Hommes et femmes en tenues colorées et plutôt légères par une température de 28 degrés ont défilé sur et autour des chars parcourant les boulevards au son de la musique dance ou des titres du concours de l'Eurovision qui s'est tenu à Tel-Aviv en mai.

La parade sous les drapeaux arc-en-ciel du mouvement devait s'achever par une fête au coucher du soleil sur les rives de la Méditerranée.

Les organisateurs disaient attendre près de 250.000 participants, dont de nombreux touristes venus exprès de l'étranger pour ce qui est devenu un rendez-vous annuel de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels), dans une ville louée comme une rare oasis de tolérance dans la région.

Israël est reconnu comme un pays avancé en matière de visibilité et d'égalité pour la communauté LGBT, jusqu'au sein d'institutions comme l'armée. Le mariage homosexuel, sans y être illégal, n'y est pas possible, faute d'institution habilitée à le prononcer. Mais il est reconnu quand il a été contracté à l'étranger.

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Les autorités israéliennes mettent volontiers en avant des évènements comme celui de Tel-Aviv pour promouvoir l'image d'un pays respectueux des différences, et favoriser le tourisme. La première Gay Pride de Tel-Aviv remonte à 1998.

En 2015 cependant, la Gay Pride de Jérusalem avait été endeuillée par la mort d'une adolescente, poignardée par un juif ultra-orthodoxe, c'est-à-dire observant rigoureux de la loi juive.

Le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu a nommé le 5 juin le premier ministre ouvertement gay de l'histoire du pays, Amir Ohana, à la tête du ministère de la Justice. M. Ohana a cependant été conspué lors de son apparition à la marche des fiertés de Jérusalem la semaine passée, montrent des vidéos postées sur internet.

La nomination de M. Ohana passe largement pour être motivée par sa fidélité politique à M. Netanyahu et son engagement en faveur d'un texte qui exonérerait de poursuites le Premier ministre, menacé d'inculpation pour corruption.