Un séisme politique. La formule n'est pas galvaudée pour décrire l'impact de la victoire à l'élection présidentielle américaine de Donald Trump, parti de rien si ce n'est de sa fortune, à peine soutenu par le Parti républicain, capable de bousculer l'establishment républicain et démocrate et de faire barrage à la machine d'Hillary Clinton pour s'ouvrir les portes de la Maison-Blanche.

Ce succès qui déjoue tous les sondages des derniers jours de la campagne s'explique par l'extrême mobilisation de l'électorat masculin blanc souvent laissé-pour-compte de la globalisation, la moindre participation qu'attendue de la communauté hispanique (qui explique notamment la perte par Hillary Clinton de l'Etat-clé de Floride), la désaffection des électeurs afro-américains et aussi le faible enthousiasme des partisans du Démocrate Bernie Sanders à se rallier à la candidate officielle du parti.

Malgré ses outrances, malgré le flou de son programme, malgré son inexpérience en politique, Donald Trump a réussi son pari de battre la favorite absolue. Son succès n'est pas une victoire à la Pyrrhus. C'est une lame de fond qui a emporté les Etats-Unis, les victoires ou la bonne résistance du milliardaire dans les swing-states en témoignent.

Ce mouvement anti-élites d'une population souvent négligée par les radars des médias s'inscrit dans cette tendance mondiale observée hier en Grande-Bretagne, à travers le vote référendaire en faveur du Brexit, ou en Hongrie, demain en France peut-être. Avec l'élection de Donald Trump, cependant, l'incertitude et l'inquiétude s'ajoutent à l'expression d'une colère. Incertitude car, dans de nombreux domaines, les intentions du nouveau président américain restent méconnues. La réaction négative des marchés boursiers mercredi matin y répond. Inquiétude parce que Donald Trump, dans l'embryon de programme qu'il a dévoilé, a promis des bouleversements fondamentaux : abrogation de la réforme du système des soins de santé, l'Obamacare, dénonciation de traités commerciaux internationaux, renoncement aux engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique, construction d'un mur de séparation avec le Mexique, rapprochement stratégique avec l'autocrate Vladimir Poutine. Et parce qu'il a aussi revendiqué en quelque sorte un droit à l'impulsivité en politique étrangère.

Certes les intentions de campagne électorale se heurtent parfois aux nécessités de la realpolitik et le pire n'est pas toujours certain. Mais l'accession de Donald Trump à la Maison-Blanche annonce incontestablement une Amérique plus protectionniste, plus intolérante, plus frileuse, plus divisée aussi. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour la planète.

Un séisme politique. La formule n'est pas galvaudée pour décrire l'impact de la victoire à l'élection présidentielle américaine de Donald Trump, parti de rien si ce n'est de sa fortune, à peine soutenu par le Parti républicain, capable de bousculer l'establishment républicain et démocrate et de faire barrage à la machine d'Hillary Clinton pour s'ouvrir les portes de la Maison-Blanche.Ce succès qui déjoue tous les sondages des derniers jours de la campagne s'explique par l'extrême mobilisation de l'électorat masculin blanc souvent laissé-pour-compte de la globalisation, la moindre participation qu'attendue de la communauté hispanique (qui explique notamment la perte par Hillary Clinton de l'Etat-clé de Floride), la désaffection des électeurs afro-américains et aussi le faible enthousiasme des partisans du Démocrate Bernie Sanders à se rallier à la candidate officielle du parti.Malgré ses outrances, malgré le flou de son programme, malgré son inexpérience en politique, Donald Trump a réussi son pari de battre la favorite absolue. Son succès n'est pas une victoire à la Pyrrhus. C'est une lame de fond qui a emporté les Etats-Unis, les victoires ou la bonne résistance du milliardaire dans les swing-states en témoignent.Ce mouvement anti-élites d'une population souvent négligée par les radars des médias s'inscrit dans cette tendance mondiale observée hier en Grande-Bretagne, à travers le vote référendaire en faveur du Brexit, ou en Hongrie, demain en France peut-être. Avec l'élection de Donald Trump, cependant, l'incertitude et l'inquiétude s'ajoutent à l'expression d'une colère. Incertitude car, dans de nombreux domaines, les intentions du nouveau président américain restent méconnues. La réaction négative des marchés boursiers mercredi matin y répond. Inquiétude parce que Donald Trump, dans l'embryon de programme qu'il a dévoilé, a promis des bouleversements fondamentaux : abrogation de la réforme du système des soins de santé, l'Obamacare, dénonciation de traités commerciaux internationaux, renoncement aux engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique, construction d'un mur de séparation avec le Mexique, rapprochement stratégique avec l'autocrate Vladimir Poutine. Et parce qu'il a aussi revendiqué en quelque sorte un droit à l'impulsivité en politique étrangère.Certes les intentions de campagne électorale se heurtent parfois aux nécessités de la realpolitik et le pire n'est pas toujours certain. Mais l'accession de Donald Trump à la Maison-Blanche annonce incontestablement une Amérique plus protectionniste, plus intolérante, plus frileuse, plus divisée aussi. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour la planète.