La campagne présidentielle de Donald Trump, élu à la tête des Etats-Unis le 8 novembre, est une "illustration frappante des politiques d'intolérance", a estimé l'association dans son rapport de 704 pages qui fait le bilan des droits de l'Homme dans 90 pays.

La victoire de M. Trump reflète un dangereux "engouement pour les hommes forts" qui s'est exprimé aussi en Russie, en Chine, au Venezuela et aux Philippines, "encouragés sur le chemin de la répression par la montée du populisme en Occident, et par la réponse inaudible des pays occidentaux".

Dans un contexte d'inégalités économiques croissantes, d'attaques terroristes régulières et d'une diversité raciale grandissante en Occident, les hommes politiques comme Donald Trump ont exploité "une source de mécontentement" qui a fait des réfugiés, des immigrés et des minorités un bouc émissaire, dont la "victime la plus fréquente" est la vérité.

M. Trump a "rompu avec les principes de base de dignité et d'égalité" dans ses attaques sans apporter de propositions "pratiques", estime HRW.

La menace sur les démocraties vient des gens de plus en plus nombreux qui considèrent que leurs droits ne les protègent pas mais protègent "ces 'autres' gens, pas eux-mêmes, et finissent par être considérés comme 'superflus' ".

"Nous oublions à notre dépend les démagogues d'hier - les fascistes, les communistes et ceux de leur acabit - qui affirmaient défendre les intérêts de la majorité mais qui ont fini par écraser l'individu", affirme HRW.

Trop peu de dirigeants occidentaux ont présenté une défense vigoureuse face aux populismes, estime HRW qui salue cependant le travail de la chancelière allemande Angela Merkel, du Premier ministre canadien Justin Trudeau et du président américain sortant Barack Obama.

Beaucoup d'autres dirigeants "ont caché leur tête dans le sable" voire ont surfé sur la vague populiste, à l'instar du président français François Hollande qui s'est "inspiré du Front national pour faire de la déchéance de la nationalité un point central de sa politique anti-terroriste".

"Confrontés à des défis majeurs en 2016 - notamment la migration et le Brexit - les gouvernements et les institutions de l'Union européenne se sont malheureusement éloignés des valeurs fondamentales inhérentes aux droits humains", souligne encore Human Rights Watch, qui estime qu'en 2017 il sera indispensable que l'UE replace les valeurs liées aux droits humains au coeur de ses réponses politiques.

Dans son rapport, l'organisation pointe également le fait que l'UE dans son ensemble n'a pas réussi à faire preuve de "leadership et de solidarité face à la plus importante crise de déplacement de populations qu'ait connue le monde depuis la Deuxième Guerre mondiale". "Les politiques de l'Union ont principalement mis l'accent sur la prévention des arrivées de réfugiés et sur l'externalisation vers d'autres régions de la responsabilité de gérer les demandeurs d'asile et les réfugiés", regrette-t-elle.

Par ailleurs, Human Rights Watch constate que l'adoption ou le renforcement de mesures et de propositions contestables, après les attaques perpétrées en Belgique, en France et en Allemagne, mettent en péril les droits humains, notamment en étendant les pouvoirs de police et de surveillance, en intensifiant la coopération en matière de renseignement et en privant de la double nationalité les personnes soupçonnées de terrorisme.

La campagne présidentielle de Donald Trump, élu à la tête des Etats-Unis le 8 novembre, est une "illustration frappante des politiques d'intolérance", a estimé l'association dans son rapport de 704 pages qui fait le bilan des droits de l'Homme dans 90 pays. La victoire de M. Trump reflète un dangereux "engouement pour les hommes forts" qui s'est exprimé aussi en Russie, en Chine, au Venezuela et aux Philippines, "encouragés sur le chemin de la répression par la montée du populisme en Occident, et par la réponse inaudible des pays occidentaux". Dans un contexte d'inégalités économiques croissantes, d'attaques terroristes régulières et d'une diversité raciale grandissante en Occident, les hommes politiques comme Donald Trump ont exploité "une source de mécontentement" qui a fait des réfugiés, des immigrés et des minorités un bouc émissaire, dont la "victime la plus fréquente" est la vérité. M. Trump a "rompu avec les principes de base de dignité et d'égalité" dans ses attaques sans apporter de propositions "pratiques", estime HRW. La menace sur les démocraties vient des gens de plus en plus nombreux qui considèrent que leurs droits ne les protègent pas mais protègent "ces 'autres' gens, pas eux-mêmes, et finissent par être considérés comme 'superflus' ". "Nous oublions à notre dépend les démagogues d'hier - les fascistes, les communistes et ceux de leur acabit - qui affirmaient défendre les intérêts de la majorité mais qui ont fini par écraser l'individu", affirme HRW. Trop peu de dirigeants occidentaux ont présenté une défense vigoureuse face aux populismes, estime HRW qui salue cependant le travail de la chancelière allemande Angela Merkel, du Premier ministre canadien Justin Trudeau et du président américain sortant Barack Obama. Beaucoup d'autres dirigeants "ont caché leur tête dans le sable" voire ont surfé sur la vague populiste, à l'instar du président français François Hollande qui s'est "inspiré du Front national pour faire de la déchéance de la nationalité un point central de sa politique anti-terroriste". "Confrontés à des défis majeurs en 2016 - notamment la migration et le Brexit - les gouvernements et les institutions de l'Union européenne se sont malheureusement éloignés des valeurs fondamentales inhérentes aux droits humains", souligne encore Human Rights Watch, qui estime qu'en 2017 il sera indispensable que l'UE replace les valeurs liées aux droits humains au coeur de ses réponses politiques. Dans son rapport, l'organisation pointe également le fait que l'UE dans son ensemble n'a pas réussi à faire preuve de "leadership et de solidarité face à la plus importante crise de déplacement de populations qu'ait connue le monde depuis la Deuxième Guerre mondiale". "Les politiques de l'Union ont principalement mis l'accent sur la prévention des arrivées de réfugiés et sur l'externalisation vers d'autres régions de la responsabilité de gérer les demandeurs d'asile et les réfugiés", regrette-t-elle. Par ailleurs, Human Rights Watch constate que l'adoption ou le renforcement de mesures et de propositions contestables, après les attaques perpétrées en Belgique, en France et en Allemagne, mettent en péril les droits humains, notamment en étendant les pouvoirs de police et de surveillance, en intensifiant la coopération en matière de renseignement et en privant de la double nationalité les personnes soupçonnées de terrorisme.