L'arraisonnement du Stena Impero "était une mesure légale" nécessaire pour "assurer la sécurité régionale", a déclaré M. Rabii lors d'une conférence de presse à Téhéran.

"A tous les pays qui appellent l'Iran a relâcher ce pétrolier, nous demandons qu'ils disent la même chose à la Grande-Bretagne", a ajouté M. Rabii, en faisant référence au pétrolier iranien Grace I arraisonné par les autorités britanniques de Gibraltar le 4 juillet.

"Comparer ces deux saisies est injuste", a encore dit M. Rabii, laissant entendre que les Britanniques "ne devraient pas s'attendre" à ce que l'Iran courbe l'échine quand ils "arrêtent [un bateau iranien] et font preuve d'hostilité".

Soupçonnés de "non-respect du code maritime international", le Stena Impero et ses 23 membres d'équipage sont retenus au large du port de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution iraniens, armée idéologique de la République islamique, ont saisi le navire dans le détroit d'Ormuz quelques heures après la décision de la Cour suprême de Gibraltar de prolonger de 30 jours la détention du Grace I.

Ce dernier est soupçonné par les Britanniques de vouloir livrer du brut à la Syrie - ce que Téhéran nie - en violation des sanctions européennes contre Damas.

Samedi, le ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Hunt, avait estimé que le cas du Grace 1 et du Stena Impero étaient très différents. Selon lui, "le Grace I a été (saisi) légalement dans les eaux de Gibraltar", tandis que "le Stena Impero a été saisi dans les eaux omanaises en violation flagrante du droit international".