Un tribunal britannique a ordonné mercredi au ministère britannique de l'Intérieur de laisser trois adolescents et un jeune adulte syriens entrer au Royaume-Uni pour rejoindre des membres de leur famille qui s'y trouvent déjà, le temps que leur demande d'asile soit considérée. Ils vivaient dans un camp de migrants, baptisé la "Jungle" et proche de Calais, depuis deux mois.

Les quatre réfugiés sont arrivés jeudi soir à la gare londonienne de St Pancras, où ils ont été accueillis par des membres de leur famille ainsi qu'une centaine de manifestants brandissant des bannières "Refugees Welcome" et des ballons jaunes.

Selon le règlement européen appelé "Dublin 3", une demande d'asile doit être examinée par le premier pays européen dans lequel l'étranger est arrivé.

Mais le tribunal britannique a estimé qu'en raison des "défaillances bureaucratiques" françaises et qu'en vertu du droit des réfugiés à une vie de famille, les quatre Syriens devaient être immédiatement transférés au Royaume-Uni et leur demande d'asile étudiée dans ce pays.

Un des réfugiés, âgé de 17 ans, a dit toute sa gratitude, après des retrouvailles émouvantes avec son grand frère.

"Je suis très reconnaissant parce que je n'aurais jamais imaginé que je retrouverais mon frère", s'est réjoui l'adolescent, dont le nom ne peut être donné pour des raisons légales, voulant "remercier les avocats qui ont fourni tant d'efforts" pour que cela soit possible.

"Nous sommes ravis de ce jugement et nous attendons avec impatience de voir ces familles, si cruellement séparées par la guerre, réunies et en sécurité", a déclaré George Gabriel de l'ONG Citizens UK, qui leur a fourni une aide juridique.

"Ce jugement montre qu'il y a des voies légales et sûres permettant de réunir des familles", a-t-il ajouté, espérant que cette décision de justice ouvrirait la voie à d'autres.

"Il est certain que cela s'appliquera à d'autres, je dirais à tout mineur non accompagné dans ce camp ayant un membre de sa famille au Royaume-Uni", a estimé l'avocat des quatre Syriens, Michael Fordham.

De son côté, le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'il allait étudier le jugement avant de décider de faire appel ou non.

"Nous tenons au principe bien établi selon lequel ceux qui cherchent une protection doivent demander l'asile dans le premier pays qu'ils atteignent", a déclaré un porte-parole du ministère.

Un tribunal britannique a ordonné mercredi au ministère britannique de l'Intérieur de laisser trois adolescents et un jeune adulte syriens entrer au Royaume-Uni pour rejoindre des membres de leur famille qui s'y trouvent déjà, le temps que leur demande d'asile soit considérée. Ils vivaient dans un camp de migrants, baptisé la "Jungle" et proche de Calais, depuis deux mois. Les quatre réfugiés sont arrivés jeudi soir à la gare londonienne de St Pancras, où ils ont été accueillis par des membres de leur famille ainsi qu'une centaine de manifestants brandissant des bannières "Refugees Welcome" et des ballons jaunes. Selon le règlement européen appelé "Dublin 3", une demande d'asile doit être examinée par le premier pays européen dans lequel l'étranger est arrivé. Mais le tribunal britannique a estimé qu'en raison des "défaillances bureaucratiques" françaises et qu'en vertu du droit des réfugiés à une vie de famille, les quatre Syriens devaient être immédiatement transférés au Royaume-Uni et leur demande d'asile étudiée dans ce pays. Un des réfugiés, âgé de 17 ans, a dit toute sa gratitude, après des retrouvailles émouvantes avec son grand frère. "Je suis très reconnaissant parce que je n'aurais jamais imaginé que je retrouverais mon frère", s'est réjoui l'adolescent, dont le nom ne peut être donné pour des raisons légales, voulant "remercier les avocats qui ont fourni tant d'efforts" pour que cela soit possible. "Nous sommes ravis de ce jugement et nous attendons avec impatience de voir ces familles, si cruellement séparées par la guerre, réunies et en sécurité", a déclaré George Gabriel de l'ONG Citizens UK, qui leur a fourni une aide juridique."Ce jugement montre qu'il y a des voies légales et sûres permettant de réunir des familles", a-t-il ajouté, espérant que cette décision de justice ouvrirait la voie à d'autres. "Il est certain que cela s'appliquera à d'autres, je dirais à tout mineur non accompagné dans ce camp ayant un membre de sa famille au Royaume-Uni", a estimé l'avocat des quatre Syriens, Michael Fordham.De son côté, le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'il allait étudier le jugement avant de décider de faire appel ou non. "Nous tenons au principe bien établi selon lequel ceux qui cherchent une protection doivent demander l'asile dans le premier pays qu'ils atteignent", a déclaré un porte-parole du ministère.