissaire et ses juges tant que l'accord de sortie n'est pas conclu. Le Royaume-Uni conserve ses droits et ses devoirs. Mais peut-être que lors des négociations, des voix vont s'élever sur la présidence de l'Union, pour que le Royaume-Uni ne puisse pas l'assurer".

Une pétition pour un 2e référendum

Après la victoire serrée (51,9%) en faveur du Brexit vendredi, des dizaines de milliers de Britanniques réclament un second référendum sur la question du maintien dans l'Union européenne. Quelque 60.000 personnes avaient déjà signé vendredi matin la pétition en ligne. Le gouvernement britannique répond normalement à toutes les pétitions atteignant au moins 10.000 signatures. Si 100.000 signatures sont récoltées, la pétition est analysée par le Parlement. Les signataires font valoir que le taux de participation n'a pas atteint 75% et qu'aucun des camps n'a réuni 60% des voix.

Vervoort: "Se poser les bonnes questions"

L'Union européenne perd un membre de sa famille. Il faut respecter le choix des Britanniques et se poser les bonnes questions, a affirmé le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS).

Pour le chef du gouvernement bruxellois, la Belgique, qui a toujours oeuvré en faveur de l'intégration européenne, a une grande responsabilité dans les jours à venir. Il est temps de faire des propositions concrètes pour relancer le projet européen, qui ne pourra survivre que si on arrête de se faire concurrence. Il faut une harmonisation sociale forte, un salaire minimum européen, une fiscalité unique pour les entreprises, ou encore une politique climatique forte, a ajouté Rudi Vervoort soulignant que le projet européen qui n'enchante plus, doit se réinventer et se renforcer.

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"La Belgique doit être le moteur du nouveau projet européen"

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, a appelé à l'élaboration d'une "nouvelle Europe" après le retrait de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Pour M. Demotte, la conduite politique de l'Europe depuis 15 ans a éloigné progressivement le citoyen de l'idéal européen. "Face à moins d'Europe, il est l'heure du mieux d'Europe. La Belgique doit être le moteur de ce nouveau projet : Une Europe plus sociale, plus en phase avec les préoccupations citoyennes", a-t-il ajouté

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Le Brexit, "c'est fantastique", déclare Donald Trump en Ecosse

Le Brexit, "c'est fantastique", a déclaré vendredi Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, à son arrivée en Ecosse pour la réouverture de l'un de ses parcours de golf. "Je pense que c'est extraordinaire, je pense que cela va être extraordinaire. C'est fantastique", a-t-il déclaré à la presse après avoir atterri en hélicoptère à Turnberry, sur la côte ouest écossaise.

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En direct de la City: "C'est la folie ici, c'est un bain de sang, un carnage"

"C'est un putain de désastre !". David, un employé de la City, maudit les Britanniques qui ont voté pour quitter l'Union européenne, plongeant la place financière de Londres dans la tourmente. Lire l'article.

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Vlaams Belang: "Une chance historique de revaloriser les Etats nations"

Le Vlaams Belang a salué le résultat du référendum britannique sur son appartenance à l'Union européenne, y voyant l'occasion de rendre aux Etats nations "le pouvoir sur leurs frontières, leurs deniers et leur avenir", a commenté son président Tom Van Grieken.

Pour le Vlaams Belang, l'Europe a refusé de voir tous les signaux d'alarme ces dernières années et échoué dans toutes les crises qui se sont présentées à elle. L'Europe doit à présent se limiter à ses tâches centrales: "la suppression des entraves au commerce".

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Une "incitation pour réformer l'UE"

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s'est dit vendredi déçu de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'UE, mais estimé que le vote britannique devait être une "incitation pour réformer l'Union européenne".

"C'est avant tout une issue décevante. C'est aussi une incitation pour réformer l'Union européenne. Notre souci est aujourd'hui de maintenir les conséquences pour les Pays-Bas aussi limitées que possible", a déclaré aux médias néerlandais M. Rutte, dont le pays est actuellement à la présidence tournante de l'UE, avant de partir pour une rencontre à Bruxelles avec les dirigeants de l'UE.

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PS: "D'urgence un nouveau projet économique et social en rupture avec l'austérité"

Le PS a dénonce la responsabilité du Premier ministre britannique David Cameron dans le choix de la Grande-Bretagne de quitter l'Union euroépenne, ajoutant qu'il importait à présent de transformer cette situation en une "nouvelle opportunité pour l'Europe".

"La construction européenne n'en sortira pas indemne", a réagi le président du PS, Elio Di Rupo, dans un communiqué. "Une longue période d'incertitude commence. Des négociations sur les modalités du désengagement britannique vont s'ouvrir". Mais pour les socialistes, ce Brexit doit être le moment pour l'Europe de se choisir "d'urgence un nouveau projet économique et social en rupture avec l'austérité". Et pour Elio Di Rupo, l'actuelle zone euro devrait être au coeur de ce renouveau européen, à mener avec l'apport de la société civile. "Il est urgent de relancer le projet européen."

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"Le moment de montrer qu'il y a un vrai projet" (Chambre de Commerce)

" La réaction du Conseil européen sera essentielle ", nous affirme Thomas Spiller, British Chamber of Commerce in Belgium. " Ce n'est pas le moment de pinailler, mais bien de montrer qu'il y a un vrai projet, avoir une idée claire de ce qu'on veut faire ". Pour lui, il faut absolument que les politiques " comprennent le signal. Le business as usual ne fonctionnera pas cette fois-ci. Il faut écouter les populations et le choix de l'opinion publique. Ne pas le faire serait dangereux. " Il espère que les politiciens vont éviter de simplement blâmer les Britanniques en ignorant les problèmes de fond de l'Union européenne.

Concernant les marchés, il ne s'inquiète pas encore : " tous les marchés vont chuter, mais sur le court terme ce n'est pas inquiétant. Si on en est toujours au même point dans six mois, là ce sera problématique. "

Il conclut : " Certes ce n'est pas une bonne nouvelle, mais ce n'est pas la guerre non plus, il faut savoir raison garder ".

Didier Reynders respecte la décision des Britanniques mais la regrette

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a pris acte vendredi de la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. "Je respecte la décision qui est le fruit d'un processus démocratique mais je la regrette", a commenté le chef de la diplomatie belge. "Au gouvernement britannique d'agir à présent sur base de l'article 50 du Traité de Lisbonne", a ajouté M. Reynders. Il s'agira aussi de voir comment gérer les relations, notamment économiques, qui ont toujours été très bonnes avec le Royaume uni, "ne pas se couper de relations positives".

Le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo a relativisé vendredi la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne, soulignant qu'une "forme d'obstacle" à la intégration européenne avait sauté. "Il y a de la déception mais il ne faut pas non plus dramatiser", a-t-il dit rappelant que les Britanniques avaient toujours été "un peu dedans, un peu dehors" et notamment hors de l'euro, hors de Schengen."Il y aura un impact mais peut-être pas aussi grand que ce que certains imaginent", a-t-il prédit.

BELGA/Eric Lalmand
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L'article 50 du Traité de Lisbonne invoqué pour la première fois

L'article 50 du Traité de Lisbonne qui stipule que "tout État membre peut décider conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l'Union" va être invoqué pour la première fois à la suite de la victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'UE lors du référendum britannique.

Dave Sinardet: "David cameron a joué et il a perdu"

" David cameron a joué et il a perdu ", nous a confié le politologue Dave Sinardet, évoquant jusqu'à une probable fin de carrière politique. " Potentiellement, il pourrait être l'homme qui a déclenché le processus de désintégration du Royaume-Uni, puisque le vote d'aujourd'hui risque de booster les indépendantistes écossais "

" Au niveau des négociations de sortie de l'UE, si le processus est trop simple pour les Britanniques, cela pourrait créer un précédent dangereux. Les membres restant de l'Union européenne voudront montrer qu'il n'est pas si facile de quitter l'UE mais, malgré cela, y a quand même des intérêts économiques en jeu, il faut que cela se passe bien. Il risque donc d'y avoir une certaine balance entre une ligne dure, mais pas trop pour ne pas flinguer l'économie "

Selon Dave Sinardet, un pays comme la France sera probablement un des tenants des arguments de la ligne politique dure face à la Grande-Bretagne. " La Belgique aura une position plus hésitante, puisque l'argument économique pèse lourd pour la Belgique vu que le Royaume-Uni est le 4e partenaire commercial, et que d'un autre côté la Belgique est un des plus fervents défenseurs de la cause européenne ", nous explique-t-il. Pour lui, deux principales raisons ont amené le référendum et le Brexit : l'immigration et l'anti-establishment. Il redoute également une recrudescence des tensions à la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord.

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Madrid propose une souveraineté partagée sur Gibraltar pour lui conserver l'accès à l'UE

Le ministre des Affaires étrangères espagnol a proposé vendredi une souveraineté partagée entre l'Espagne et le Royaume Uni pour l'enclave britannique de Gibraltar, lui permettant d'avoir accès au marché intérieur de l'Union européenne après le Brexit.

Il faut "un type de relation qui permette à Gibraltar d'avoir accès au marché intérieur de l'Union européenne", a déclaré Jose Manuel Garcia Margallo à la radio Onda Cero. "Notre formule ... est celle d'une co-souveraineté britannico-espagnole (..) qui débouche sur la restitution de Gibraltar", enclave britannique au sud de l'Espagne, a-t-il ajouté.

Brexit: "l'un des plus gros chocs sur les marchés de tous les temps"

Pris à contre-pied par une sortie du Royaume-Uni qu'ils n'attendaient pas, les marchés européens se sont effondrés vendredi à l'ouverture, suivant irrémédiablement les places asiatiques et la livre britannique au plus bas depuis 1985.

David Cameron annonce son intention de démissionner

David Cameron a annoncé vendredi son intention de démissionner de ses fonctions de Premier ministre pour laisser à un autre le soin d'engager les négociations de sortie de l'Union européenne, après le vote des Britanniques pour un Brexit.

"Les Britanniques ont pris une décision claire (...) et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction", a déclaré M. Cameron, qui avait milité pour la maintien dans l'UE. Il a précisé qu'il resterait en place jusqu'à l'automne et la désignation d'un nouveau leader par son Parti conservateur lors de son congrès en octobre.

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"L'opinion des Britanniques doit être respectée" (Cameron)

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Les votes en fonction de l'âge

cdH: "La refondation du projet européen est incontournable"

Le cdH a déploré vendredi le "choix déraisonnable" de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne estimant toutefois que cet événement représentait une opportunité de refonder l'Europe. Pour les centristes, majorité et opposition en Belgique doivent à présent s'unir pour lancer des initiatives et "sortir d'une spirale infernale au profit d'un cercle à nouveau vertueux".

"Pour les Européens convaincus que nous sommes, la décision du Royaume Uni est contraire à l'intérêt général de l'Union, à plus forte raison en temps de crises multiples, économiques migratoires, agricoles et environnementales notamment. Hélas, chacun pressent que nos concitoyens européens partagent de moins en moins cet enthousiasme", commente le cdH dans un communiqué. Pour le parti, le Brexit doit çà présent être l'occasion d'un "sursaut d'ampleur pour rendre au projet européen l'âme humaniste dont il a tant semblé manquer ces dernières décennies".

Nigel Farage réclame un "gouvernement Brexit"

Nigel Farage, le chef du parti anti-Europe et anti-immigration Ukip, a réclamé vendredi un "gouvernement Brexit", à la suite du vote britannique pour une sortie de l'Union européenne.

"Nous avons à présent besoin d'un gouvernement Brexit", a dit à la presse M. Farage, qui a mené une virulente campagne anti-UE face au Premier ministre conservateur David Cameron, partisan d'un maintien dans le club européen.

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Tusk: L'UE est "déterminée à garder son unité à 27"

L'Union européenne est "déterminée à garder son unité à 27" après la décision historique du Royaume-Uni de sortir du bloc européen, a déclaré vendredi à Bruxelles le président du Conseil européen Donald Tusk.

"Il s'agit d'un moment historique mais assurément ce n'est pas un moment pour des réactions hystériques", a souligné M. Turk, l'air grave, lors d'une brève allocution.

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Bourgeois: Le Brexit "affaiblit le Royaume-Uni, l'Europe et la Flandre"

Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a regretté le résultat du référendum britannique qui va "affaiblir le Royaume-Uni, l'Union européenne et la Flandre", a-t-il indiqué vendredi matin. "Le Royaume-Uni offrait une plus-value énorme à l'Europe tant sur le plan économique que politique. Nous respectons le choix posé et nous devons désormais négocier de manière pragmatique afin de rendre ce Brexit aussi doux que possible."

M. Bourgeois a rappelé que le service d'études du gouvernement flamand avait calculé qu'un Brexit pourrait coûter 2,5% de PIB à la Flandre d'ici 2030. Ce scénario se confirmerait en cas de sortie "dure" du Royaume-Uni de l'Europe, sans la conclusion d'un traité commercial. En cas de sortie "douce", avec des tarifs douaniers moins importants, la baisse serait de 1,8% pour la Flandre. "Le Royaume-Uni est un partenaire commercial extrêmement important pour nous, il s'agit de notre quatrième marché d'exportation. Dans certains secteurs où la Flandre brille - comme l'alimentaire et le textile -, il est d'une importance cruciale que le commerce via la Manche continue à être florissant", a souligné le ministre-président flamand.

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Jambon: "Ecouter les citoyens européens plutôt que les technocrates"

Le résultat du référendum au Royaume Uni doit inviter l'Union européenne à "se poser des questions" sur ses choix, a réagi vendredi le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon rappelant que sa formation n'avait jamais été une grande partisane d'une Europe fédérale. C'est aussi ce qu'ont dit les défenseurs du Brexit. Il est temps d'"écouter les citoyens européens plutôt que les technocrates européens", a commenté le chef de file nationaliste.

Jan Jambon a toutefois évoqué le Brexit comme un "jour noir" pour l'Europe. Il faut cependant respecter le processus démocratique dont le résultat est complexe, a-t-il observé, avec des votes pour le maintien en Irlande du Nord et en Ecosse.

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Kris Peeters convoque une réunion d'urgence du groupe d'experts

Le vice-Premier ministre en charge de l'Economie, Kris Peeters, organisera ce vendredi midi une réunion d'urgence du groupe de travail qu'il a constitué sur les conséquences éventuelles d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, a-t-il indiqué sur Twitter.

En début de semaine, il avait annoncé avoir mis sur pied un groupe d'experts pour conseiller le gouvernement en cas de Brexit, et de ses conséquences pour l'économie belge. Placé sous la direction de l'homme d'affaires Paul Buys (Bekaert), ce groupe est composé notamment du gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets, du président de BNP Paribas Fortis, Herman Daems, et du patron du port de Zeebruges, Joachim Coens. Selon différentes études, la Belgique pâtirait d'un retrait de la Grande-Bretagne de l'Union à hauteur de 0,5% du PIB, soit 2,1 milliards d'euros. Un Brexit pourrait entraîner la perte de 12.000 emplois chez nous.

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Rolin: "L'accord négocié avec Cameron n'a servi à rien et a ouvert une brèche"

L'eurodéputé Claude Rolin (cdH/PPE) a regretté, vendredi matin, le choix posé par les électeurs britanniques qui ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. "La démocratie a parlé et je la respecte. Toutefois, je regrette le choix qui a été fait", a-t-il indiqué.

M. Rolin a également déploré l'accord négocié par le Conseil européen avec le Premier ministre britannique David Cameron, qui "n'a servi à rien mais a ouvert une brèche dans les fondamentaux européens". Sans être "larmoyant", il faut désormais gérer la suite en se montrant "ferme" avec les Britanniques, a-t-il estimé. Il faudra négocier "sans esprit de revanche, mais aussi sans concessions". L'eurodéputé a ensuite appelé à une relance de la dynamique européenne, à même de donner une perspective sociale aux citoyens.

Belga - LAURIE DIEFFEMBACQ
© Belga - LAURIE DIEFFEMBACQ

Charles Michel appelle à un conclave en juillet sur l'approfondissement du projet européen

Le Premier ministre Charles Michel a lancé vendredi un "appel solennel" aux chefs d'Etat et de gouvernement et au président du conseil européen pour la tenue d'un conclave dès le mois de juillet, sans les Britanniques, sur un approfondissement du projet européen.

Il s'agirait de définir "au plus haut niveau les grandes orientations politiques sur l'avenir de l'Europe", a indiqué le chef de gouvernement belge. Il faudra envisager selon lui comment poursuivre l'approfondissement du marché intérieur, l'énergie, le marché digital, l'union monétaire, la sécurité interne et externe de l'Union.

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N-VA: "Ceux qui croient qu'il faut maintenant un super-Etat européen se trompent"

La N-VA a rejeté vendredi tout approfondissement de l'Union européenne après la décision de la Grande-Bretagne de sortir de l'Union européenne.

"(Ce Brexit) est une mauvaise chose tant pour l'Europe que la Flandre", a commenté vendredi l'eurodéputé N-VA Sander Loones. "Hélas, je vois que certains politiciens europhiles refusent de voir la réalité. Ils déduisent de ce résultat qu'il faut opérer un grand bond en direction d'un super-Etat européen. Ils se trompent. En Flandre, mais également aux Pays-Bas, les citoyens grognent (sur l'Europe)". Pour les indépendantistes flamands, ce dont l'Europe a besoin à présent, c'est de réalisme.

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"Les Britanniques continueront à faire partie de l'Europe au sens large" (Chambre de commerce)

" C'est une décision historique. Ce n'était pas forcément le souhait de la Chambre de Commerce mais si les chiffres se confirment la décision est sans appel, le peuple s'est prononcé", nous confie Thomas Spiller, président de la British Chamber of Commerce Belgium. La Chambre du Commerce espère que le processus va se dérouler le plus rapidement possible pour diminuer la période d'incertitude. Mais les négociations de sortie s'annoncent compliquées, non seulement parce que c'est du 27 contre 1, mais également car personne n'a l'expérience de ce genre de négociations. " Je ne sais pas comment vont se passer les négociations, mais quoiqu'il arrive les Britanniques continueront à faire partie de l'Europe au sens large, les liens économiques ne disparaitront pas, mais il va falloir voir la forme que cela va prendre ", nous explique Mr Spiller. " Si les négociations peuvent être conclues dans les deux ans, ça serait un bon signal, c'est ce que nous espérons ", poursuit-il.

" Évidemment, ce n'est pas un vote basé sur des facteurs rationnels, mais bien sur les valeurs émotionnelles. La population britannique n'a pas forcément vu les bénéfices que leur pays pouvait retirer de la politique de l'UE ".

Cependant, le résultat n'est pas si surprenant : " Ça fait des dizaine d'année que les médias britanniques font de l'UE-bashing et ce n'est pas en quelques mois que l'opinion allait changer ".

Le Royaume-Uni divisé: carte des votes

Les résultats du référendum britannique sur l'Union européenne montrent un Royaume-Uni profondément divisé, avec Londres, l'Écosse et l'Irlande du nord qui ont voté pour rester tandis que le nord de l'Angleterre et le Pays de Galles ont voté une sortie.

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La Banque d'Angleterre prendra "les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité monétaire et financière

La Banque d'Angleterre (BoE) a annoncé vendredi qu'elle se tenait prête à agir pour assurer la stabilité monétaire et financière du Royaume-Uni, surveillant de près l'évolution de la situation après la décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne (UE).

"La Banque d'Angleterre prendra toutes les mesures nécessaires" pour assurer ses responsabilités et garantir la stabilité monétaire et financière du Royaume-Uni, a déclaré l'institution, soulignant qu'elle avait déjà travaillé en amont à des solutions de secours en profondeur et qu'elle oeuvrait étroitement avec le Trésor britannique et les autres grandes banques centrales.

Les Bourses européennes devraient s'effondrer de près de 10% (Bloomberg)

Les principales Bourses européennes devraient s'effondrer de près de 10%, touchées de plein fouet par la victoire du Brexit lors du référendum britannique, selon les contrats à terme fournis par Bloomberg.

Selon ces contrats, qui donnent une indication de l'ouverture des marchés, Londres perdrait 9% et Francfort 9,5%. L'Eurostoxx 50, qui regroupe les grandes valeurs européennes, plongerait de 12%.

Ecolo: "Un triste jour pour nous tous et une puissante invitation à réinitialiser l'UE"

Dans un communiqué, les Verts estiment que cette décision impose de repenser "l'ensemble du projet européen".

"Il est évidemment impossible de faire comme si rien ne s'était passé et comme si tout pouvait continuer comme avant. Le choix du peuple britannique est en effet une nouvelle preuve que les Etats membres et les institutions de l'UE sont incapables d'exprimer une vision partagée et positive d'un avenir commun", soulignent-ils. Pour Ecolo, relancer le projet européen signifie qu'il faut le rendre capable de produire un "avenir désirable et des solutions crédibles au service des fondamentaux européens de solidarité".

"Nous appelons tous les membres de l'Union Européenne à trouver ensemble des solutions visant à résoudre l'incertitude économique permanente et le sentiment d'insécurité croissant, à rendre le pouvoir aux citoyens, à mettre en oeuvre la transition verte de nos économies, à répondre dignement aux appels à l'aide des personnes fuyant la guerre et la misère. En bref, des solutions radicalement à l'opposé de celles prônées par David Cameron et Boris Johnson: moins de droits sociaux et citoyens, frontières étanches, compétitivité par la dérégulation et limitation de notre capacité à agir ensemble", insistent les coprésidents d'Ecolo Zakia Khattabi et Patrick Dupriez.

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Le Brexit l'emporte avec 51,9% des voix

Selon les chiffres définitifs, 51,9% des Britanniques ont voté pour une sortie de l'Union européenne.

Martin Schulz va parler avec Merkel pour éviter une "réaction en chaîne"

Le président du Parlement européen Martin Schulz a déclaré vendredi vouloir parler avec la chancelière allemande Angela Merkel afin d'éviter une "réaction en chaîne" après le vote des Britanniques favorable au Brexit.

Interrogé sur la chaîne publique allemande ZDF sur une possible réaction en chaîne, M. Schulz a indiqué qu'il allait "discuter avec Mme Merkel sur les moyens de l'éviter". "La réaction en chaîne que les eurosceptiques célèbrent maintenant un peu partout n'aura absolument pas lieu", a-t-il affirmé.

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David Cameron va rester Premier ministre

David Cameron va continuer comme Premier ministre britannique, malgré le désaveu des Britanniques qui ont voté pour une sortie de l'Union européenne, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond.

"Il va appliquer la décision du peuple britannique. Il a été très clair qu'il allait continuer et il le fera", a déclaré le chef de la diplomatie britannique à la chaîne Sky News. David Cameron, qui a défendu ardemment un maintien dans l'UE, devait s'exprimer plus tard dans la matinée.

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La France appelle l'Europe à "réagir et retrouver la confiance des peuples"

La France a regretté vendredi le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européennne et appelé l'Europe à "réagir" pour "retrouver la confiance des peuples", selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

"L'Europe continue mais elle doit réagir et retrouver la confiance des peuples. C'est l'urgence", a écrit M. Ayrault sur son compte Twitter, dans la première réaction officielle de Paris au Brexit. Le ministre s'est dit "triste pour le Royaume Uni".

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Les Bourses asiatiques chutent

La Bourse de Hong Kong plongeait de plus de 5% vendredi après-midi à l'instar de marchés asiatiques pris de panique après l'annonce du vote des Britanniques favorable au Brexit. L'indice composite Hang Seng perdait 1.067,34 points, à 19.801,00 points.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a plongé de 7,92% vendredi à la clôture, les investisseurs cédant à la panique après la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, un choc comparable à la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008. L'indice des 225 valeurs vedettes a lâché 1.286,33 points à 14.952,02 points et le Topix de tous les titres du premier tableau a dévissé de 7,26% (-94,23 points) à 1.204,48 points.

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Arena: "Une déception et une défaite amère pour les Européens convaincus"

Le Brexit est "évidemment une déception et une défaite amère pour les Européens convaincus dont je fais partie", a commenté vendredi matin l'eurodéputée belge Marie Arena (PS/S&D).

"En promettant un référendum sur le maintien ou la sortie du Royaume-Uni de l'UE, le Premier ministre conservateur David Cameron a joué avec le feu et s'est brûlé les ailes. Non pas parce que la consultation populaire n'était pas adaptée à cette question, mais parce que David Cameron n'a jamais soutenu ou défendu l'idée européenne. Que du contraire: il n'a eu de cesse de détruire le projet européen en ne le considérant que comme un 'marché' bénéfique au business britannique et en rejetant toute forme d'intégration sociale, clé d'une meilleure cohésion et d'une véritable Union des peuples européens", a-t-elle ajouté.

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Les Bourses européennes devraient plonger à l'ouverture

Les principales Bourses européennes devraient plonger vendredi à l'ouverture, Londres se préparant à une chute de 7%, touchées de plein fouet par la victoire des partisants du Brexit à l'issue du référendum, selon des courtiers.

Selon le britannique CMC Markets, la Bourse de Londres s'apprête à perdre autour de 7% et Francfort 6%. Le courtier ETX Capital estime également que la Bourse de Londres va ouvrir en baisse de 7%.

De même, le courtier IG anticipe les mêmes chutes, avec une baisse de 7% pour le CAC 40.

"Un jour triste pour l'Europe et la Grande-Bretagne"

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier a estimé vendredi que le résultat du référendum en Grande-Bretagne marquait "un jour triste pour l'Europe et la Grande-Bretagne", sur son compte Twitter.

"Les nouvelles de ce matin en provenance de Grande-Bretagne sont une vraie désillusion. Il s'agit d'un jour triste pour l'Europe et la Grande-Bretagne", a écrit le ministre dans un tweet en anglais.

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Marine Le Pen veut un "référendum en France et dans les pays de l'UE"

La chef de file de l'extrême droite française Marine Le Pen a réclamé vendredi un référendum sur la sortie de l'Union européenne "en France et dans les pays de l'UE", après le vote des Britanniques favorable au Brexit.

"Victoire de la liberté ! Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l'UE", a écrit la présidente du Front national (FN) sur son compte Twitter.

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Magnette: un "affaiblissement géopolitique majeur pour l'UE"

"Le Brexit est un recul historique pour le Royaume-Uni et un affaiblissement géopolitique majeur pour l'Union européenne", a estimé vendredi matin le ministre-président wallon, Paul Magnette (PS), sur son compte Twitter.

"Il faut maintenant négocier une autre relation entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. La Belgique doit prendre une grande initiative diplomatique de relance", a-t-il ajouté. "La Wallonie plaide pour une refondation de l'UE autour de l'efficacité énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique", a encore déclaré M. Magnette.

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"L'Europe doit désormais s'interroger et se concentrer sur ses missions clés"

La sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne va affaiblir les relations commerciales, créer de l'insécurité et réduire le poids de l'UE sur la scène internationale, estime vendredi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). "Nous devons profiter de l'occasion pour nous interroger sur le projet européen", le Brexit constituant un signal d'alarme pour ses dirigeants, ajoute Pieter Timmermans, son administrateur délégué.

La FEB continue cependant à attacher beaucoup d'importance à la poursuite du processus d'intégration européenne, qui a déjà eu de nombreux effets positifs pour une petite économie ouverte comme la Belgique. Selon l'organisation, il faut rapidement organiser une séparation correcte en vue de minimaliser l'insécurité pour tous les acteurs concernés (travailleurs, fonctionnaires, entreprises, ...) et négocier une nouvelle relation durable avec les Britanniques. "L'Union européenne doit par ailleurs se focaliser sur ses missions clés et sur les défis où elle peut vraiment faire la différence. Je pense à la compétitivité, à la crise de l'asile, aux coûts énergétiques, à la sécurité d'approvisionnement en énergie et à l'infrastructure", énumère Pieter Timmermans. "Afin d'obtenir l'aval de la population, l'Europe devra mener une meilleure communication sur ses avantages dans la vie quotidienne des citoyens."

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Le Brexit va "perturber fortement" les marchés à court terme

Les marchés financiers et l'économie seront fortement perturbés à court-terme par la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, a prévenu vendredi l'IIF, l'association bancaire internationale, en demandant aux politiciens de clarifier la situation rapidement. "La portée exacte de l'impact économique et sur les marchés financiers du Brexit ne sera pas claire avant un moment, mais il est certain qu'il sera très perturbateur à court terme et qu'il pèsera sur la croissance économique et l'emploi à plus long-terme, particulièrement au Royaume-Uni", a affirmé Tim Adams, PDG de l'IIF.

L'or bondit à son plus haut niveau depuis mars 2014

L'or a bondi vendredi alors que les médias britanniques prédisaient la victoire des partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, grimpant à son plus haut niveau en plus de deux ans, prisée pour son statut de valeur refuge.

Vers 03H50 GMT, le cours de l'once de métal jaune est monté à 1.359,08 dollars, son niveau le plus fort depuis le 19 mars 2014, un bond d'environ 8% par rapport au début des échanges asiatiques, avant de s'installer autour de 1.330 dollars. "L'or s'envole alors que les investisseurs se ruent vers la sécurité relative" que représente le métal jaune à leurs yeux, a commenté Joe Rundle, courtier chez ETX Capital.

Pays-Bas: Geert Wilders réclame un référendum sur l'UE

Le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders a réclamé vendredi un référendum sur une éventuelle sortie des Pays-Bas de l'Union européenne (UE), après le vote des Britanniques favorable au Brexit selon les projections des médias. "Les Néerlandais ont le droit à un référendum aussi. Le Parti pour la liberté demande ainsi un référendum sur un Nexit, une sortie néerlandaise de l'UE", a-t-il déclaré dans un communiqué.

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Les Britanniques ont voté la sortie de l'UE

Les Britanniques ont voté pour sortir de l'Union européenne lors du référendum organisé jeudi, selon les chiffres officiels publiés vendredi. En début de matinée, 52% des électeurs avaient voté pour quitter l'UE, et le nombre de bulletins dépouillés était suffisant pour que le résultat soit irréversible.

"Un échec pour une opportunité"

"Les Britanniques ont finalement dit non à l'Europe. C'est bien sûr un échec mais cela peut devenir une opportunité", a estimé vendredi matin l'eurodéputé belge Marc Tarabella (PS/S&D).

"Un échec parce que le projet européen tel qu'il est ne convainc plus les foules, un échec aussi pour David Cameron qui, pour se faire réélire, a ouvert une boîte de Pandore qu'il n'a jamais réussi à refermer. Mais c'est aussi une opportunité: celle de recommencer l'ouvrage sur de bonnes bases en réformant profondément les règles de fonctionnement et les institutions européennes, avec les États membres vraiment motivés par le projet, et en évitant de proposer une Europe à la carte: une Europe qui fonctionne et qui réponde de manière plus efficace aux attentes des citoyens. Cela passera par une profonde remise en question", a ajouté M. Tarabella.

Ce dernier estime désormais que les Britanniques devront payer le "prix de cette sortie", et qu'il est hors de question de "leur offrir des conditions trop avantageuses et autre statut hautement préférentiel sans quoi l'effet domino sera inévitable, chaque Etat pouvant être tenté par un chantage pour assouvir ses propres caprices".

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Ecosse et Irlande du Nord ont voté contre le Brexit

L'Ecosse et l'Irlande du Nord ont majoritairement voté contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, ce qui pourrait avoir des conséquences internes au pays.

Toutes les circonscriptions d'Ecosse ont voté pour le maintien dans l'Union européenne. Le résultat était plus nuancé en Irlande du Nord mais restait majoritairement favorable au "Remain".

Appel à un référendum sur une Irlande unifiée

Le Sinn Fein, ex-vitrine politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), a appelé vendredi matin à un référendum sur une Irlande unifiée après le vote des Britanniques favorable au Brexit selon les projections des médias.

Le parti républicain a souligné que le référendum sur l'UE avait des "conséquences énormes sur la nature de l'Etat britannique" sachant que l'Ecosse et l'Irlande du Nord ont voté pour un maintien au sein de l'Union européenne.

Neuf choses que l'UE compte faire si la victoire du Brexit est confirmée

Si la victoire du Brexit au référendum britannique est confirmée, l'UE devrait plonger vendredi matin dans une intense séquence de rendez-vous pour fixer un nouveau cap aux Européens et préparer leur vie sans le Royaume-Uni.

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"L'Ecosse voit son avenir au sein de l'UE"

La Première ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon, a prévenu vendredi que l'Ecosse voyait "son avenir au sein de l'Union européenne", après le vote des Britanniques favorable au Brexit selon les projections des médias britanniques. "Alors qu'on attend encore le résultat final, le vote ici (en Ecosse) montre clairement que les Ecossais voient leur avenir au sein de l'UE", a déclaré la dirigeante du parti national écossais SNP.

Capture d'écran The Guardian
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Baisse considérable de l'euro

L'euro a nettement reculé face au dollar. A l'annonce de la projection d'une victoire des partisans du départ du Royaume-Uni de l'Union européenne lors du référendum organisé la veille, la monnaie unique a plongé davantage encore. L'euro valait 1,1014 dollar à 05h35. A la fermeture des bourses européennes jeudi, le cours était encore de 1,1373 dollar.

David Cameron dans une position inconfortable

Bien que 84 députés eurosceptiques l'ait appelé à rester en poste quel que soit le résultat du référendum, le Premier ministre David Cameron sera dans une position inconfortable en cas de Brexit. Nigel Farage a déjà réclamé sa démission au plus vite.

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La livre sterling chute au plus bas face au dollar depuis 1985

La livre britannique, qui s'était envolée au-dessus de 1,50 dollar à la fermeture des bureaux de vote britanniques, est tombée au plus bas depuis 1985 vendredi dans les échanges asiatiques, selon les annales de l'agence financière Bloomberg, sur des craintes de Brexit.

Vers 05H15 (heure belge), la monnaie britannique a dévissé à 1,3466 dollar, alors que le vote pour une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne était en tête.

Nigel Farage revendique la victoire de l'"Independence Day" britannique

Le dirigeant du parti indépendantiste britannique Nigel Farage a revendiqué la victoire du camp du "Leave" au référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE vendredi vers 05h00. Il a parlé d'un "Jour de l'indépendance" britannique. Un peu moins de cent circonscriptions doivent encore rendre publics leurs résultats.

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Les projections de la BBC donnent le "Leave" vainqueur

Le camp des partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le "Leave", est donné vainqueur du référendum organisé jeudi sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE par les projections de la BBC et d'ITV, ont annoncé ces médias vers 05h30.

A 05h45, le "Leave" comptait plus de 800.000 voix d'avance sur le camp du "Remain". Le leader des indépendantistes du Ukip, Nigel Farage, avait auparavant revendiqué la victoire.

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Vers une sortie de l'UE ?

Le camp favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ("Leave") se détachait plus nettement, vers 04h45 (heure belge), alors que plus de la moitié des circonscriptions électorales ont rendu publics les résultats du référendum pour ou contre le maintien du pays dans l'UE.

Vers 04h45, le "Leave" comptait entre 450.000 et 500.000 voix d'avance sur le camp du "Remain", alors que 210 circonscriptions électorales sur 382 avaient publié leurs résultats. Le "Leave" engrangeait ainsi 51,3% des votes, contre 48,7% pour le "Remain".